Jurisprudence administrative
370 044 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
370 044
Décisions totales
384 929
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2513535
**Sujet principal** : Demande d'injonction à l'État de proposer un logement adapté à une personne reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Versailles (formation de jugement unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme A... Il considère que la proposition d'un logement T3 de 60m² était adaptée à ses besoins et capacités, et que ses griefs (absence d'électricité ponctuelle, travaux d'entretien courant, perception visuelle des espaces) ne sont pas des motifs impérieux justifiant un refus. **Textes appliqués** : L'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui encadre le recours en injonction de logement, et l'article R. 441-16-3 du même code, relatif à la perte du bénéfice de la décision de la commission de médiation en cas de refus sans motif impérieux d'une offre adaptée.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2400715
Le Tribunal administratif de Versailles a donné acte du désistement pur et simple de la société requérante, mettant ainsi fin à l'instance. Il a condamné la société A Carrel Montreuil ACM à verser 1 800 euros à la commune de Saint-Germain-en-Laye au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision annule donc implicitement la procédure contentieuse sans examen du fond, suite au désistement.
Avocat : LAPPRAND
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2309256
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de plusieurs associations environnementales demandant l'annulation de l'autorisation environnementale pour la construction du pont d'Achères. La juridiction a jugé que les griefs soulevés, notamment concernant un prétendu vice de procédure lié à l'accord des propriétaires, la consultation du public, le fractionnement du projet et l'insuffisance de l'étude d'impact, n'étaient pas fondés. Elle a considéré que les procédures, incluant l'enquête publique et l'évaluation environnementale, étaient conformes aux dispositions du code de l'environnement.
Avocat : SCP FARO & GOZLAN
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603762
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour obtenir la délivrance d'un récépissé provisoire de séjour avec autorisation de travail, dans l'attente de l'instruction d'une demande de changement de statut d'étudiante à "talent salarié qualifié". **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés fait droit à la requête. Il enjoint au préfet du Val-de-Marne de remettre à la requérante le récépissé l'autorisant à travailler, dans un délai de huit jours. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (condition d'urgence pour le référé) et les articles L. 431-3, R. 431-12 et R. 431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (délivrance et effets du récépissé provisoire).
Avocat : HUBERT
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602165
Le Tribunal Administratif de Melun, saisi en référé par une ressortissante thaïlandaise, a rejeté sa demande d’injonction visant à obtenir la délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande était devenue sans objet, car un délai de rejet implicite de quatre mois (article R. 432-1 du CESEDA) était né, privant la requérante du droit à un tel document provisoire. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge considérant que la mesure sollicitée n’était plus utile et ferait obstacle à l’exécution de cette décision implicite.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602085
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a examiné une requête visant à enjoindre au préfet du Val-de-Marne de délivrer une carte de séjour. Le juge a constaté que la convocation de la requérante pour la remise de son titre rendait sa demande sans objet. Par conséquent, il a décidé de ne pas statuer sur les conclusions principales et a rejeté la demande de condamnation aux frais.
Avocat : HARIR
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602063
Sujet principal : Demande d'injonction en référé pour obtenir la délivrance d'une attestation employeur. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (juge des référés). Solution retenue : Non-lieu à statuer sur la demande d'injonction, devenue sans objet après la délivrance de l'attestation, et rejet de la demande d'allocation de frais. Textes appliqués : Articles L. 521-3 (référé mesures utiles) et L. 761-1 (frais exposés) du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601603
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait une injonction au préfet pour statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que la requérante avait acquis la nationalité française en 2023, rendant sa demande de titre de séjour dépourvue d'utilité. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, tout en rejetant la demande de l'État concernant les frais de procédure.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601144
**Sujet principal** : Demande en référé-liberté (article L. 521-3 du CJA) visant à obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction pour un renouvellement de titre de séjour, ainsi qu'une demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge prononce l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle. Il déclare qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'injonction, celle-ci étant devenue sans objet puisque la requérante a entre-temps reçu une attestation de décision favorable. L'État est condamné à verser 1 200 € à l'avocat de la requérante au titre des frais. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé-liberté), article 20 de la loi du 10 juillet 1991 (aide juridictionnelle provisoire), article R. 431-15-1 du CESEDA (attestation de décision favorable), et article 37 de la loi du 10 juillet 1991 (frais et honoraires).
Avocat : KACOU
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2511588
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence de la signataire et la suffisance de sa motivation. Elle a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1 et L. 613-1) et a considéré que l'arrêté ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : DILLOARD
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2511171
Le Tribunal Administratif de Melun rejette la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que l'arrêté préfectoral du 18 juin 2025 est suffisamment motivé et ne méconnaît pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment ses articles L. 613-1 et L. 541-1, ni l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les conclusions à fin d'injonction et de dommages-intérêts sont également rejetées.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2511135
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler son arrêté d'éloignement. La juridiction a jugé que le préfet du Val-de-Marne était compétent pour signer la décision en vertu d'une délégation régulière et que l'arrêté était suffisamment motivé au regard des circonstances, notamment la garde à vue de la requérante. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2510914
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour associée. Le tribunal a jugé le recours irrecevable pour tardiveté, car il a été déposé après l'expiration du délai d'un mois prévu par l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ce délai, qui court à compter de la connaissance acquise de la décision, n'est pas prorogé par l'exercice d'un recours administratif préalable (article R. 911-1 du même code).
Avocat : SAS ITRA CONSULTING
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2510860
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler un arrêté d'éloignement. Le juge a estimé que la décision préfectorale, prise par une sous-préfète délégataire, était régulière en la forme et suffisamment motivée. Les moyens invoqués, notamment la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la CEDH, n'ont pas été retenus.
Avocat : CISSE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411589
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision du préfet du Val-de-Marne refusant le renouvellement du certificat de résidence algérien de dix ans à M. B... Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas suffisamment motivé sa décision en ne démontrant pas en quoi la présence du requérant constituait une menace grave pour l'ordre public, condition nécessaire au refus de renouvellement. La décision s'appuie sur les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié et de l'article L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ROUVET ORUE CARRERAS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601493
Sujet principal : Recours contre la prolongation d'une interdiction de retour sur le territoire français prononcée à l'encontre d'un ressortissant congolais. Juridiction : Tribunal Administratif de Rouen (formation Pôle Urgences). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête en annulation, estimant que l'arrêté attaqué est suffisamment motivé et légal, mais accorde l'aide juridictionnelle provisoire au requérant. Textes appliqués : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 612-11), loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridictionnelle, et code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : GHARZOULI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607440
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par le CROUS de Paris d'une demande d'expulsion en référé d'un étudiant occupant sans droit ni titre un logement en résidence universitaire. Le juge a retenu sa compétence pour assurer la continuité du service public administratif du logement étudiant. Il a ordonné l'expulsion, considérant que l'occupation irrégulière portait atteinte au bon fonctionnement du service et que la demande ne rencontrait pas de contestation sérieuse, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et des dispositions du code de l'éducation relatives aux CROUS.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607245
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant étranger demandant l'injonction au préfet de police de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge constate que cette demande a perdu son objet, car l'intéressé a reçu une telle attestation valable jusqu'au 23 septembre 2026 après l'introduction de sa requête. Par conséquent, il n'y a pas lieu de statuer sur l'injonction, mais l'État est condamné à verser à l'intéressé la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : MACAREZ
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606733
Sujet principal : Recours contre un arrêté de transfert vers les Pays-Bas au titre du règlement Dublin III dans le cadre d'une demande d'asile. Juridiction : Tribunal Administratif de Paris (8e Section - MESD). Solution retenue : Le tribunal rejette la demande d'annulation de l'arrêté de transfert. Il écarte l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux relatifs à l'incompétence, à l'insuffisance de motivation, au défaut d'examen sérieux et aux violations alléguées du règlement Dublin III (notamment les articles 4 et 5 sur l'information et l'entretien individuel). Le tribunal estime que la procédure a été régulière et que les droits du demandeur d'asile ont été respectés. Textes appliqués : Règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), Code de justice administrative.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606270
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil d'une demandeuse d'asile. Le tribunal a annulé cette décision, considérant que l'OFII n'avait pas respecté la procédure prévue par l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment en ne permettant pas à l'intéressée de présenter ses observations écrites dans le délai légal de quinze jours. Il a également prononcé l'admission provisoire de la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I