Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406947
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de Mme B... visant à obtenir la décharge et une remise gracieuse de sa taxe d'habitation 2023. La juridiction constate d'abord que la demande est dépourvue d'objet, car elle vise un bien (31 avenue des Gobelins) qui n'est pas celui effectivement imposé (4 rue Neuve des Boulets). Elle rappelle ensuite, sur le fond, que la taxe d'habitation est due pour l'année entière dès lors que le redevable a la disposition du local au 1er janvier, en application des articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts. Enfin, elle souligne que le juge de l'impôt n'a pas le pouvoir d'accorder des remises gracieuses.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2407704
La société Monkey Quest contestait devant le **Tribunal Administratif de Paris** le retrait de son bénéfice à l'activité partielle et l'ordre de remboursement correspondant. Le tribunal a **annulé l'arrêté de retrait**, considérant que l'administration ne pouvait pas fonder son pouvoir de retrait sans délai sur le régime des subventions (article L. 242-2 du code des relations entre le public et l'administration), le dispositif de l'activité partielle (article L. 5122-4 du code du travail) n'en étant pas une. La décision a été jugée illégale car prise en dehors du délai de quatre mois prévu par l'article L. 242-1 du même code pour le retrait d'une décision créatrice de droits.
Avocat : CABINET CAPSTAN LMS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2408455
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de la SCI Unofi Avimmo, qui contestait la catégorisation fiscale de ses locaux loués pour du coworking. La juridiction a jugé que ces locaux, bien qu'aménagés avec des espaces communs, relevaient de la catégorie "BUR 2" (bureaux d'agencement récent) et non de la catégorie "BUR 3" (locaux à aménagements spécifiques) au sens de l'article 310 de l'annexe II du code général des impôts. En conséquence, la demande de réduction des taxes foncières pour 2022 et 2023 a été rejetée.
Avocat : SCHIANO-GENTILETTI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605053
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande d'une ancienne salariée visant à enjoindre l'AP-HP de lui communiquer ses documents de fin de contrat. Le juge a estimé que les conditions légales d'urgence et d'utilité, exigées par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'étaient pas remplies, notamment en raison d'un délai de 11 mois entre la fin du contrat et la requête, et de l'absence de démonstration de la nécessité immédiate des documents pour ouvrir de nouveaux droits.
Avocat : BETROM
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600477
La décision concerne une demande de remise gracieuse d'une dette de RSA. Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la demanderesse comme étant manifestement irrecevable. Le tribunal a retenu que la requérante n'avait pas préalablement exercé le recours administratif obligatoire auprès du président du conseil départemental, tel que prescrit par l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, justifiant ainsi le rejet en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2403202
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la société SECBA de sa requête, mettant ainsi fin à l'instance. La société avait initialement demandé l'annulation d'un titre exécutoire émis par le département de la Charente et la décharge d'une somme de 3 265,90 €. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président de la formation de jugement à constater un tel désistement.
Avocat : CABINET EQUITALIAVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2400064
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, rejette la demande de M. A... visant à obtenir un sursis de paiement et la décharge de suppléments d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2016 à 2018. Le tribunal estime que les moyens soulevés concernant d'éventuelles irrégularités dans la procédure de contrôle de la société dont il était président sont inopérants pour contester son imposition personnelle, les procédures étant distinctes. Il considère également que l'administration a rapporté la preuve de la régularité de la notification de la proposition de rectification, conformément aux exigences de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2400176
La SCI Whistler demande au Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise le remboursement d'un crédit de TVA, estimant que son activité de location saisonnière de chalets meublés est une prestation para-hôtelière imposable et ouvre droit à déduction. Le tribunal, se fondant sur l'article 261 D du code général des impôts et la directive européenne 2006/112/CE, rejette sa demande. Il considère que la société n'apporte pas la preuve que son activité, exonérée de TVA, remplit les conditions légales pour être requalifiée en prestation taxable concurrente d'un service hôtelier.
Avocat : CABINET COBLENCE AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2525061
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision de classement sans suite d'une demande de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, parent d'un enfant français, ne démontre pas l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, malgré l'allégation d'une situation précaire. La juridiction applique également les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux conditions de séjour.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2407296
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... A... qui contestait une dette réclamée par la caisse d'allocations familiales. La juridiction a jugé le recours manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit la décision attaquée, malgré une invitation à régulariser sa requête. Cette solution est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, qui exigent la communication de l'acte contesté pour la recevabilité d'un recours.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2407514
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... B... contestant une créance de la CAF de la Gironde. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas joint à sa demande la décision attaquée, malgré une invitation à régulariser, rendant son recours irrecevable. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, qui exigent la production de l'acte contesté pour la recevabilité d'un recours.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2407680
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... contestant un indu d'aide au retour à l'emploi réclamé par France Travail. La juridiction a jugé le recours manifestement irrecevable car il n'avait pas été précédé de la médiation préalable obligatoire, malgré une invitation à régulariser. L'ordonnance s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 5312-47 du code du travail, et transmet le dossier au médiateur régional de France Travail.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602084
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui contestait le refus de l'allocation aux adultes handicapés (AAH). Le tribunal se déclare incompétent, estimant que ce litige relève de la juridiction judiciaire spécialisée en matière de contentieux de la sécurité sociale. Cette solution s'appuie sur les articles L. 142-1 du code de la sécurité sociale et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, combinés à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600294
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler le refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». La juridiction a constaté que la requérante n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, comme l'exige l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administratif.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600303
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme D... visant à contester un indu de RSA. La juridiction a constaté que la requête, dépourvue de tout moyen juridique, n'avait pas été régularisée malgré une mise en demeure, la rendant ainsi manifestement irrecevable. Cette décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des recours.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600335
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand rejette la requête de Mme A... visant à annuler le refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». La juridiction constate que la requérante n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire exigé par l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, la requête est déclarée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601200
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer sans délai un récépissé à un ressortissant russe ayant déposé une demande complète de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que le refus de l'administration de remettre ce document, malgré des relances, créait une situation d'urgence en empêchant l'intéressé de se rendre à l'étranger pour sa formation professionnelle. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour l'urgence et l'article R. 431-12 du CESEDA qui consacre le droit au récépissé pour une demande complète.
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600425
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé précontractuel, a été saisi par la société Bruva securite pour contester la procédure de passation d'un marché public de la commune de Cayenne. Le juge a prononcé un non-lieu à statuer, considérant que la déclaration sans suite de la consultation par la commune avait privé le recours de son objet. La décision s'appuie sur l'article L. 551-1 du code de justice administrative, relatif aux manquements aux obligations de publicité et de mise en concurrence.
Avocat : FERNANDEZ-BEGAULT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600691
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'expertise médicale et d'une provision indemnitaire concernant la prise en charge hospitalière du requérant suite à une fracture ayant entraîné une infection et une amputation. Le juge a ordonné l'expertise, estimant qu'elle était utile au vu des préjudices allégués, en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. En revanche, il a rejeté la demande de provision de 5 000 euros, considérant que l'obligation de réparation de l'établissement hospitalier était sérieusement contestable au sens de l'article R. 541-1 du même code.
Avocat : SELARL CARLINI & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602878
**Sujet principal** : Demande en référé d'expertise médicale et de frais d'avocat dans le cadre d'une action en responsabilité médicale. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge ordonne l'expertise médicale demandée, estimant qu'elle est utile pour éclairer une future action en réparation, mais rejette la demande de frais d'avocat. **Textes appliqués** : L'expertise est ordonnée sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le rejet des frais d'avocat est motivé par l'article L. 761-1 du même code, l'établissement hospitalier défendeur n'étant ni une partie tenue aux dépens ni une partie perdante en l'état de la procédure.
Avocat : DER MATHEOSSIAN