Jurisprudence administrative

90 204 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

90 204

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA14Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600736

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande d'un candidat aux élections municipales qui contestait le refus partiel du maire de mettre à disposition des salles de mairies déléguées pour des réunions de campagne. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie et que la décision municipale, prise en application de l'article L. 2144-3 du code général des collectivités territoriales, ne constitue pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Le tribunal relève notamment que le maire a accordé l'accès à trois salles et que le refus pour les autres était motivé par des impératifs de service.

2 mars 2026
TA35Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2500507

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. B... visant la décharge de la taxe sur les engins maritimes. Cette décision est prise car l'administration a dégrevé l'intégralité des droits et pénalités contestés après l'introduction du recours, rendant la demande sans objet. Le tribunal fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer dans une telle situation.

2 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600720

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a suspendu l'exécution d'un arrêté préfectoral d'éloignement sans délai d'un ressortissant comorien né et ayant toujours vécu à Mayotte. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée et que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 511-2 du même code.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

2 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600744

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté d'éloignement. Il estime que la requérante, bien que mère d'un enfant français, ne justifie pas d'une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie familiale (article 8 de la CEDH). La condition d'urgence est reconnue, mais le fondement juridique de l'atteinte à une liberté fondamentale n'est pas établi.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

2 mars 2026
TA14Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502321

**Sujet principal** : Opposition à une contrainte pour le recouvrement d'indus de prestations sociales (prime d'activité, allocation logement, etc.). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Caen (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme étant manifestement irrecevable. Le juge estime qu'il ne lui appartient pas d'imposer ou de valider un échéancier de remboursement, cette demande relevant de l'administration. **Textes appliqués** : L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables, et sur le principe selon lequel le juge administratif ne peut se substituer à l'administration pour fixer les modalités d'un remboursement.

2 mars 2026
TA34Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601127

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, donne acte du désistement de la requérante suite au retrait par France Travail de la décision contestée de refus d'inscription comme demandeur d'emploi. La juridiction constate ainsi un non-lieu à statuer sur la demande de suspension. Elle rejette par ailleurs la demande d'allocation de frais irrépétibles formulée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : PASSET

2 mars 2026
TA35Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2505314

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la SARL Guéguen Couverture de son recours en annulation contre un marché public de travaux. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est éteinte.

2 mars 2026
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2504231

Sujet principal : Désistement d'une requête concernant le calcul d'une pension civile de retraite, notamment la prise en compte de la majoration pour enfants. Juridiction : Tribunal Administratif de Nantes (formation de référé). Solution retenue : Le tribunal donne acte du désistement pur et simple de la requérante, mettant fin à la procédure. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant au président du tribunal administratif de constater un désistement.

2 mars 2026
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511521

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête de la société 2RS-ETN comme manifestement irrecevable. Le litige portait sur le rejet de l'offre de la société dans le cadre d'un marché public de la commune de Marquette-les-Lille. La juridiction a constaté que la requête, qui se bornait à transmettre une correspondance, ne contenait pas l'exposé des faits, moyens et conclusions requis par l'article R. 411-1 du code de justice administrative, justifiant son rejet en application de l'article R. 222-1 du même code.

2 mars 2026
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601210

Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le litige, opposant le requérant à la société privée Stellantis concernant l'achat d'un véhicule, relève en effet du juge judiciaire. Le tribunal a fondé sa décision sur l'article R. 222-1 2° du code de justice administrative, qui permet le rejet des requêtes ne relevant pas de la compétence de la juridiction administrative.

2 mars 2026
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601415

Sujet principal : Demande d'injonction pour délivrance d'un titre de séjour conforme au statut de réfugiée. Juridiction : Tribunal Administratif de Lille (formation de référé). Solution retenue : Rejet de la requête, la condition d'urgence n'étant plus remplie depuis la délivrance d'un récépissé mentionnant la qualité de réfugiée. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles).

2 mars 2026
TA77Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2400557

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal concernait la contestation de l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul et d'un retrait de points. La juridiction a retenu que le recours contentieux était tardif, la décision litigieuse ayant été régulièrement notifiée le 13 août 2022, ce qui rendait irrecevable la demande d'annulation formée bien après l'expiration du délai de deux mois prévu par les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.

Avocat : SCP ABCG - ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

2 mars 2026
TA77Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2507668

**Sujet principal** : Demande d'indemnité par une AESH (Accompagnant des Élèves en Situation de Handicap) au titre du décret n° 2015-1087 relatif aux sujétions particulières en zone REP+. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (ordonnance du président de la 6ème chambre). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme irrecevable pour défaut de délai. Le recours, formé le 2 juin 2025, est tardif car le délai de deux mois pour contester la décision implicite de rejet née du silence de l'administration avait expiré le 2 mai 2024. **Textes appliqués** : Articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative (délais de recours) et article L. 112-2 du code des relations entre le public et l'administration (excluant l'application de certaines garanties procédurales aux agents publics).

2 mars 2026
TA86Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2502752

Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme C... visant à contester le rejet de sa demande de pension de réversion par la ministre des armées. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car, malgré une mise en demeure, la requérante n'a pas régularisé son dossier en produisant la décision attaquée et en justifiant d'une élection de domicile conforme. Cette décision de rejet est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 431-8 du code de justice administrative.

2 mars 2026
TA93Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2603256

Le Tribunal administratif de Montreuil rejette la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal est le caractère prématuré du recours contentieux contre le refus implicite de réinscription au RSA, car le recours administratif préalable obligatoire n'avait pas encore abouti à une décision implicite de rejet à la date de l'ordonnance. La juridiction applique les dispositions du code de justice administrative (articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 612-1) ainsi que celles de la loi de finances pour 2022 et du code de l'action sociale et des familles relatives à la procédure de recours amiable préalable.

Avocat : NAISSEH

2 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600728

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu les effets de l'arrêté du 25 février 2026 par lequel le préfet de Mayotte faisait obligation de quitter le territoire français sans délai à M. A..., ressortissant comorien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et que la mesure d'éloignement portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette atteinte résultait de sa résidence continue à Mayotte depuis 2005, de sa scolarisation et de son insertion familiale auprès de sa mère en situation régulière et de ses frères et sœurs.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

28 février 2026
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604034

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), rejette la demande d'injonction contre le ministre de l'intérieur. Le juge considère que l'urgence n'est pas caractérisée, car les autorités consulaires françaises ont déjà fourni aux autorités émiraties, avant l'audience, la confirmation de l'authenticité des visas délivrés aux requérants. Dès lors, il n'existe plus de risque de refoulement imminent vers l'Afghanistan justifiant une mesure d'injonction.

Avocat : BENVENISTE

28 février 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600735

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... visant à suspendre l'obligation de quitter le territoire français sans délai et l'interdiction de retour d'un an prononcées par le préfet de Mayotte le 26 février 2026. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, mais que la requérante ne justifiait pas d'une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), faute de preuves suffisantes de l'ancienneté de son séjour à Mayotte et de la réalité de ses attaches familiales. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais d'instance.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

28 février 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600727

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... A..., ressortissant comorien, qui contestait un arrêté préfectoral du 26 février 2026 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté que le requérant avait déjà été éloigné de Mayotte avant l'audience, rendant sans objet ses demandes principales de suspension et d'injonction. Il a également estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie pour les conclusions subsidiaires visant à organiser son retour, et que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ou à l'intérêt supérieur de ses enfants.

Avocat : KOURAVY MOUSSA-BE

28 février 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600723

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... visant à suspendre l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre par le préfet de Mayotte. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, mais a estimé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), faute pour le requérant de démontrer une insertion stable et durable à Mayotte. La solution retenue est donc le rejet de la demande de suspension.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

28 février 2026