Jurisprudence administrative

187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

187 182

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602781

Le Tribunal Administratif de Lille rejette une protestation électorale déposée par une électrice concernant le premier tour des élections municipales à Boiry-Notre-Dame. La juridiction estime que la requête est irrecevable car elle ne demande pas l'annulation de l'élection ni la proclamation d'un candidat, et que le premier tour n'a de toute façon pas permis d'élire de candidat, la privant ainsi d'objet. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 248 du code électoral.

18 mars 2026
TA63Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601002

Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'élection d'un conseiller municipal. Le juge estime que la procédure de référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) n'est pas applicable, car le contentieux électoral relève d'une voie de droit spécifique et urgente prévue par le code électoral (articles R. 119 à R. 121). L'irrégularité invoquée, une éventuelle incompatibilité de fonction, ne présente pas le caractère de gravité extrême qui permettrait de déroger à cette règle.

18 mars 2026
TA64Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2503435

Le Tribunal administratif de Pau rejette la requête de M. B... contestant la hausse de sa taxe d'habitation sur une résidence secondaire pour 2024. La juridiction estime que le requérant ne formule aucun moyen opérant contre les causes légales de l'augmentation, à savoir la revalorisation de la valeur locative et la hausse du taux votée par l'intercommunalité. L'ordonnance de rejet est fondée sur l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, applicable aux requêtes ne comportant pas de moyens utiles.

18 mars 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601596

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a statué sur une demande de référé-suspension visant le refus d'exonération des droits d'inscription universitaire. Le juge a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. En revanche, il a rejeté la demande de suspension, estimant qu'aucun des moyens soulevés ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, sans examiner les conditions d'urgence et de recevabilité.

Avocat : GAUDRON

18 mars 2026
TA67Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601681

Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant avait attaqué la décision de France Travail appliquant la dégressivité de l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) et soulevé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC). La juridiction a constaté que la requête, introduite sans l'acte attaqué, n'avait pas été régularisée malgré une mise en demeure, ce qui constitue une irrecevabilité manifeste au sens des articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administratif. La QPC soulevée n'a pas fait obstacle à ce rejet, conformément à l'article R. 771-8 du même code.

18 mars 2026
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2512372

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge a estimé utile cette mesure pour déterminer le lien entre l'aggravation de l'état de santé du requérant et la prise encharge hospitalière initiale, rejetant ainsi les arguments du centre hospitalier qui contestait ce lien. La décision précise la mission de l'expert mais laisse à la présidente du tribunal le soin de statuer ultérieurement sur la charge des frais de l'expertise.

Avocat : SELARL VITAL-DURAND ET ASSOCIES

18 mars 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2310614

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de la ville de Marseille, qui réclamait à l'État une indemnité de plus de 41 millions d'euros pour perte de recettes de taxe foncière. La ville soutenait que ce préjudice était dû à l'absence de publication des mutations de propriété suite au transfert de biens de l'État au Grand port maritime de Marseille par la loi du 4 juillet 2008. Le tribunal a jugé que ce transfert gratuit et sans formalité de publicité, prévu par la loi, ne constituait pas une faute de l'État engageant sa responsabilité. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi portuaire de 2008 et du code général des impôts.

Avocat : RIGHI

18 mars 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406198

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la SARL Commerciale Vaneau, qui contestait des rappels de TVA sur des ventes d'alcool à des ambassades. La juridiction a jugé que les dispositions de l'article 151 de la directive 2006/112/CE, bien qu'invocables car non transposées dans les délais, n'étaient pas applicables en l'espèce, la société ne justifiant pas que ses opérations entraient dans le cadre des relations diplomatiques et consulaires visées par la directive. Le tribunal a ainsi confirmé la régularité des impositions contestées.

Avocat : MADEC

18 mars 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2410273

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande de l'association ADPI visant à obtenir une réduction de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés. Le tribunal estime que l'association n'apporte pas la preuve que l'avance en compte courant de 800 000 euros reçue de sa filiale ne constitue pas un revenu distribué imposable, au sens de l'article 111 du code général des impôts. Par conséquent, la requête est intégralement rejetée, y compris la demande de condamnation de l'État aux dépens.

Avocat : CABINET BAULAC ET ASSOCIES (SCP)

18 mars 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2410602

La société Taiba contestait devant le Tribunal Administratif de Paris la régularité de la procédure de rectification fiscale et le bien-fondé des impositions (TVA, impôt sur les sociétés, amendes) pour les années 2016 à 2018. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que l'administration avait satisfait à ses obligations procédurales de réponse aux observations et d'information sur les documents tiers, et que la créance n'était pas prescrite. La décision s'appuie sur les articles L. 57 et L. 76 B du livre des procédures fiscales et l'article 1759 du code général des impôts.

Avocat : ADDA

18 mars 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2411023

**Sujet principal** : La société Biribin conteste devant le Tribunal Administratif de Paris la régularité d'une procédure de vérification de comptabilité et le bien-fondé des redressements fiscaux (TVA et impôt sur les sociétés) qui en ont découlé pour la période 2016-2018. **Juridiction et solution** : Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en plein contentieux, rejette la requête de la société. Il estime que la procédure de vérification était régulière et que les moyens soulevés par la société pour obtenir la décharge des impositions supplémentaires ne sont pas fondés. **Textes appliqués** : Le tribunal applique principalement les articles L. 47 et L. 57 du Livre des Procédures Fiscales concernant les mentions obligatoires de l'avis de vérification et les conditions de motivation d'une proposition de rectification.

Avocat : MICHELOT

18 mars 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419966

Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur deux requêtes de la société Watch Next Media concernant le refus de remboursement partiel de crédits d'impôt pour dépenses de production audiovisuelle au titre des exercices 2021 et 2022. Le tribunal a rejeté les demandes de la société, considérant que les subventions litigieuses, notamment celles versées par Pictanovo et le CNC, devaient être déduites de l'assiette du crédit d'impôt conformément aux articles 220 sexies III et V du code général des impôts. Il a également jugé inopposables à l'administration les interprétations invoquées par la société issues du bulletin officiel des finances publiques.

Avocat : CABINET INTERVISTA (SELARL)

18 mars 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2421472

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de M. C... A... visant à obtenir la décharge d'impositions supplémentaires et la condamnation de l'État pour procédure abusive. Le tribunal a jugé que la procédure de rectification était régulière et que les revenus litigieux, issus d'une activité indépendante, étaient imposables en France, conformément au code général des impôts et à la convention fiscale franco-luxembourgeoise. Il a également considéré que la demande de dégrèvement partiel était devenue sans objet suite à une décision administrative antérieure.

18 mars 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2422648

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. D... L... qui contestait son imposition en France pour les années 2015 à 2018 et demandait la décharge des cotisations et pénalités. Le tribunal a jugé que le contribuable avait son domicile fiscal en France durant cette période, le centre de ses intérêts économiques et de son activité professionnelle s'y trouvant, et a rejeté ses arguments sur la violation de sa vie privée ainsi que sur la qualification des revenus et avantages litigieux. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives au domicile fiscal et à l'imposition des revenus.

Avocat : CABINET STEPHENSON HARWOOD

18 mars 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426820

**Sujet principal** : Recours contre une imposition rectificative de l'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux, assortie d'une majoration pour manquement délibéré. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la proposition de rectification était suffisamment motivée (article L. 57 du Livre des Procédures Fiscales) et que la majoration de 40% pour manquement délibéré (article 1729 du Code Général des Impôts) était justifiée, l'administration ayant établi que les charges de la société, distribuées à la requérante, n'étaient pas déductibles.

Avocat : CABINET CVS CORNET VINCENT SEGUREL

18 mars 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427953

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de Mme B... visant à réduire son imposition sur le revenu au titre de 2020 concernant une indemnité transactionnelle de licenciement. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale avait correctement qualifié cette indemnité de rémunération imposable dans la catégorie des traitements et salaires, conformément à l'article 80 duodecies du code général des impôts. Il a estimé, au vu de l'instruction, que la rupture ne pouvait être assimilée à un licenciement sans cause réelle et sérieuse ouvrant droit à l'exonération prévue par l'article L. 1235-3 du code du travail.

Avocat : BANCHEREAU

18 mars 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607905

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus implicite de prise en charge d'hébergement. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'urgence de sa situation, malgré son absence de logement, en raison d'un manque de précisions suffisantes sur ses démarches et sa situation actuelle. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles relatifs au droit à l'hébergement d'urgence.

Avocat : TOMAS

18 mars 2026
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2206396

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de décharge d'imposition supplémentaire présentée par M. et Mme C... au titre des années 2017 à 2019. Le juge a estimé que la procédure de rectification contradictoire, engagée sur le fondement de l'article L. 55 du Livre des Procédures Fiscales, était régulière et que les rehaussements de revenus fonciers étaient justifiés. Les moyens soulevés, notamment concernant la motivation des actes et le respect des droits de la défense, ont été écartés.

Avocat : DBA AVOCATS

18 mars 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2300921

**Sujet principal** : Recours d'une société contre des rappels de taxe sur les salaires et de taxe sur les véhicules, contestant la régularité de la procédure de contrôle fiscal. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de la société. Il estime que l'administration n'avait pas l'obligation d'informer spécifiquement le contribuable de la procédure de régularisation prévue à l'article L. 62 du Livre des Procédures Fiscales (LPF) pendant le contrôle, et que l'avis de vérification délivré était suffisant. **Textes appliqués** : L'article L. 62 du LPF, qui organise une procédure de régularisation spontanée permettant une réduction des intérêts de retard, mais dont le bénéfice n'est pas un droit que l'administration doit rappeler. Le défaut d'information sur cette possibilité n'affecte pas la régularité de la procédure d'imposition contradictoire engagée.

Avocat : DE TILLY

18 mars 2026• 3ème chambre
TA76Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601517

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision de la Caisse des Dépôts et Consignations qui avait bloqué les paiements et déréférencé la SARL Asphalte 76 de la plateforme "Mon compte Formation". Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la société requérante n'apporte pas la preuve que cette mesure porte une atteinte grave et immédiate à sa situation financière. La décision est rendue en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés contre la légalité de la décision attaquée.

Avocat : DA & MC SOCIETE D'AVOCATS

18 mars 2026