Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2601415
lundi 2 mars 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2601415 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Résumé IA
Sujet principal : Demande d'injonction pour délivrance d'un titre de séjour conforme au statut de réfugiée.
Juridiction : Tribunal Administratif de Lille (formation de référé).
Solution retenue : Rejet de la requête, la condition d'urgence n'étant plus remplie depuis la délivrance d'un récépissé mentionnant la qualité de réfugiée.
Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles).
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 février 2026, Mme B... A... demande au juge des référés statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour conforme à son statut de réfugiée.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence est remplie, dès lors que la qualité de réfugiée lui a été reconnue en date du 30 juillet 2024 et que c’est par une erreur administrative qu’une demande de titre de séjour « vie privée et familiale » a été déposée en lieu et place d’une demande de titre de séjour en qualité de « bénéficiaire d’une ordonnance de protection » ; son récépissé actuel ne mentionne pas sa qualité de réfugiée, ce qui lui cause un préjudice important dans l’accès à ses droits ;
- sa demande ne se heurte à aucune contestation sérieuse.
Par un mémoire en défense enregistré le 17 février 2026, le préfet du Nord conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- l’urgence n’est pas constituée, dès lors que Mme A... a effectué une première demande de titre sur le mauvais fondement et, s’agissant d’une première demande, l’urgence ne se présume pas ;
- la requête est dépourvue d’objet du fait de l’instruction de sa demande et de la convocation au guichet de la préfecture le 19 février 2026 à 14h00 de Mme A... afin de régulariser sa demande et de lui délivrer un récépissé.
Le préfet du Nord a produit une pièce, enregistrée le 19 février 2026, attestant de l’octroi à Mme A... d’un récépissé de carte de séjour valable du 19 février 2026 au 18 août 2026.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Legrand, vice-présidente, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer en matière de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A..., ressortissant syrienne née le 15 août 2022 à Dhar Al-Arab (Syrie), a été reconnue en qualité de réfugiée par une décision de l’Office français de protection des réfugiées et apatrides en date du 30 juillet 2024. Elle a sollicité un premier titre de séjour « vie privée et familiale » en lieu et place d’un titre de séjour « étranger bénéficiaire d’une ordonnance de protection ». Par la présente requête, Mme A... demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’ordonner au préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour conforme à son statut de réfugiée.
2. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. ». Saisi sur le fondement de ces dispositions d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l’urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l’administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.
3. Il résulte de l’instruction que, postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet du Nord a délivré à la requérante un récépissé de demande de carte de séjour temporaire valable du 19 février 2026 au 18 août 2026 qui mentionne sa qualité de réfugiée et l’autorise à travailler. Mme A... ne soutient pas que ce document ne lui aurait pas été remis. Dès lors, la condition d’urgence ne peut être regardée comme remplie à la date de la présente ordonnance. Une des conditions posées par l’article L.521-3 du code de justice administrative n’étant pas satisfaite, la requête de Mme A... doit être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet du Nord.
Fait à Lille, le 2 mars 2026.
La juge des référés,
Signé,
I. Legrand
La République mande et ordonne ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Par une requête, enregistrée le 10 février 2026, Mme B... A... demande au juge des référés statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour conforme à son statut de réfugiée.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence est remplie, dès lors que la qualité de réfugiée lui a été reconnue en date du 30 juillet 2024 et que c’est par une erreur administrative qu’une demande de titre de séjour « vie privée et familiale » a été déposée en lieu et place d’une demande de titre de séjour en qualité de « bénéficiaire d’une ordonnance de protection » ; son récépissé actuel ne mentionne pas sa qualité de réfugiée, ce qui lui cause un préjudice important dans l’accès à ses droits ;
- sa demande ne se heurte à aucune contestation sérieuse.
Par un mémoire en défense enregistré le 17 février 2026, le préfet du Nord conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- l’urgence n’est pas constituée, dès lors que Mme A... a effectué une première demande de titre sur le mauvais fondement et, s’agissant d’une première demande, l’urgence ne se présume pas ;
- la requête est dépourvue d’objet du fait de l’instruction de sa demande et de la convocation au guichet de la préfecture le 19 février 2026 à 14h00 de Mme A... afin de régulariser sa demande et de lui délivrer un récépissé.
Le préfet du Nord a produit une pièce, enregistrée le 19 février 2026, attestant de l’octroi à Mme A... d’un récépissé de carte de séjour valable du 19 février 2026 au 18 août 2026.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Legrand, vice-présidente, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer en matière de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A..., ressortissant syrienne née le 15 août 2022 à Dhar Al-Arab (Syrie), a été reconnue en qualité de réfugiée par une décision de l’Office français de protection des réfugiées et apatrides en date du 30 juillet 2024. Elle a sollicité un premier titre de séjour « vie privée et familiale » en lieu et place d’un titre de séjour « étranger bénéficiaire d’une ordonnance de protection ». Par la présente requête, Mme A... demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’ordonner au préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour conforme à son statut de réfugiée.
2. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. ». Saisi sur le fondement de ces dispositions d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l’urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l’administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.
3. Il résulte de l’instruction que, postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet du Nord a délivré à la requérante un récépissé de demande de carte de séjour temporaire valable du 19 février 2026 au 18 août 2026 qui mentionne sa qualité de réfugiée et l’autorise à travailler. Mme A... ne soutient pas que ce document ne lui aurait pas été remis. Dès lors, la condition d’urgence ne peut être regardée comme remplie à la date de la présente ordonnance. Une des conditions posées par l’article L.521-3 du code de justice administrative n’étant pas satisfaite, la requête de Mme A... doit être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet du Nord.
Fait à Lille, le 2 mars 2026.
La juge des référés,
Signé,
I. Legrand
La République mande et ordonne ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
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