Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2407211
**Sujet principal** : La société Cemag conteste une cotisation supplémentaire d'impôt sur les sociétés assortie d'une majoration pour manquement délibéré, suite à un contrôle fiscal sur pièces portant sur l'exercice 2016. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Paris (1re Section - 1re Chambre) statue en plein contentieux. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société Cemag. Il estime que la procédure de contrôle sur pièces était régulière et que l'administration a établi l'existence d'un manquement délibéré justifiant la rectification et la majoration de l'imposition. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur les dispositions du Livre des Procédures Fiscales (notamment les articles L. 10, L. 47 et L. 64) et du Code Général des Impôts (article 1729 concernant la majoration pour manquement délibéré).
Avocat : CABINET MENU, SEMERIA, BROC (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2408444
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la Société Foncière du Colisée concernant la décharge de la taxe sur les logements vacants pour 2023. La juridiction a jugé que la vacance du logement, liée à sa vente et à sa mauvaise performance énergétique (DPE G), ne constituait pas une cause indépendante de la volonté du contribuable au sens de l'article 232 du code général des impôts. Elle a également déclaré irrecevables les conclusions visant à annuler la saisie administrative et à obtenir le remboursement des frais bancaires, pour défaut de réclamation préalable et pour vice de procédure.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2409246
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... visant à réduire ses impositions supplémentaires pour les années 2018 à 2021. Le tribunal a jugé que la requérante n'apportait pas la preuve des versements effectifs des pensions alimentaires à sa mère, une condition nécessaire pour bénéficier de la déduction fiscale prévue par les articles 205 du code civil et 156 du code général des impôts. Concernant son option pour le régime réel d'imposition de ses revenus locatifs, le tribunal a estimé que cette demande, présentée hors délai, n'était pas recevable.
Avocat : CABINET SULTAN AVOCATS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2410106
La société Dashlane conteste devant le Tribunal Administratif de Paris la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés, suite au rejet partiel de ses demandes de crédit d'impôt recherche (CIR) pour 2016 et 2017. Le tribunal, statuant en plein contentieux, rejette la requête, considérant que l'administration a correctement apprécié l'éligibilité des projets au regard des critères légaux, notamment ceux définis par l'article 244 quater B du code général des impôts et l'article 49 septies F de son annexe III. Il estime que l'administration a fondé sa décision sur une expertise technique solide et que la société n'apporte pas la preuve que l'ensemble de ses activités litigieuses relevaient bien de la recherche scientifique ou technique ouvrant droit au CIR.
Avocat : CABINET ONELAW (SCP)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2415635
La société MUTUELLE BLEUE contestait devant le Tribunal Administratif de Paris l'imposition de taxes foncières sur son immeuble, arguant de l'application erronée des dispositifs de planchonnement et de lissage après une fusion de surfaces. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que cette fusion constituait bien un changement de consistance de la propriété au sens des articles 1518 A quinquies et 1518 E du code général des impôts, ce qui rendait inapplicables les mécanismes de lissage et de planchonnement invoqués.
Avocat : CABINET TZA AVOCATS ASSOCIÉS (SCP)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2420572
La société Sienna AM France demandait au Tribunal Administratif de Paris le paiement d'intérêts moratoires pour retard dans le remboursement d'un crédit d'impôt recherche. Le tribunal a rejeté sa requête. Il a jugé que le délai de remboursement de six mois prévu par l'article R. 198-10 du livre des procédures fiscales ne courait pas à compter de la demande initiale de la société de gestion, mais seulement à partir du dépôt de la déclaration fiscale par l'entreprise bénéficiaire du crédit (Algoan), ce qui rendait le paiement intervenu dans les délais.
Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303278
Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par les ayants droit de M. H... G..., agent décédé, d’une demande d’annulation du rejet implicite de leur demande de saisine de la CNRACL pour le versement d’une pension de réversion. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir pour forclusion soulevée par le département, jugeant le recours recevable en l’absence de notification des voies et délais de recours. Sur le fond, le tribunal a appliqué les dispositions du code des pensions civiles et militaires de retraite et du décret n°2003-1306 du 26 décembre 2003. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a examiné la légalité de la décision implicite de rejet.
Avocat : KOURAVY MOUSSA-BE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2516294
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B..., agent du centre communal d'action sociale d'Aix-en-Provence. Cette mesure vise à évaluer l'ensemble des préjudices corporels et patrimoniaux résultant de sa maladie professionnelle (syndrome du canal carpien bilatéral) et d'un accident de service reconnus imputables. Le juge a considéré la demande utile car susceptible de se rattacher à un futur litige indemnitaire, et a désigné un expert avec une mission détaillée pour décrire l'état de santé, évaluer les préjudices et fournir des éléments sur leur évolution.
Avocat : FREICHET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601731
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... qui demandait d'enjoindre au consul de France à Annaba de lui délivrer un visa de retour. La solution retenue est un rejet pour incompétence territoriale, en application de l'article R. 522-8-1 du même code. Le tribunal rappelle que, selon l'article R. 312-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les litiges relatifs aux visas relèvent de la compétence exclusive du tribunal administratif de Nantes.
Avocat : BOUREGHDA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602304
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise préventive à la demande de la SA SOLEAM, sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative. Cette mesure vise à constater l'état des immeubles avoisinants avant l'exécution d'un permis de démolir à Aubagne, afin de prévenir d'éventuels dommages liés aux travaux. La mission de l'expert désigné inclut un état des lieux initial et pourra se poursuivre en cours de chantier pour identifier les causes et l'étendue des dommages qui surviendraient.
Avocat : SUZAN
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2503296
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme F..., aide-soignante contractuelle, afin d’évaluer son aptitude professionnelle et les séquelles de deux accidents de service survenus en 2018 et 2022. La requérante, licenciée pour inaptitude, souhaitait cette mesure avant d’engager une action indemnitaire. Le tribunal a considéré que les faits justifiaient cette expertise, rejetant les arguments du centre hospitalier sur son inutilité ou l’absence de perspective contentieuse. La décision est fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative.
Avocat : RENOUARD FABRICE
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504298
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. D..., qui impute un retard de diagnostic et une infection nosocomiale à sa prise en charge par le centre hospitalier de Mâcon en 2021. La mesure a été accordée sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, les parties ne s'y opposant pas. L'expert devra notamment déterminer si les soins prodigués étaient conformes aux données acquises de la science. La demande de frais de justice présentée par M. D... a été rejetée.
Avocat : DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600694
Le Tribunal Administratif de Dijon, saisi par la commune de Montsauche-les-Settons sur le fondement de l’article R. 556-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise d’un immeuble présentant un danger pour la sécurité. Cette décision s’inscrit dans le cadre de la procédure de mise en sécurité prévue aux articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation. Le juge a désigné un expert avec pour mission de constater les désordres, d’évaluer le danger et de proposer des mesures de nature à y remédier, dans un délai de vingt-quatre heures.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600746
Le Tribunal Administratif de Dijon, saisi en référé par la commune de Nolay sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise concernant un immeuble appartenant à la SCI Urstran, présentant un danger pour la sécurité. L'expert désigné devra, dans les vingt-quatre heures, décrire l'état du bâtiment, examiner les bâtiments mitoyens, proposer des mesures de nature à mettre fin au danger et se prononcer sur l'existence d'un danger imminent. Cette décision est fondée sur les articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600084
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante centrafricaine, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Doubs de statuer sur sa demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était plus remplie, le préfet ayant délivré à l'intéressée une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à séjourner et à travailler jusqu'au 1er mai 2026. Il a également relevé que la requérante ne pouvait solliciter des mesures faisant obstacle à l'exécution d'une éventuelle décision implicite de rejet.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504194
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. B..., infirmier hospitalier, d'une demande d'expertise judiciaire afin d'évaluer l'ensemble de ses préjudices résultant d'une maladie professionnelle et de sa rechute, reconnues imputables au service. Le juge des référés a rejeté cette demande, estimant que la mesure d'expertise sollicitée sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative était dépourvue d'utilité. Il a considéré que l'état de santé non consolidé du requérant ne permettait pas une appréciation utile de ses préjudices et que les nombreuses expertises déjà réalisées, combinées aux éléments médico-administratifs disponibles, permettaient à son conseil de procéder à une évaluation sans recourir à une nouvelle expertise. La solution retenue est le rejet de la requête.
Avocat : HIRTZLIN-PINÇON OLIVIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602871
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. A... d’une requête en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à obtenir une attestation de prolongation d’instruction durant l’examen de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant s’est désisté de sa requête par un mémoire enregistré le 23 février 2026. Le juge des référés a constaté que ce désistement était pur et simple et qu’il n’y avait pas d’obstacle à lui donner acte. Par ordonnance du 25 février 2026, il a été donné acté du désistement de M. A..., sans qu’il soit statué sur le fond du litige.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2503872
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme D... afin de déterminer les causes et conditions de sa prise en charge orthopédique pour une coxarthrose, notamment après une prothèse de hanche posée en 2012 au centre hospitalier de Nevers. La mesure, fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a été jugée utile et n’a rencontré l’opposition d’aucune partie, bien que le centre hospitalier de Nevers, les hospices civils de Lyon et l’ONIAM aient formulé des réserves sur leur responsabilité. La mission de l’expert a été complétée pour inclure l’analyse des soins prodigués par le docteur F..., mis en cause par le centre hospitalier. Les droits de la CPAM de la Côte-d’Or ont été réservés dans l’attente du rapport d’expertise.
Avocat : SCP CHAUMARD TOURAILLE
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601410
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. B... d’un recours en plein contentieux contre le refus du préfet d’Ille-et-Vilaine d’enregistrer sa candidature aux élections municipales de 2026. Le requérant contestait l’application de l’article L. 231 du code électoral, soutenant que sa profession ne le rendait pas inéligible. Le tribunal a annulé la décision préfectorale, jugeant que le préfet avait commis une erreur de droit en appréciant la validité de la candidature au regard de cet article. Il a enjoint au préfet de délivrer le récépissé d’enregistrement dans un délai de 24 heures, en application des articles L. 265 et L. 231 du code électoral.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2403671
Le Tribunal Administratif de Lille a statué sur le refus de renouvellement d'une carte mobilité inclusion (mention "stationnement") pour une personne invoquant une réduction d'autonomie due à des problèmes de santé. La juridiction a rejeté la requête de la demanderesse, estimant que les éléments médicaux produits ne démontraient pas une réduction importante et durable de la capacité de déplacement au sens des critères légaux. La décision s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles et sur l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les modalités d'appréciation de la perte d'autonomie.