Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601019
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai. Le juge a reconnu l'urgence de la situation mais a estimé que le requérant, qui invoquait une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), n'apportait aucun élément probant pour caractériser une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête a donc été jugée manifestement mal fondée et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601020
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai. Le juge a reconnu l'urgence due à un éloignement imminent, mais a estimé que le requérant n'apportait aucun élément justifiant d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2507161
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a examiné la demande de provision de Mme B... pour les préjudices liés à l'accident de service de son époux, décédé. Le tribunal a jugé que l'obligation de réparation du centre hospitalier d'Allauch n'était pas sérieusement contestable dans son principe, l'accident ayant été reconnu imputable au service. Cependant, il a rejeté la demande de provision de 33 255 euros, estimant que la requérante n'apportait pas d'éléments suffisants pour justifier le montant réclamé au titre des souffrances endurées et du déficit fonctionnel temporaire. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 541-1 du code de justice administrative.
Avocat : FREICHET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603314
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre un titre de voyage à une bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que le retard dans la délivrance du titre portait une atteinte grave et urgente à sa liberté d'aller et venir, justifiant une injonction sous astreinte. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives au titre d'identité et de voyage.
Avocat : BALLU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603349
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête en référé-liberté d'un ressortissant algérien demandant une injonction au préfet pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, en situation irrégulière depuis 2017 et sollicitant un premier titre, ne justifiait pas de l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur la jurisprudence selon laquelle l'urgence n'est pas automatique pour une première demande et nécessite la démonstration de circonstances particulières, lesquelles n'étaient pas caractérisées en l'espèce.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603370
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'une demande d'injonction, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, pour contraindre le préfet à permettre le dépôt d'une demande de renouvellement de titre de séjour et à délivrer un récépissé. Le juge a rejeté la requête, estimant que le requérant, qui rencontrait des difficultés avec le téléservice ANEF, n'avait pas préalablement épuisé les voies d'accompagnement et de substitution prévues par les articles R. 431-2 du CESEDA et les arrêtés d'application de 2021 et 2023. La juridiction a ainsi considéré que l'urgence n'était pas caractérisée et qu'il n'appartenait pas au juge des référés de se substituer à l'administration dans l'application de ces procédures.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604455
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour une demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : La requête est rejetée. Le juge estime que la demande n'est pas recevable car elle fait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet déjà intervenue. **Textes appliqués** : L'article L. 522-3 du code de justice administrative (rejet pour demande manifestement mal fondée), et les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (décision implicite de rejet au terme d'un délai de quatre mois).
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604459
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant algérien demandant l'injonction au préfet de lui fixer un rendez-vous et de lui délivrer un récépissé pour sa demande de titre de séjour. Le juge a considéré que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande, déposée le 20 janvier 2025, avait fait naître une décision implicite de rejet le 20 mai 2025. La solution s'appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge estimant ne pouvoir faire obstacle à cette décision implicite.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2311310
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête principale. Le sujet concernait une demande d'injonction au préfet pour l'attribution d'un logement social, mais cette demande est devenue sans objet puisque le requérant a signé un bail adapté avant le jugement. La juridiction a appliqué les dispositions des articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande et a refusé d'allouer une somme à la charge de l'État.
Avocat : CASTEL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2401874
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. B... demandant l'attribution d'un logement adapté. La juridiction relève que le requérant a signé un bail pour un tel logement en octobre 2025, rendant sa demande sans objet. Cette décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603901
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi d'une demande de liquidation d'une astreinte et d'une nouvelle injonction contre le préfet des Bouches-du-Rhône pour défaut de délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a liquidé provisoire l'astreinte précédemment prononcée à hauteur de 1 050 euros et en a augmenté le taux journalier, mais a rejeté la demande d'une nouvelle injonction, la jugeant inutile. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 521-4 du code de justice administrative ainsi que sur l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : QUINSON
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500350
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la collectivité pour condamner un particulier pour contravention de grande voirie, en raison d'installations irrégulières sur le domaine public maritime (lignes d'élevage et poteaux). Le tribunal a retenu la responsabilité du prévenu pour occupation non autorisée, fondée sur la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004. Il a prononcé une amende et condamné le prévenu à l'enlèvement des installations et au paiement des frais de procès-verbal, tout en constatant l'exécution partielle des travaux de remise en état.
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500346
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la collectivité pour condamner un particulier pour contravention de grande voirie, en raison de l'occupation sans autorisation du domaine public maritime par des installations d'élevage de nacres. Le tribunal a retenu la responsabilité du contrevenant, le condamnant à une amende, au paiement des frais de procès-verbal et à la remise en état des lieux. La décision s'appuie principalement sur la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 régissant le domaine public en Polynésie française et sur les dispositions du code pénal relatives aux contraventions de la cinquième classe.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2401254
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi d'une demande en responsabilité pour défaut d'entretien de la voie publique suite à un accident de moto survenu le 6 décembre 2023. Le requérant, M. B..., assignait alternativement la commune de Vallauris et le département des Alpes-Maritimes, sollicitant une expertise médicale, une indemnité provisionnelle et la réparation de son préjudice. La juridiction a rejeté la requête, considérant que le requérant n'avait pas rapporté la preuve d'une faute dans l'entretien de la route départementale par la collectivité compétente, ni établi de manière certaine un lien de causalité entre l'état de la chaussée et son accident.
Avocat : CABINET JENNIFER LEBRUN
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2401212
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la SCI Villakulla, qui demandait l'annulation d'un titre de perception de 80 418 euros émis pour des indemnités d'occupation sans titre du domaine public maritime (années 2014-2015). Le tribunal a jugé que l'action en recouvrement n'était pas prescrite, car le délai de prescription quinquennale avait été interrompu par le précédent recours juridictionnel de la SCI et n'avait recommencé à courir qu'après l'arrêt de la cour d'appel en 2022. La décision s'appuie sur les articles L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques et 2224 du code civil.
Avocat : BERNION
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2401207
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande d'indemnisation de Mme A..., victime d'une chute sur un trottoir de la commune de Mouans-Sartoux. La juridiction a jugé que la requérante, en tant qu'usagère de la voie publique, ne pouvait pas invoquer le régime de responsabilité sans faute pour dommages de travaux publics prévu pour les tiers. Elle a également estimé que la commune avait apporté la preuve de l'entretien normal de l'ouvrage, l'irrégularité du dallage ne constituant pas un danger excédant les risques normaux. En conséquence, les conclusions indemnitaires et la demande d'expertise médicale ont été rejetées.
Avocat : PIERSON
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2306035
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande d'indemnisation de Mme B... suite à la résiliation de ses contrats d'amodiation de places de parking par la Régie Parcs d'Azur. Le tribunal a jugé que les clauses contractuelles (articles 8 des contrats) fixaient valablement le régime indemnitaire, et que la requérante ne justifiait pas d'un préjudice indemnisable distinct, notamment pour la perte de loyers futurs liée à une sous-location interdite. La décision s'appuie sur les principes du droit des contrats administratifs et le code général de la propriété des personnes publiques.
Avocat : SELARL SYMCHOWICZ-WEISSBERG & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2400224
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de propriétaires demandant réparation au département des Alpes-Maritimes suite à l'effondrement d'un mur de soutènement bordant une route départementale. La juridiction a jugé que les désordres étaient principalement imputables aux importants travaux de terrassement et de construction réalisés par les requérants sur leur terrain, et non à un défaut d'entretien de l'ouvrage public. En conséquence, la responsabilité du département n'a pas été retenue au titre du dommage de travaux publics.
Avocat : BENSA & TROIN AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2400912
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la requête d'un patient contestant des avis de sommes à payer pour des frais d'hospitalisation en chambre individuelle. Le patient invoquait une erreur de diagnostic à l'origine d'une hospitalisation prolongée, engageant la responsabilité du centre hospitalier. Le tribunal estime que le requérant n'apporte pas la preuve de cette faute ou d'un lien de causalité avec la durée de son séjour, fondant sa décision sur les principes généraux de la responsabilité administrative et les règles de preuve.
Avocat : SELARL CABINET DELMAS-CALVINI-MONDINI
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2401505
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudices corporels et matériels suite à une chute sur un trottoir public, imputée à un défaut d'entretien d'une grille d'évacuation d'eaux pluviales. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (5ème Chambre). **Solution retenue** : La requête est rejetée. Le tribunal estime que la saillie de la grille (moins de 2 cm) ne constitue pas un défaut d'entretien anormal de l'ouvrage public, mais une imperfection habituelle à laquelle les usagers doivent s'attendre, ce qui n'engage pas la responsabilité de la collectivité. **Textes appliqués** : Principes généraux de la responsabilité du fait des ouvrages publics (issus de la jurisprudence), permettant à la collectivité de s'exonérer en prouvant l'entretien normal de l'ouvrage.
Avocat : DEMES AVOCATS