Jurisprudence administrative

90 204 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

90 204

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505374

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci demandait le sursis au paiement d’une somme due à la commune de Toulouse pour des travaux de copropriété et sollicitait des injonctions à l’encontre de la commune. Le juge a rappelé qu’il ne peut accorder des délais de paiement ni adresser des injonctions à l’administration en dehors des cas prévus par le code de justice administrative. Faute de conclusions dirigées contre une décision administrative, la requête a été rejetée sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.

Avocat : GOUTAL ALIBERT & ASSOCIES AVOCATS

27 février 2026
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604017

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-liberté, rejette la demande de M. B... A... visant à faire cesser des agissements qu'il qualifie de harcèlement moral. Le juge estime que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour prononcer une mesure de sauvegarde d'une liberté fondamentale, n'est pas caractérisée en l'espèce. Bien que le droit de ne pas subir de harcèlement moral, issu de l'article 6 quinquiès de la loi du 13 juillet 1983, soit reconnu comme une liberté fondamentale, le requérant ne justifie pas d'une situation nécessitant une intervention dans le délai très bref de 48 heures.

27 février 2026
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604018

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), rejette la demande de suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que les circonstances invoquées (notification sans interprète, insertion professionnelle, procédure pénale future) ne caractérisent pas l'urgence spécifique au référé-liberté, qui nécessite une intervention dans un délai de 48 heures. Il rappelle que le contentieux spécifique des OQTF (prévu par le code de l'entrée et du séjour des étrangers) offre des garanties équivalentes et est exclusif de la procédure de droit commun, sauf en cas de circonstances nouvelles postérieures à une décision définitive sur le fond.

Avocat : MEDJBER

27 février 2026
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602042

Le Tribunal Administratif de Lille rejette la demande d’injonction de délivrance d’une autorisation provisoire de séjour formée sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge estime que le requérant, dont la carte de résident a été retirée pour menace à l’ordre public, ne démontre pas l’urgence de sa situation, condition nécessaire pour obtenir une mesure de référé. La décision s’appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur l’article L. 432-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : HOUINDO

27 février 2026
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602059

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la requête d'un candidat aux concours de l'enseignement qui sollicitait des mesures d'urgence concernant les aménagements pour handicap. Le juge estime que la demande, présentée sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, est irrecevable en raison de son caractère confus et du défaut de démonstration de l'urgence requise. La décision est prise en application de l'article L. 522-3 du même code, qui permet le rejet d'une demande ne présentant pas un caractère d'urgence ou manifestement mal fondée.

27 février 2026
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602072

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'une mesure d'éloignement vers le Maroc. Le juge estime que le requérant ne démontre pas que la décision préfectorale porte une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté fondamentale d'aller et venir ou à son droit à un procès équitable. La décision est prise en application des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : DEBBAGH BOUTARBOUCH

27 février 2026
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600072

Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de Mme B... visant à contester le refus d'une carte mobilité inclusion mention "stationnement". La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit la décision du recours administratif préalable obligatoire, pourtant exigée par l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. L'ordonnance est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, la requête n'ayant pas été régularisée dans le délai imparti.

27 février 2026
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601962

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision rejetant une demande d'autorisation d'exercice dans les activités privées de sécurité. Le requérant n'a pas démontré l'urgence, en ne justifiant pas que le refus portait une atteinte grave et immédiate à sa situation. L'ordonnance est rendue en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

27 février 2026
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602004

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision plaçant un proviseur en autorisation spéciale d'absence. Le juge estime que le requérant ne démontre pas que cette mesure administrative porte à sa situation une atteinte suffisamment grave et immédiate pour caractériser l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée sans examen du sérieux des moyens au fond.

Avocat : BODART

27 février 2026
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602006

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande d'un ressortissant mexicain visant à enjoindre au préfet du Nord d'examiner sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la demande n'était pas recevable, car le silence gardé par l'administration pendant plus de quatre mois sur une demande de titre de séjour constitue, en vertu des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une décision implicite de rejet. Dès lors, le requérant disposait d'une voie de droit contentieuse ordinaire pour contester cette décision implicite, ce qui exclut le recours à la procédure d'urgence du référé.

Avocat : GOZLAN

27 février 2026
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602022

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a ordonné au préfet du Nord de procurer un hébergement d'urgence à une famille avec trois enfants mineurs, dont un nourrisson. La juridiction a estimé que l'absence de prise en charge, malgré des demandes répétées et une situation de détresse (incluant des problèmes de santé), constituait une carence caractérisée de l'État portant une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Les textes appliqués sont principalement les articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles, qui garantissent l'accès à l'hébergement d'urgence.

Avocat : GIRSCH

27 février 2026
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602029

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande du syndicat CGT visant à enjoindre au directeur de l'hôpital de convoquer la formation spécialisée en matière de santé, sécurité et conditions de travail (F3SCT). Le juge estime que la demande, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'est pas justifiée par une urgence suffisante au regard des circonstances exposées. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 52 du décret n° 2021-1570 du 3 décembre 2021, qui encadrent la procédure en cas de signalement d'un danger grave et imminent.

27 février 2026
TA106Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600204

Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l’attribution d’un logement ou d’un hébergement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la décision de la commission de médiation ni d’un justificatif d’impossibilité, et la demande de régularisation adressée à la requérante est restée sans réponse. La solution retenue est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.

27 février 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600719

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant comorien, qui contestait un arrêté préfectoral lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le requérant invoquait une atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), en raison de sa résidence à Mayotte depuis l'âge de 13 ans et de ses attaches scolaires et familiales. Le juge a estimé que ces allégations, non étayées par des pièces et imprécises quant à la nature des attaches invoquées, ne démontraient pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : AHAMADA

27 février 2026
TA101Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501851

Rejet d'une requête pour irrecevabilité manifeste. Le Tribunal Administratif de La Réunion a constaté que Mme B... n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision attaquée de la commission de recours amiable de la CAF. En application des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.

27 février 2026
TA14Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600350

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B... d’une demande visant à faire cesser le blocage de son compte sur l’administration numérique des étrangers en France (ANEF) afin de renouveler sa carte de résident. Le préfet du Calvados ayant pris une décision favorable sur cette demande et mis le titre en fabrication, le juge a constaté que les conclusions aux fins d’injonction étaient devenues sans objet. En conséquence, l’ordonnance prononce un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejette la demande de frais de justice.

Avocat : WAHAB

27 février 2026
TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601592

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme D... pour contester le refus de la sous-préfète de Saint-Girons d'enregistrer sa candidature sur une liste pour les élections municipales du Fossat, au motif de son inéligibilité fonctionnelle. Le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a jugé que le refus de délivrance du récépissé de candidature ne pouvait être contesté que par la voie d'un recours contre les opérations électorales elles-mêmes, et non par une action directe en annulation de cette décision préalable. Cette solution s'appuie sur les articles L. 255-4 et L. 265 du code électoral, qui réservent au juge de l'élection le contentieux de l'éligibilité.

27 février 2026
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602096

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’une requête en plein contentieux visant à contester le refus de la préfète de la Savoie de lui délivrer un récépissé de dépôt de liste pour les élections municipales de Val Cenis. Par un mémoire, le requérant a déclaré se désister de son recours. Faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucun texte du code électoral n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée sur ce désistement.

27 février 2026
TA54Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600620

Le Tribunal Administratif de Nancy statue sur un recours contre le refus d'enregistrement d'une liste aux élections municipales. Il constate qu'un récépissé définitif a été délivré en cours d'instance, rendant la demande d'annulation sans objet. Le tribunal rejette donc les conclusions principales mais condamne l'État à verser 1 000 euros à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : TADIC

27 février 2026
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602016

Le Tribunal Administratif de Lille rejette la demande de suspension en référé d'un refus de dispense de l'épreuve pratique du permis de conduire. Le juge estime que le requérant ne démontre pas que ce refus porte une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle et professionnelle pour caractériser l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande est donc rejetée sans examen du sérieux du moyen de légalité.

27 février 2026