Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503534
Refus d'échange de permis de conduire iranien. Tribunal Administratif de Strasbourg. Rejet de la requête de M. D... pour tardiveté de sa demande, déposée après le délai d'un an suivant l'acquisition de sa résidence normale en France. Application de l'article R. 222-3 du code de la route et de l'arrêté du 12 janvier 2012.
Avocat : HAMM
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503535
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a rejeté la demande de M. B... tendant à l’annulation des retraits de points consécutifs à une infraction du 25 février 2021. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de l’absence de notification des retraits, cette notification ne conditionnant pas la légalité de la sanction mais seulement son opposabilité. Il a également estimé que l’administration apportait la preuve de la délivrance de l’information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, formalité substantielle, via l’envoi d’un avis de contravention à l’adresse du requérant. La solution retenue confirme la légalité des retraits de points opérés par le ministre de l’intérieur.
Avocat : SELARL SAMSON & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504203
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, était saisi par Mme B... d’une contestation d’une décision de la CAF du Bas-Rhin mettant à sa charge un indu de prime d’activité de 5 657,07 euros. Le tribunal a requalifié la requête comme portant sur le refus de remise gracieuse de cette dette. Il a jugé que les moyens soulevés par la requérante, tirés de vices de procédure ou de la méconnaissance des articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration et L. 842-1 du code de la sécurité sociale, étaient inopérants. En application de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, le juge a substitué son appréciation à celle de l’administration pour examiner la demande de remise gracieuse.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505326
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme A... d’un recours contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 6 000 euros mis à sa charge par la caisse d’allocations familiales du Bas-Rhin, ainsi que le refus de remise gracieuse de cette dette. Le juge unique a requalifié la requête comme portant uniquement sur le refus de remise gracieuse, faute de recours administratif préalable contre l’indu lui-même. Statuant au fond, le tribunal a rejeté la demande, estimant que la requérante ne justifiait pas de sa bonne foi, condition nécessaire pour obtenir une remise de dette en application de l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles. La décision s’appuie sur les articles L. 262-2, R. 262-6, R. 262-37 et L. 262-46 du même code.
Avocat : LAUMIN
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505555
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait une remise gracieuse totale de sa dette de prime d'activité de 2 581,35 euros. La CAF du Bas-Rhin lui avait déjà accordé une remise partielle, laissant à sa charge 645,34 euros. Le tribunal a estimé que, bien que la bonne foi de la requérante ne soit pas contestée, celle-ci n’a apporté aucun document prouvant sa situation de précarité, condition nécessaire pour obtenir une remise supplémentaire. La décision est fondée sur les articles L. 845-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505635
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, rejette la requête de M. A... qui demandait l’annulation de la décision de la Caisse d'allocations familiales de la Moselle lui accordant une remise gracieuse partielle de sa dette de prime d’activité, laissant à sa charge 1013,41 euros. Le juge, substituant son appréciation à celle de l’administration, constate que la bonne foi du requérant n’est pas contestée, mais que ce dernier n’apporte aucun élément prouvant sa situation de précarité. En application de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, la remise gracieuse supplémentaire est refusée. La requête est donc rejetée.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505715
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, a accordé une remise gracieuse supplémentaire à Mme A... sur sa dette de prime d'activité. La requérante contestait la décision de la Caisse d'allocations familiales de la Moselle qui avait laissé à sa charge 2 155,54 euros après une remise partielle. Le tribunal, constatant la bonne foi non contestée de Mme A... et sa situation financière précaire, a ordonné une remise supplémentaire de 1 255 euros. Cette décision se fonde sur les articles L. 845-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale, le juge substituant son appréciation à celle de l'administration.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505972
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, annule la décision du 24 avril 2025 par laquelle la Caisse d'allocations familiales du Haut-Rhin refusait la remise gracieuse d'une dette de prime d'activité de 1 266,96 euros due par Mme B. Le tribunal, substituant son appréciation à celle de l'administration, accorde une remise partielle de 800 euros sur cette dette. Il retient que la bonne foi de la requérante n'est pas contestée et que sa situation financière difficile justifie cette mesure. La décision se fonde sur les articles L. 845-3 du code de la sécurité sociale et R. 846-5 du même code, relatifs à la remise des créances de prime d'activité en cas de précarité.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505982
Refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité. Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, rejette la requête de Mme B... contre la décision de la CAF du Bas-Rhin. La bonne foi de la requérante n’est pas contestée, mais elle n’apporte aucun élément prouvant sa situation de précarité, condition nécessaire à l’octroi d’une remise gracieuse en application de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2506685
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, était saisi par M. A... d’une demande d’annulation des refus de la CAF de la Moselle de lui accorder une remise gracieuse sur ses dettes de prime d’activité (1923,33 €) et d’aide au logement (95 €). Le tribunal a annulé ces décisions et accordé une remise partielle, en application des articles L. 845-3 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est fondée sur la bonne foi non contestée du requérant et sa situation de précarité démontrée, justifiant une remise gracieuse de 168 € sur la prime d’activité et de 95 € sur l’aide au logement. Les conclusions reconventionnelles de la CAF ont été rejetées.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2506690
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, était saisi par Mme A... d’un recours contestant une décision de la Caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin du 3 juin 2025, qui lui avait accordé une remise gracieuse partielle de sa dette de prime d'activité, laissant à sa charge 383,69 euros. En cours d'instance, la CAF a informé le tribunal que la dette de Mme A... était soldée. Constatant que la requête était ainsi devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2506719
Refus de remise gracieuse totale d'un indu de prime d'activité. Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, rejette la requête de Mme C... qui contestait le refus partiel de remise de sa dette de 2 819,50 euros. La caisse lui avait déjà accordé une remise partielle, ramenant sa dette à 1 193,35 euros. Le tribunal estime que, malgré sa bonne foi non contestée, la requérante n'a pas apporté les justificatifs nécessaires pour démontrer sa situation de précarité justifiant une remise supplémentaire, en application des articles L. 845-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2506787
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, a examiné la demande de Mme B... tendant à obtenir la remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 049 euros. La requérante invoquait son impécuniosité pour justifier cette demande. Le tribunal a annulé la décision de refus de la caisse d’allocations familiales du Haut-Rhin du 16 juin 2025 et a accordé une remise partielle de 300 euros sur la dette. Cette solution a été retenue en application des articles L. 262-46 et suivants du code de l’action sociale et des familles, après avoir constaté la bonne foi de Mme B... et sa situation de précarité financière.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2506833
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'annulation du refus de la Caisse d'allocations familiales de la Moselle de lui accorder une remise gracieuse de sa dette de prime d'activité de 956,10 euros. Le juge a estimé que, bien que la bonne foi de la requérante ne soit pas contestée, elle ne démontrait pas une situation de précarité suffisante pour justifier une remise, conformément à l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. En conséquence, la demande de remise a été rejetée. Par ailleurs, les conclusions reconventionnelles de la caisse visant à obtenir le paiement de l'indu ont été déclarées irrecevables, car il lui appartient de recouvrer sa créance par ses propres prérogatives de puissance publique, notamment via la délivrance d'une contrainte.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2506841
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l’annulation des décisions de la CAF du Haut-Rhin lui accordant une remise gracieuse partielle de ses dettes de revenu de solidarité active (RSA) et d’aide au logement, tout en laissant à sa charge des sommes résiduelles. Saisi en plein contentieux, le juge unique a examiné si une remise supplémentaire était justifiée au regard de la situation de précarité et de la bonne foi de la requérante, conformément aux articles L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles et L. 553-2 du code de la sécurité sociale. Si la bonne foi de Mme A... n’était pas contestée, le tribunal a estimé qu’elle n’apportait aucun document probant démontrant sa précarité, condition nécessaire pour obtenir une remise gracieuse totale ou partielle. En conséquence, la demande de remise supplémentaire a été rejetée.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509510
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A... comme portée devant une juridiction incompétente. M. A... contestait le refus du centre de réadaptation de Mulhouse, une association de droit privé, de l’admettre à une formation ABC IA ou IAS. Le tribunal a jugé que ce refus ne procédait pas de l’exercice d’une prérogative de puissance publique, excluant ainsi la compétence de la juridiction administrative. Les conclusions indemnitaires et celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Avocat : SELARL DELANCHY PLANÇON AVOCATS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510955
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de M. C... contestant la suspension de son permis de conduire pour six mois, prononcée par le préfet de la Meuse suite à un excès de vitesse de 59 km/h au-dessus de la limite autorisée. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence, la signature ayant été régulièrement déléguée, et celui tiré du non-respect du délai de 72 heures prévu à l'article L. 224-2 du code de la route, ce délai n'étant pas prescrit à peine de nullité. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de la route, notamment l'article L. 224-2.
Avocat : BLANVILLAIN
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600867
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme A... concernant la délibération du 4 décembre 2025 par laquelle le conseil municipal de Folschviller a cédé un espace multi-accueil à la société CDC Habitat. La requérante invoquait une méconnaissance du principe d’interdiction des libéralités publiques et une erreur manifeste d’appréciation, mais le juge a estimé que ces moyens n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Sans se prononcer sur l’urgence ou la recevabilité, le tribunal a rejeté la requête et condamné Mme A... à verser 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
Avocat : SELÀRL SOLER-COUTEAUX ET ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2300784
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande de décharge de taxe foncière présentée par une propriétaire. Le sujet principal est le refus d'un dégrèvement pour vacance, la juridiction estimant que le logement n'était pas vacant au 1er janvier 2022 malgré une occupation litigieuse et un défaut de paiement des loyers. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur l'application des articles 1380, 1415 et 1389 du code général des impôts, qui conditionnent le dégrèvement à une vacance effective et indépendante de la volonté du contribuable.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2303015
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de décharge de la taxe d'habitation pour 2022 présentée par un propriétaire. Le requérant soutenait ne pas avoir la disposition du logement, occupé par ses parents via un contrat de prêt à usage. Le tribunal a considéré que les éléments produits, notamment concernant la date certaine du contrat et la résidence effective des parents, ne permettaient pas d'établir que le propriétaire était privé de la libre disposition du bien au 1er janvier 2022. La décision s'appuie sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts relatifs aux conditions d'assujettissement et à la date de fait générateur de la taxe.