Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602368

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a fait droit à la demande de la Métropole de Lyon en désignant un expert judiciaire. Cette demande, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à évaluer les dangers présentés par un immeuble à Vernaison pour la sécurité publique. La mission de l'expert, définie par l'ordonnance, consiste à constater l'état du bâtiment, déterminer l'existence d'un danger imminent et proposer les mesures conservatoires nécessaires.

23 février 2026
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505649

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme et M. C... qui demandaient d'enjoindre à la commune de Saint-Sauveur-sur-Tinée de réaliser des travaux de reprise suite à la démolition d'un immeuble mitoyen. Le juge estime que les mesures sollicitées (reprise de tuiles, fissures, descente d'eau pluviale) ne présentent pas de caractère d'urgence et relèvent de travaux définitifs, excédant l'office du juge des référés qui ne peut ordonner que des mesures conservatoires. De plus, la commune a démontré que certains de ces travaux étaient déjà prévus dans le cadre d'un projet d'aménagement. Les conclusions des parties au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont également rejetées.

Avocat : FAUCHEUR OLIVIER

23 février 2026
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507633

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à Mme A..., ressortissante canadienne, un récépissé de demande de titre de séjour dans un délai de quinze jours. La requérante justifiait d’une situation d’urgence et de l’utilité de la mesure, son dossier étant complet depuis le 27 octobre 2025 sans qu’aucun document provisoire ne lui ait été remis, en méconnaissance de l’article R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. L’État a également été condamné à verser 500 euros à Mme A... au titre des frais de justice.

Avocat : LAIFA

23 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601942

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer M. A..., ressortissant algérien, et de lui remettre un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a constaté l'urgence, caractérisée par la suspension du contrat de travail de l'intéressé suite à l'expiration de son certificat de résidence, et l'absence de réponse de l'administration à sa demande de renouvellement. La solution retenue applique les articles L. 431-3, R. 431-12, R. 431-13 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LE FEVRE

23 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602408

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en référé de M. A..., ressortissant ivoirien, qui demandait une injonction de délivrance d’un récépissé de séjour. Le juge a constaté que le silence gardé par le préfet pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement de titre de séjour avait fait naître une décision implicite de rejet le 1er février 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Il a estimé que la demande était mal fondée car elle tendait à faire obstacle à l’exécution de cette décision administrative, ce que prohibe l’article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée sans audience sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.

23 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602932

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui proposer un logement T2, conformément à une décision de la commission de médiation du 7 novembre 2024. Le juge a estimé que la requête était irrecevable, car le recours spécial prévu à l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation constitue la seule voie de droit pour obtenir l’exécution d’une telle décision de la commission de médiation. En conséquence, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

23 février 2026
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501940

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 5 000 euros présentée par M. A..., qui estimait avoir été victime d'une faute chirurgicale lors d'une ostéosynthèse réalisée au centre hospitalier de Bastia. Le juge a considéré que, faute d'expertise médicale contradictoire, l'existence d'une obligation non sérieusement contestable de l'hôpital n'était pas établie, conformément à l'article R.541-1 du code de justice administrative. La simple analyse personnelle du dossier médical par le requérant ne suffit pas à caractériser une faute engageant la responsabilité de l'établissement public hospitalier. Les frais d'instance ont été laissés à la charge de chaque partie.

Avocat : CAPOROSSI-POLETTI

23 février 2026
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600001

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de M. B..., brigadier-chef de police radié des cadres suite à une interdiction judiciaire d’exercer. Le requérant sollicitait une indemnité provisionnelle pour le retard de neuf mois mis par l’administration à le réintégrer après la fin de sa peine. Le juge a estimé que, sur le fondement de l’article L.550-1 du code général de la fonction publique, l’administration ne dispose pas d’une obligation de réintégration, de sorte que le retard invoqué ne constitue pas une faute dont l’existence serait non sérieusement contestable au sens de l’article R.541-1 du code de justice administrative. En conséquence, la créance alléguée n’a pas été jugée suffisamment établie pour justifier l’octroi d’une provision.

Avocat : PERES

23 février 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2502882

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme F... suite à sa prise en charge au centre hospitalier universitaire de Toulouse. La requérante, victime de complications graves (embolie gazeuse, lésions ischémiques) après une intervention chirurgicale en mars 2023, justifiait de l'utilité de cette mesure malgré une première expertise non contradictoire et réalisée avant consolidation. Le tribunal a fait droit à la demande, en présence du CHU de Toulouse, de la CPAM de la Haute-Garonne et de l'ONIAM, afin de déterminer l'origine et l'ampleur des préjudices en vue d'une éventuelle action en réparation.

Avocat : SCP PAMPONNEAU-TERRIE-PERROUIN

23 février 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2508090

Le Tribunal Administratif de Toulouse a ordonné une expertise économique à la demande de l’EI Tabac de l’Ormeau, qui estime subir un préjudice en raison des travaux de la ligne C du métro menés par Tisséo Ingénierie. La solution retenue est fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge des référés considérant cette mesure utile pour évaluer l’impact sur le chiffre d’affaires du commerce. L’expert devra déterminer si la baisse d’activité est liée aux travaux et chiffrer le préjudice éventuel, avec des rapports périodiques jusqu’à la fin des travaux.

23 février 2026
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400491

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de M. B... contestant deux indus de revenu de solidarité active (RSA) et de prime exceptionnelle de fin d'année 2023, ainsi que le refus de remise gracieuse d'un solde d'indu. Le tribunal a jugé que la procédure de recouvrement par retenues mensuelles était légale, car elle respectait les règles de calcul prévues par le code de l’action sociale et des familles et le code de la sécurité sociale. Il a également considéré que M. B... ne démontrait pas que sa situation financière justifiait une remise totale de sa dette. Les décisions attaquées ont donc été confirmées.

23 février 2026• Juge unique 1
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2402842

Le Tribunal Administratif de Grenoble a condamné l'État à verser 33 400 euros à Mme D... pour la carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation de l'Isère du 6 avril 2023, qui l'avait reconnue prioritaire pour un hébergement. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence de proposition d'hébergement dans le délai imparti. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas prouvé avoir attribué un logement à la requérante, et que la cessation d'appels au 115 ne la déliait pas de son obligation. L'indemnisation couvre les troubles dans les conditions d'existence subis du 19 mai 2023 à la date du jugement.

Avocat : HUARD

23 février 2026• Juge unique 1
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2406987

Le Tribunal administratif de Grenoble a condamné l'État à verser 15 000 euros à Mme B..., reconnue prioritaire pour un logement par la commission de médiation, en raison de l'absence de proposition de logement adapté dans le délai légal (entre le 8 août 2022 et le 22 avril 2025). Cette carence fautive a engagé la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, causant des troubles dans les conditions d'existence. La somme accordée inclut la déduction d'une provision de 1 000 euros déjà versée.

Avocat : PORET

23 février 2026• Juge unique 1
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2403600

Le Tribunal Administratif de Grenoble a condamné l'État à verser une indemnité à Mme D..., reconnue prioritaire pour un hébergement d'urgence par la commission de médiation le 6 décembre 2023. L'administration n'ayant proposé aucune offre adaptée avant le 24 juin 2024, sa carence fautive a engagé sa responsabilité pour la période du 17 janvier au 24 juin 2024, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a ainsi réparé les troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante durant cette période.

Avocat : PORET

23 février 2026• Juge unique 1
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2403683

Le Tribunal Administratif de Grenoble a condamné l'État à verser 3 700 euros à M. B... pour la carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation de l'Isère du 6 septembre 2023, qui l'avait reconnu prioritaire pour un hébergement. La responsabilité de l'État a été engagée pour la période du 17 octobre 2023 au 7 janvier 2025, faute de proposition d'hébergement adaptée dans le délai imparti par l'article R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation. Cette somme indemnise les troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant.

Avocat : HUARD

23 février 2026• Juge unique 1
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2404099

Le Tribunal Administratif de Grenoble a condamné l'État à verser 1 000 euros à M. B... pour la carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation de l'Isère du 19 octobre 2023, qui l'avait reconnu prioritaire pour un hébergement. L'administration n'a pas proposé de solution adaptée avant le 25 mars 2024, engageant sa responsabilité pour la période du 1er décembre 2023 au 25 mars 2024. Cette somme, tous intérêts confondus, est accordée en réparation des troubles dans les conditions d'existence, déduction faite de la provision de 200 euros déjà versée. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : HUARD

23 février 2026• Juge unique 1
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2404644

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la demande indemnitaire de Mme D... visant à engager la responsabilité de l'État pour carence dans l'exécution d'une décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire pour un logement. Le tribunal a estimé que l'offre d'un logement adapté proposée en janvier 2020, bien que refusée par la requérante pour des raisons d'éloignement de son travail, ne constituait pas une carence fautive de l'État. En conséquence, la requête a été rejetée, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : GAYET

23 février 2026• Juge unique 1
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2405179

Le Tribunal Administratif de Grenoble a condamné l’État à verser 15 000 euros à Mme B..., reconnue prioritaire pour un hébergement d’urgence par la commission de médiation de l’Isère le 21 septembre 2023, en raison de la carence fautive de l’administration à lui proposer une solution adaptée dans le délai imparti. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation, pour la période allant du 3 novembre 2023 à la date du jugement. Le tribunal a écarté l’argument de la préfète selon lequel Mme B... aurait cessé d’appeler le 115, estimant que cela ne déliait pas l’État de son obligation. La somme accordée, tous intérêts confondus, tient compte des provisions déjà versées et des troubles dans les conditions d’existence subis par la requérante et ses trois enfants mineurs.

Avocat : MIRAN

23 février 2026• Juge unique 1
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2405930

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté l'opposition de M. A... contre une contrainte de France Travail visant à recouvrer un indu d'allocation de solidarité spécifique (ASS). Le requérant contestait le bien-fondé de la contrainte en invoquant un plan d'apurement auprès de la CAF pour un autre indu et son classement en invalidité. Le tribunal a appliqué les articles L. 5423-7 et L. 5426-8-2 du code du travail, rappelant que l'ASS ne peut être cumulée avec l'allocation aux adultes handicapés (AAH) et que France Travail dispose du pouvoir d'émettre une contrainte pour récupérer les sommes trop perçues. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la validité de la contrainte.

23 février 2026• Juge unique 7
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2406111

Le Tribunal Administratif de Grenoble a condamné l'État à indemniser M. C... pour la carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation de l'Isère du 6 décembre 2023, qui l'avait reconnu prioritaire pour un hébergement. Le tribunal a jugé que l'absence de proposition d'hébergement dans le délai légal de six semaines engageait la responsabilité de l'État, et que le fait que le requérant ait cessé d'appeler le 115 ne déliait pas l'administration de son obligation. La solution retenue est fondée sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : HUARD

23 février 2026• Juge unique 1