Jurisprudence administrative

384 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

384 075

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605135

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, rejette les demandes de suspension de deux arrêtés ministériels prononçant la suspension temporaire de fonctions d'un professeur d'architecture. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'une urgence suffisante justifiant la suspension de ces mesures, notamment au regard de la rémunération maintenue et de l'absence de préjudice irréparable immédiat. La décision est rendue sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : ARFI

30 mars 2026
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605184

Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de titre de séjour. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, la requérante ne démontrant pas de conséquences suffisamment graves et immédiates sur sa situation. La demande est examinée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : BATAILLE

30 mars 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605287

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant gabonais visant à enjoindre au préfet d'examiner sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un document provisoire. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet est née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du CESEDA, et que l'injonction sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision. La requête est donc jugée irrecevable et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

30 mars 2026
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605299

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'un ressortissant tunisien visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un duplicata de sa carte de résident. Le juge a estimé que le requérant, bien que confronté à des difficultés pour renouveler ses certificats professionnels (CACES) et justifier de son séjour, n'avait pas caractérisé l'urgence extrême requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La requête a donc été jugée irrecevable au titre de cette procédure d'urgence.

Avocat : ABDOULAYE YOUNSA

30 mars 2026
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605302

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., qui sollicitait initialement une injonction d'hébergement d'urgence pour elle-même et son enfant. Par conséquent, il n'y a plus lieu de statuer sur le fond de sa demande, qui était fondée sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une atteinte à une liberté fondamentale. La procédure est close sans examen des mesures sollicitées contre le conseil départemental et le préfet.

Avocat : GREBAUT

30 mars 2026
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605303

Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande d'hébergement d'urgence d'une famille dont la demande d'asile a été définitivement rejetée. Le juge des référés estime que la requérante, qui invoque la vulnérabilité de ses trois jeunes enfants et ses problèmes de santé, ne démontre pas de circonstances exceptionnelles, au sens de l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles, justifiant une prise en charge malgré son obligation de quitter le territoire français. La solution retenue est le rejet de la demande d'injonction au préfet, l'ordonnance considérant que l'administration n'a pas commis de carence constitutive d'une atteinte grave et illégale à une liberté fondamentale.

Avocat : SOPENA

30 mars 2026
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605304

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté, rejette la demande de remise en liberté d'un étranger placé en rétention administrative. Le juge estime que la contestation d'une décision de placement en rétention relève de la compétence exclusive du juge judiciaire (juge des libertés et de la détention), conformément à l'article L. 741-10 du CESEDA. Par conséquent, la juridiction administrative se déclare incompétente pour connaître de cette requête, appliquant les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.

30 mars 2026
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605326

**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé-liberté pour obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ou d'un titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : La requête est rejetée. Le juge estime que le rejet implicite de la demande de titre de séjour par l'administration (au terme du délai de 4 mois) n'est pas manifestement illégal, et que la situation de la requérante ne caractérise pas l'urgence requise pour une mesure de sauvegarde d'une liberté fondamentale. **Textes appliqués** : Articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative (référé-liberté et procédure de rejet), ainsi que les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (rejet implicite des demandes de titre).

30 mars 2026
TA13Ordonnance

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605341

**Sujet principal** : Demande de suspension en urgence d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la requête comme irrecevable. Il estime que la procédure de recours spéciale prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers (CESEDA) contre une OQTF est exclusive et offre des garanties équivalentes au référé-liberté, interdisant ainsi le recours à cette dernière voie. **Textes appliqués** : Articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative (CJA), ainsi que les articles L. 614-1, L. 911-1 du CESEDA et L. 722-7 du CJA, qui organisent la procédure spéciale de contestation des OQTF.

30 mars 2026
TA14Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601117

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'une mère visant à enjoindre à la rectrice de l'académie de Normandie de mettre en place un enseignement à domicile (APADHE) pour sa fille. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'était pas caractérisée, malgré une interruption de scolarité de deux mois, considérant que la situation ne présentait pas le caractère de gravité nécessaire. La requérante a toutefois été admise au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.

Avocat : LÉCORCHÉ

30 mars 2026
TA14Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601171

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'article 7 d'un arrêté préfectoral fixant une taille minimale de capture de la truite à 30 cm. Le juge estime que les moyens soulevés contre la légalité de la mesure sont manifestement mal fondés et que le requérant ne démontre pas l'urgence requise, la mesure ayant pour objet la préservation des ressources piscicoles. La décision est rendue en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

30 mars 2026
TA20Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600633

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler un arrêté préfectoral de liquidation d'une astreinte pour constructions irrégulières. Le tribunal a estimé que la requête ne relevait **manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative**, car l'astreinte trouvait son fondement dans une décision antérieure du juge judiciaire. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes pour incompétence manifeste.

30 mars 2026
TA25Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600291

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant par ordonnance, a déclaré incompétent pour connaître des conclusions de la requérante concernant le rejet de la carte mobilité inclusion (CMI) mention "invalidité" ou "priorité" et la fixation de son taux d'incapacité, relevant de la compétence du juge judiciaire (articles L. 241-3 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles). Il a en conséquence ordonné la transmission de cette partie du dossier au tribunal judiciaire de Lons-le-Saunier. Concernant la demande relative à la CMI mention "stationnement", le tribunal a relevé une irrecevabilité (absence de production de l'acte attaqué) et a rejeté ces conclusions.

30 mars 2026
TA30Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601479

Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a radié du greffe une requête (n° 2601479) formée par des contribuables contre leur imposition de 2016, car elle constituait un doublon d'une autre requête déposée le même jour (n° 2601480). L'instruction se poursuit sous le second numéro. La décision s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative.

Avocat : CABINET DELPEYROUX

30 mars 2026
TA30Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601488

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension du refus de délivrer un permis de visite. Le juge estime que la requérante ne démontre pas l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, notamment en ne justifiant pas que la visite en détention était le seul moyen de récupérer son véhicule. La demande est donc jugée irrecevable au titre de cette procédure d'urgence.

30 mars 2026
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602245

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'invalidation du permis de conduire pour solde de points nul. Le juge estime que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est pas établie, car la requérante n'a fourni aucune justification concrète du préjudice grave et immédiat allégué. En application de l'article L. 522-3 du même code, la requête est rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.

30 mars 2026
TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602363

Le Tribunal administratif de Toulouse rejette la protestation de Mme A. visant à annuler les élections municipales de Saillac. La requérante invoquait diverses irrégularités (copie de programme, affichage défectueux, réunion électorale tardive), mais le tribunal estime que ses griefs ne sont pas suffisamment étayés par des éléments factuels précis. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet par ordonnance des requêtes dont les moyens ne sont pas assortis des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé.

30 mars 2026
TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602372

Le Tribunal administratif de Toulouse rejette par ordonnance la protestation d'un électeur concernant la régularité de l'élection municipale de Biars-sur-Cère. Le requérant contestait une erreur sur le nom d'un candidat figurant sur les bulletins de vote. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable, car elle ne constitue pas une protestation électorale formelle demandant l'annulation et que le grief n'est pas étayé par des éléments suffisants. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 248 et R. 119 du code électoral.

30 mars 2026
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602437

Le Tribunal Administratif de Toulouse rejette la demande de suspension en référé de l'invalidation du permis de conduire pour solde de points nul. Le juge estime que le préjudice allégué (difficultés de déplacement professionnel et personnel) ne caractérise pas une urgence suffisamment grave et immédiate au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande est donc rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.

Avocat : GUYON

30 mars 2026
TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602634

Le Tribunal administratif de Toulouse rejette la requête de M. C... visant à contraindre le préfet à exécuter une décision de la commission de médiation le désignant comme prioritaire pour un logement. Le tribunal constate que le recours, introduit le 27 mars 2026, est irrecevable car il a été présenté après l'expiration du délai de quatre mois suivant le délai préfectoral de six mois pour une proposition de logement, qui courait jusqu'au 16 février 2026. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative, ainsi que les articles L. 441-2-3-1, R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-2 du code de justice administrative.

30 mars 2026