Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2402520
Le **Tribunal Administratif de Nantes** a statué sur une demande de révision d'une pension civile de retraite pour invalidité. Le sujet principal était le calcul du montant de la rente viagère d'invalidité et son cumul avec la pension de retraite. La juridiction a **rejeté la requête** de la fonctionnaire, en jugeant que le plafond légal prévu par l'article L. 30 ter du code des pensions civiles et militaires de retraite s'appliquait. Elle a ainsi confirmé la légalité de la décision administrative qui avait procédé à une réduction proportionnelle des prestations pour respecter ce plafond.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2510621
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné une expertise judiciaire sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La décision fait suite à la demande de la communauté de communes du Pays Fléchois, qui constate d'importants désordres (infiltrations, problèmes d'étanchéité) affectant les menuiseries extérieures d'un pôle petite enfance, suite à des travaux de rénovation. Le juge a estimé que cette mesure d'instruction était utile pour constater les désordres, en déterminer l'origine et évaluer les préjudices, en vue d'éventuelles actions en responsabilité.
Avocat : SELARL DELAGE BEDON LAURIEN HAMON
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2511640
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi par la commune de Villeneuve-en-Retz d'une demande d'expertise concernant des dysfonctionnements d'équipements de cuisine installés par la société Biard ADMH. Le juge a rejeté la demande d'expertise, considérant qu'un rapport d'expertise contradictoire datant du 5 février 2025 établissait déjà l'origine des désordres, rendant une nouvelle mesure inutile. Il a également déclaré irrecevables les conclusions reconventionnelles de la société Biard ADMH visant au paiement du solde du marché, car elles relevaient du fond du litige et non de la compétence du juge des référés saisi sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS CADRAJURIS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2517482
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. A... visant à obtenir l'annulation du rejet implicite de sa demande de rente viagère d'invalidité par la société Orange. Le tribunal a jugé que la demande n'était pas fondée, considérant que l'intéressé, admis à la retraite de droit commun, ne remplissait pas les conditions légales pour bénéficier d'une pension d'invalidité. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code des pensions civiles et militaires de retraite.
Avocat : CHAYA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2411363
Le Tribunal administratif de Nantes donne acte du désistement pur et simple de la société SMA SA de sa requête en plein contentieux. La requête visait initialement à engager la responsabilité solidaire de plusieurs sociétés pour des désordres survenus lors de la réhabilitation d'une salle omnisport à La Baule. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président à constater un tel désistement.
Avocat : SELARL PARTHEMA AVOCATS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2517422
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a déclaré irrecevable la requête de Mme A... contestant un indu d'aide personnalisée au logement et d'allocation adulte handicapé. Concernant l'allocation adulte handicapé, le tribunal s'est déclaré incompétent et a transmis cette partie du litige au tribunal judiciaire de Nantes, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles. Concernant l'aide personnalisée au logement, la requête a été rejetée comme irrecevable car Mme A... n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu par l'article L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522658
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de Mme B... pour irrecevabilité manifeste. Le sujet principal est l'absence de production de la décision attaquée, malgré une mise en demeure de régularisation. La juridiction applique les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que le défaut n'a pas été couvert dans le délai imparti.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601407
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé précontractuel, donne acte du désistement pur et simple de la société requérante. Le juge s'est fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à statuer par ordonnance en cas de désistement, sans qu'une audience publique ne soit nécessaire. La procédure est donc close sans examen du fond de la requête initiale qui visait à annuler une consultation pour un accord-cadre de travaux.
Avocat : CABINET COUDRAY
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601798
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de suspension en référé présentée par Mme B... concernant le rejet implicite du renouvellement de sa carte de séjour « passeport-talent-chercheur », de son attestation de prolongation d'instruction et de sa demande de carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, notamment au regard de l'absence de mesure d'éloignement et de la possibilité de déposer une nouvelle demande complète. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension (article L. 521-1).
Avocat : ZAMBO MVENG
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602064
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la demande de suspension en référé d'un candidat déclaré inapte au recrutement comme gardien de la paix. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité des décisions administratives contestées, lesquelles s'appuient sur des avis médicaux successifs et réguliers. La condition d'urgence n'est par ailleurs pas caractérisée, l'intégration en école n'étant pas immédiate.
Avocat : POTIER
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602080
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de suspension en référé d'une décision implicite puis expresse de refus de regroupement familial. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré l'état de santé de la requérante, et que les moyens soulevés ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : MBOGNING
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500365
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a jugé un recours en plein contentieux relatif à une contravention de grande voirie pour occupation irrégulière du domaine public maritime. La juridiction a rejeté les moyens du requérant, M. G... C..., et a condamné ce dernier à une amende, aux frais de procès-verbal et à la remise en état des lieux. La décision s'appuie sur la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 régissant le domaine public en Polynésie française et sur les constatations matérielles d'empiètement, indépendantes de l'intention ou d'une éventuelle remise en état ultérieure.
Avocat : NEUFFER
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500418
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler le rejet de sa demande de dégrèvement de l'imposition forfaitaire des très petites entreprises. Le tribunal a jugé irrecevable son recours en annulation, estimant que la lettre de rejet du 26 juin 2025 ne constituait pas un acte détachable de la procédure d'imposition et n'était donc pas susceptible d'être attaqué par la voie de l'excès de pouvoir. La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif, sans qu'il ait été nécessaire d'examiner le fond de la demande au titre de l'exonération pour entreprise nouvelle.
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500429
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B... visant à faire annuler le rejet de sa demande d'indemnisation par le CIVEN et à obtenir des dommages et intérêts. Le tribunal a jugé que le CIVEN avait légalement établi, sur la base des mesures de surveillance disponibles, que la dose annuelle de rayonnements ionisants reçue par le requérant était inférieure au seuil de 1 mSv, renversant ainsi la présomption de causalité prévue par la loi. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, modifiée, relatives au régime d'indemnisation des victimes des essais nucléaires.
Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500456
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme B... C... visant à annuler la décision du CIVEN rejetant sa demande d'indemnisation au titre des essais nucléaires. Le tribunal a jugé que la méthodologie du CIVEN, fondée sur l'étude du CEA de 2014 et la délibération n°2020-1, était conforme au cadre légal. Il a rappelé que la présomption de causalité prévue par la loi du 5 janvier 2010 modifiée pouvait être renversée si la dose reçue était inférieure à 1 mSv, ce qui était le cas en l'espèce.
Avocat : MARCHAND
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500484
Sujet principal : Recours d'une enseignante contractuelle demandant la transformation de ses contrats à durée déterminée en contrat à durée indéterminée (CDI) et réparation de préjudices. Juridiction : Tribunal Administratif de la Polynésie française (1ère Chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête. Il considère que l'enseignante ne justifie pas d'une durée de services de six ans auprès de la même autorité publique (le vice-rectorat), condition posée par l'article L. 332-4 du code général de la fonction publique pour prétendre à un CDI, car une partie de ses services a été accomplie pour le ministère polynésien de l'éducation. Textes appliqués : Article L. 332-4 du code général de la fonction publique ; décret n° 2021-802 du 24 juin 2021 ; arrêté n° 5376-2023 VR du 19 juillet 2023.
Avocat : CURT
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601015
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français sans délai. Le juge reconnaît l'urgence de la situation mais estime que la requérante ne démontre pas que cette mesure porte une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale ou à l'intérêt supérieur de son enfant français. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601016
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français sans délai. Le juge estime que le requérant, un ressortissant congolais, ne démontre pas que cette mesure porte une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale, protégée par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, le juge considérant que les éléments produits n'établissent pas une communauté de vie stable ou une insertion socio-professionnelle suffisante en France.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601017
**Sujet principal** : Demande de suspension en urgence d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, fondée sur une atteinte à la vie privée et familiale. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Mayotte (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que, malgré l'urgence caractérisée par le risque d'éloignement imminent, le requérant ne démontre pas que l'OQTF porte une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale ou à l'intérêt supérieur de ses enfants. **Textes appliqués** : L'article L. 521-2 du code de justice administrative (référé-liberté), l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (vie privée et familiale) et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le juge relève notamment la condamnation pénale du requérant et l'absence de démonstration de l'absence d'attaches dans son pays d'origine.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601018
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai. Le juge reconnaît l'urgence due au risque d'éloignement imminent, mais estime que le requérant n'apporte aucun élément pour établir une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la CEDH. La décision est fondée sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CENTAURE AVOCATS