Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2306593
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., infirmier cadre de santé, qui contestait sa révocation par le centre hospitalier Drôme Vivarais. Le requérant invoquait des vices de procédure (absence de communication des procès-verbaux d’enquête, défaut d’impartialité, méconnaissance du contradictoire) et contestait la matérialité des faits ainsi que la proportionnalité de la sanction. Le tribunal a jugé que M. B... avait pu consulter son dossier et n’avait pas demandé les procès-verbaux, écartant ainsi le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 65 de la loi du 22 avril 1905. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris indemnitaires, sans qu’il soit statué sur les autres moyens.
Avocat : RENOUARD
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2304092
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D..., un ancien sous-officier, qui demandait la révision de sa pension militaire d’invalidité pour prendre en compte cinq nouvelles infirmités (épaule gauche, chevilles et genoux). Le tribunal a jugé que les pathologies invoquées, notamment celles liées à l’épaule et à la cheville droite, n’étaient pas imputables au service au sens des articles L. 121-1 et L. 121-2 du code des pensions militaires d’invalidité, faute de preuve d’un lien direct avec un fait de service. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation de la décision de la commission de recours de l’invalidité du 14 septembre 2022, confirmant le refus de révision de la pension.
Avocat : Cabinet CDG - GOUTAIL AVOCAT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2306226
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. H..., médecin militaire retraité, contestant la suspension de sa pension pour les années 2017 à 2020 et le titre de perception de 138 855 euros émis pour récupérer les sommes indûment versées. La juridiction a jugé que le cumul de sa pension avec ses revenus de médecin-conseil à la sécurité sociale, activité exercée sous un contrat de droit privé, relevait des règles restrictives du code des pensions civiles et militaires de retraite. Le tribunal a estimé que les dérogations invoquées par le requérant, notamment celles liées à l’exercice en zone sous-dotée ou à la crise sanitaire, n’étaient pas applicables en l’espèce, et que la procédure de suspension et le titre de perception étaient réguliers.
Avocat : ARVIS & BOURGEOIS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2405476
Cette décision du Tribunal Administratif de Strasbourg concerne une demande indemnitaire de Mme A... contre le Groupe Hospitalier de la région Mulhouse et Sud Alsace (GHRMSA) pour des préjudices moral et financier liés à son congé de changement de spécialité. Le tribunal rejette l'ensemble des conclusions indemnitaires, estimant que la requérante ne pouvait se prévaloir des dispositions des articles R. 6152-49-9 et R. 6152-368-5 du code de la santé publique, n'étant ni praticien hospitalier ni contractuel à la date de son placement en congé. Il écarte également le moyen tiré d'une faute du GHRMSA concernant le retard de rémunération et d'établissement du contrat, jugeant que ce retard ne trouve pas son origine exclusive dans le comportement de l'établissement. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
Avocat : SELARL CARLINI & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509163
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête en référé-provision de M. Del Popolo, agent de l'administration pénitentiaire. Ce dernier demandait le remboursement d'une retenue sur salaire pour la complémentaire santé obligatoire et le versement de la participation employeur, ainsi que des dommages et intérêts. Le juge a estimé que l'obligation de l'État n'était pas sérieusement contestable, car l'administration avait mis en place un régime collectif obligatoire de protection sociale. En conséquence, toutes les demandes de provision et les conclusions accessoires ont été rejetées, sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2402497
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de M. et Mme A... visant à obtenir la décharge d'une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu et des pénalités au titre de 2019. Le litige portait sur la remise en cause par l'administration fiscale d'une réduction d'impôt (article 199 undecies C du CGI) dont ils avaient bénéficié pour un investissement en Outre-mer via une SCI. Le tribunal a jugé que la SCI n'ayant pas investi les fonds dans l'acquisition d'un logement dans le délai légal de dix-huit mois, les conditions du dispositif n'étaient pas respectées et la reprise de l'avantage fiscal était justifiée.
Avocat : DS AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2403716
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de décharge de la taxe sur les logements vacants formulée par la société Prestig'Immo pour l'année 2023. La juridiction a estimé que la société ne démontrait pas que la vacance de son logement était indépendante de sa volonté, notamment en ne prouvant pas avoir tenté de le vendre ou de le louer au prix du marché en l'état. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 232 du code général des impôts et sur les réserves d'interprétation émises par le Conseil constitutionnel concernant cette taxe.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409390
La société H&M B... & C... contestait devant le Tribunal Administratif de Lyon la cotisation foncière des entreprises (CFE) au titre de 2021, suite à la cessation de son activité en mars 2021. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, considérant que la déclaration de cessation d'activité (formulaire 1447-M-SD) déposée en décembre 2021 ne constituait pas une réclamation préalable obligatoire. La réclamation formelle, présentée en juin 2024, était donc hors délai, conformément aux articles R. 190-1 et R. 196-2 du Livre des Procédures Fiscales.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410520
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de contribuables contestant une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu. Le tribunal estime que l'administration fiscale a légalement refusé l'imputation sur leurs propres revenus fonciers des déficits fonciers subis par la mère décédée de l'un des requérants, héritier de ses parts dans une SCI. La décision s'appuie sur les articles 8 et 156 du code général des impôts, qui limitent l'imputation des déficits fonciers au contribuable qui les a personnellement subis.
Conseil d'État — N° 513026
Avocat : MARTINEZ
Conseil d'État — N° 513025
Avocat : SANCHEZ-RODRIGUEZ
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2408065
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a condamné l’État à verser 5 000 euros à M. C... pour la période du 10 mars 2023 au 24 mai 2024. La carence fautive de l’État à exécuter la décision de la commission de médiation du 12 septembre 2022, qui imposait une offre de logement adaptée dans un délai de six mois, a été reconnue sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Toutefois, le tribunal a limité l’indemnisation à cette période, estimant que le refus par M. C... d’un logement proposé le 8 avril 2024, sans motif légitime, avait interrompu le lien de causalité entre la carence de l’État et le préjudice allégué.
Avocat : GAYET
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601399
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi par le préfet de la Gironde sur le fondement de l'article 7 de la loi du 29 décembre 1892, fait droit à la demande de désignation d'un expert. Cette demande vise à dresser d'urgence un procès-verbal de constat de l'état des lieux des parcelles situées à Ayguemorte-Les-Graves, dans le cadre de l'occupation temporaire autorisée pour les études préalables au projet de ligne ferroviaire Bordeaux-Toulouse/Dax (GPSO). La solution retenue est motivée par le refus de signer les procès-verbaux opposé par le maire et les propriétaires, ce qui justifie l'intervention de l'expert conformément aux dispositions de la loi de 1892.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601375
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi par le préfet de la Gironde sur le fondement de l'article 7 de la loi du 29 décembre 1892, fait droit à la demande de désignation d'un expert. Cette demande vise à dresser d'urgence un procès-verbal de constat de l'état des lieux des parcelles concernées par l'arrêté préfectoral du 4 novembre 2025, autorisant SNCF Réseau à occuper temporairement ces terrains pour les diagnostics archéologiques et géotechniques du projet de ligne ferroviaire Bordeaux-Toulouse. La solution retenue est motivée par le refus des propriétaires et du maire de signer les procès-verbaux, situation prévue par les dispositions de l'article 7 de la loi de 1892.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601374
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article 7 de la loi du 29 décembre 1892, fait droit à la demande du préfet de la Gironde. Cette demande visait à désigner un expert pour constater d'urgence l'état des parcelles concernées par l'arrêté préfectoral du 4 novembre 2025, autorisant SNCF Réseau à occuper temporairement ces terrains pour des diagnostics archéologiques et géotechniques préalables au projet de ligne ferroviaire Bordeaux-Toulouse. La désignation de l'expert est justifiée par le refus du maire de Landiras et de certains propriétaires de signer les procès-verbaux d'état des lieux. La solution retenue applique les articles 3, 5 et 7 de la loi du 29 décembre 1892 relative aux dommages causés à la propriété privée par l'exécution de travaux publics.
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600028
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l’article L.521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SCI Les Mures de Propriano. Celle-ci demandait à la commune de Propriano de déplacer des câbles et luminaires de Noël fixés sur son immeuble, responsables selon elle d’infiltrations et de dégradations. Le juge a estimé que la SCI n’apportait pas la preuve des infiltrations alléguées ni du lien de causalité entre les câbles et les dommages, et que l’urgence et l’utilité des mesures n’étaient pas établies. La SCI a été condamnée à verser 800 euros à la commune au titre des frais de justice.
Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601774
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de la société HPL, qui contestait le rejet de son offre par la chambre de métiers et de l'artisanat Provence-Alpes-Côte d'Azur dans le cadre d'une procédure de passation d'un marché public. En conséquence, la requête de la société HPL a été classée sans examen au fond. Par ailleurs, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la société HPL a été condamnée à verser 1 000 euros à la chambre de métiers et de l'artisanat au titre des frais exposés.
Avocat : ADALTYS AFFAIRES PUBLIQUES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602306
Le Tribunal administratif de Marseille, saisi en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative par M. B... A..., ressortissant tunisien demandant la délivrance d’un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour, constate que le préfet des Bouches-du-Rhône a délivré le récépissé sollicité en cours d’instance. La requête est donc devenue sans objet. En conséquence, le tribunal prononce un non-lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2505023
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de l'EPIC Aquitanis OPH de Bordeaux Métropole. Il a ordonné une expertise afin de déterminer la nature, les causes et l'imputabilité des désordres affectant la construction de logements sociaux sur la commune de Saint-Sulpice-et-Cameyrac, ainsi que de chiffrer les coûts de réparation et les préjudices subis. La mesure a été déclarée commune et opposable à l'ensemble des constructeurs et à leurs assureurs, dont les sociétés MMA Iard et MMA Iard Assurances Mutuelles, sans préjudice des responsabilités encourues. Les demandes de mise hors de cause et les autres conclusions des parties ont été réservées.
Avocat : MARCILLY
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2505013
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi en référé par une fonctionnaire hospitalière afin d'obtenir une expertise médicale sur la consolidation de son état de santé et l'évaluation de ses préjudices, suite à une maladie professionnelle (burn-out) reconnue imputable au service. La requérante, qui a été déclarée inapte et conteste son reclassement, cherche à obtenir la réparation intégrale de ses préjudices non couverts par le statut. Le juge des référés a fait droit à la demande sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant la mesure utile pour un éventuel litige indemnitaire. Il a désigné un expert pour décrire l'état de santé de la requérante et évaluer ses préjudices.
Avocat : FERRER