Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513061
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction et d'astreinte contre la préfète du Rhône pour assurer l'hébergement d'un demandeur reconnu prioritaire par la commission de médiation. Le tribunal a fait droit à la requête en enjoignant à l'autorité préfectorale d'assurer l'accueil du requérant avant le 1er avril 2026, assortissant cette injonction d'une astreinte de 40 euros par jour de retard. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, constatant l'expiration du délai légal sans proposition d'hébergement.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513079
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône d'assurer le relogement d'une requérante reconnue prioritaire par la commission de médiation. La juridiction a constaté l'absence de proposition de logement malgré l'expiration du délai légal de six mois prévu par l'article R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. Elle a donc enjoint le relogement pour le 1er avril 2026 et assorti cette injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, conformément à l'article L. 441-2-3-1 du même code.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2302929
**Sujet principal** : Recours en plein contentieux contre une imposition d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice 2014, suite à une rectification sur des provisions contestées pour l'exercice 2013. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (2e Section - 2e Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la fin de non-recevoir opposée par l'administration (défaut de signature) car la requête transmise via Télérecours vaut signature. Sur le fond, il rejette la demande de décharge de la société, estimant que la reprise d'une provision au bilan d'ouverture d'un exercice suivant ne constitue pas en soi une double imposition lorsque la déductibilité de cette provision a été légalement remise en cause pour l'exercice d'origine. **Textes appliqués** : Code de Justice Administrative (articles R. 414-3 et R. 414-4 pour la recevabilité) et Livre des Procédures Fiscales (article R. 194-1 concernant la charge de la preuve).
Avocat : ROUMIER
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2302931
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la société Emil Frey France visant à réduire les cotisations d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice 2014. La juridiction a jugé que la requête était recevable malgré une fin de non-recevoir initiale, mais a estimé que la société n'apportait pas la preuve du caractère excessif de l'imposition contestée, conformément à l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales. Le litige portait sur la déductibilité de provisions pour engagement de reprise de véhicules (buy back) et sur une éventuelle double imposition.
Avocat : ROUMIER
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2402988
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en plein contentieux, rejette la demande de Mme B... C... visant à obtenir la remise gracieuse d'un indu de prime d'activité et d'APL d'un montant total de 6 431,63 euros. Le juge, saisi en tant que juge de fond, estime que la requérante ne démontre pas être dans une situation de précarité justifiant la remise, et que les erreurs de déclaration à l'origine de l'indu, même non frauduleuses, ne permettent pas d'établir sa bonne foi au sens des textes applicables. La décision s'appuie sur les articles L. 845-3 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale qui régissent la récupération et la remise possible des prestations indûment versées.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600906
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant dans le cadre d'un recours en plein contentieux visant initialement l'annulation d'un refus de validation d'une circulaire électorale. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est close sans examen du fond de l'affaire.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506923
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour obtenir la délivrance d'un certificat confirmant un permis de construire tacite. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés déclare qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande principale, car la commune a délivré le certificat après l'introduction de la requête, rendant celle-ci sans objet. Il rejette également la demande d'allocation d'une somme au titre des frais du litige. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du Code de justice administrative (conditions du référé "mesures utiles") et article L. 761-1 du même code (frais du litige).
Avocat : SOCIETE D AVOCATS PLENOT-SUARES-ORLANDINI
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601109
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande des parents visant à enjoindre à l'État d'attribuer un accompagnant individuel à leur enfant en situation de handicap. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas caractérisée, malgré le non-respect partiel de la décision de la commission des droits et de l'autonomie. Il a notamment relevé que l'enfant bénéficiait déjà d'un accompagnement, bien que mutualisé et inférieur au volume prescrit, et a pris en compte les difficultés de recrutement de l'académie.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601857
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'une mère visant à enjoindre à l'administration d'affecter une aide humaine à son enfant handicapé. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'était pas remplie, la situation litigieuse perdurant depuis près de deux ans. La requête a donc été rejetée sans examen du fond, par application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601863
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a rejeté la demande d’un ressortissant marocain visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la situation personnelle et professionnelle précaire invoquée par le requérant, bien que regrettable, ne caractérisait pas l’urgence particulière requise pour la sauvegarde d’une liberté fondamentale. La requête a donc été jugée irrecevable au titre de cette procédure d’urgence.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600336
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la demande principale de la SCI D’Ilyes visant à réduire ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023. Cette demande était devenue sans objet suite à un dégrèvement accordé par l'administration fiscale après l'introduction du recours. Le tribunal a également rejeté la demande d'allocation d'une somme au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative, faute de justification de frais exposés. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600432
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'annulation d'un refus implicite de remboursement de frais de déplacement liés à la formation continue d'une magistrate. Considérant que la requête met en cause la première présidente de la cour d'appel de Saint-Denis, le tribunal a estimé devoir se dessaisir pour garantir l'impartialité de la juridiction. Il a donc ordonné, en application de l'article R. 312-5 du code de justice administrative, la transmission du dossier au président de la section du contentieux du Conseil d'État pour qu'il en attribue le jugement à une autre juridiction.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500065
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la demande principale de M. A... concernant le remboursement de l'impôt sur le revenu. Cette décision est motivée par le fait que l'administration avait déjà prononcé le dégrèvement de la somme contestée avant le jugement, rendant la requête sans objet. Le tribunal a toutefois condamné l'Etat à verser à M. A... une somme de 800 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : MALGOYRE
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600958
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale, protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni à l'intérêt supérieur de ses enfants, garanti par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601009
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a suspendu l'exécution de l'arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement sans délai d'un ressortissant comorien. Le juge a estimé que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale, ainsi qu'à l'intérêt supérieur de ses enfants nés et scolarisés à Mayotte, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La condition d'urgence était remplie en raison du risque d'éloignement imminent.
Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406824
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en matière de plein contentieux, a annulé une contrainte visant le recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale. Le juge a retenu la prescription de l'action de l'organisme payeur, fondée sur le délai de deux ans prévu par les articles L. 821-7 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-1 du code de la sécurité sociale. La décision estime que la caisse des allocations familiales n'a pas agi dans ce délai pour interrompre la prescription.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406825
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de Mme D... visant à annuler le refus de remise gracieuse d'un trop-perçu de RSA. Le juge, statuant en plein contentieux, estime que l'omission de déclarer ses revenus de pension de retraite exclut sa bonne foi, condition nécessaire à une remise. La décision s'appuie sur l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, qui régit la récupération et la remise des indus de RSA.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601877
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'expertise et de provision présentée par une requérante alléguant une chute due à un défaut d'entretien de la voirie par la commune d'Aix-en-Provence. La juridiction estime que les éléments produits sont contradictoires et incohérents, privant de vraisemblance l'existence même du fait générateur allégué. En conséquence, elle juge la mesure d'instruction inutile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administratif et l'existence de l'obligation à indemniser sérieusement contestable au sens de l'article R. 541-1 du même code.
Avocat : HAOULIA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602294
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise concernant des inondations récurrentes affectant une propriété à Jausiers, susceptibles d'être liées à des travaux communaux. Le juge a fait droit à la demande d'expertise en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant la mesure utile pour éclairer une future action en responsabilité. En revanche, il a rejeté la demande de provision sur les frais d'instance dirigée contre la commune, au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : SOULIÉ
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602317
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale sur demande d'une salariée. Le juge a retenu l'utilité de cette mesure d'instruction, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, pour évaluer les préjudices liés à une maladie professionnelle reconnue. L'expertise vise à établir le lien entre les pathologies et l'activité professionnelle, ainsi qu'à quantifier l'ensemble des préjudices subis.
Avocat : SELARL WALGENWITZ AVOCATS