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Jurisprudence administrative

370 044 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

370 044

Décisions totales

384 929

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400857

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête d'un agent du SIAAP demandant la révision de son taux d'incapacité permanente partielle (IPP) et l'indemnisation de préjudices. Le tribunal juge que le taux d'IPP, fixé à 34% selon le barème légal, ne peut être modifié en raison de l'existence éventuelle d'une faute de l'employeur. Concernant l'indemnisation, le tribunal rappelle que le régime des accidents de service et maladies professionnelles des fonctionnaires, régi par la loi du 13 juillet 1983 et le décret du 2 mai 2005, répare forfaitairement certains préjudices, mais n'exclut pas une action en responsabilité pour faute visant à réparer d'autres chefs de préjudice.

30 mars 2026• 2e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2401146

Le Tribunal administratif de Paris a annulé une sanction disciplinaire (un jour d'exclusion temporaire de fonction) infligée par l'AP-HP à un infirmier. La juridiction a estimé que la sanction, fondée sur une simple "suspicion d'inhalation de kalinox", ne reposait pas sur des faits établis, ce qui constitue une erreur de droit. Le tribunal a enjoint à l'administration d'effacer la sanction du dossier de l'agent et l'a condamnée à lui verser 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)

30 mars 2026• 2e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2403857

**Sujet principal** : Recours d'une aide-soignante contre le refus implicite de son employeur, l'AP-HP, de solliciter le FIPHFP pour financer sa formation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que le refus de l'AP-HP est légal, car le FIPHFP n'a pas vocation à compléter le financement d'une formation déjà prise en charge par un congé de formation professionnelle, ce qui constitue un motif légal de rejet. **Textes appliqués** : Articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, L. 351-7 et L. 351-9 du code général de la fonction publique, et L. 131-1 du même code relatif à la non-discrimination.

Avocat : CABINET EBC AVOCATS

30 mars 2026• 2e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2404071

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'Air France visant à annuler une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur. La société était sanctionnée pour avoir débarqué un passager dépourvu de document de voyage valable en provenance de Bangkok, malgré ses allégations d'un contrôle à l'embarquement. Le tribunal a jugé que l'obligation de vérification des documents, prévue aux articles L. 821-6 à L. 821-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 6421-2 du code des transports, incombe au transporteur et que la preuve d'un contrôle effectif n'était pas rapportée en l'espèce.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

30 mars 2026• 3e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600883

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'une demande de référé-liberté (article L. 521-3 du CJA) par une ressortissante algérienne sollicitant l'injonction au préfet de police de lui délivrer un rendez-vous pour déposer ses demandes de renouvellement de titre de séjour et de certificat de résidence de dix ans. Le juge a considéré que l'urgence était caractérisée, notamment en raison de l'expiration de son titre et des conséquences sur son droit au travail et sa situation sociale. Il a en conséquence ordonné au préfet de communiquer à la requérante une date de rendez-vous dans un délai de quinze jours.

30 mars 2026
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500714

**Sujet principal** : Recours pour excès de pouvoir contre une sanction disciplinaire (exclusion temporaire de trois jours) infligée à un brigadier-chef principal de police municipale. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et refuse d'annuler l'arrêté sanctionnant l'agent. Il estime que les faits reprochés (comportement menaçant, violent et carences dans le service) sont établis et que la sanction est proportionnée. **Textes appliqués** : Articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique (régime des sanctions disciplinaires).

Avocat : HUON SARFATI

30 mars 2026• Juge Unique 4
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2500726

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son licenciement pour inaptitude physique. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement respecté la procédure de reclassement prévue par les articles L. 826-2 à L. 826-4 du code général de la fonction publique et le décret du 30 novembre 1984, notamment en lui proposant un détachement. Il a estimé que les moyens soulevés, concernant notamment la composition du comité médical ou l'obligation de reclassement, n'étaient pas fondés.

30 mars 2026• 1ère chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504517

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 7 mars 2025 qui refusait son admission au séjour et lui ordonnait de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que le préfet, agissant par délégation régulière, n'était pas incompétent et que les autres moyens soulevés (défaut de motivation, erreur d'appréciation, méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et des dispositions du CESEDA) n'étaient pas fondés. Le tribunal a ainsi confirmé la légalité de la décision contestée, appliquant principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : CHEBBALE

30 mars 2026• 1ère chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504534

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre les décisions préfectorales refusant un titre de séjour à un ressortissant turc et prononçant son éloignement. Le tribunal a annulé ces décisions, considérant que le préfet avait commis une erreur de droit en se fondant de manière excessive sur une circulaire non réglementaire pour apprécier la demande au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans procéder à un examen suffisant de la situation personnelle du requérant. L'État a été condamné à verser une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : AIRIAU

30 mars 2026• 1ère chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504589

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante camerounaise, visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et à obtenir une carte de séjour. La juridiction a jugé que le préfet du Bas-Rhin avait légalement pris l'arrêté du 28 février 2025, estimant que la requérante ne remplissait pas les conditions légales, notamment celles prévues aux articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour bénéficier d'un titre de séjour "vie privée et familiale". Les autres conclusions, y compris la demande d'injonction et de suppression du signalement Schengen, ont également été rejetées.

Avocat : BOHNER

30 mars 2026• 1ère chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504617

Le Tribunal administratif de Strasbourg a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a annulé l'arrêté du préfet du Haut-Rhin du 6 février 2025, considérant que le refus de séjour méconnaissait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de la requérante et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.

Avocat : SELARL IDEA AVOCATS ASSOCIÉS

30 mars 2026• 1ère chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504635

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante marocaine, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 15 mai 2025 qui refusait son admission au séjour et lui ordonnait de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté, signé par un secrétaire général délégataire, était régulier et que le refus de titre de séjour "salarié" était fondé, notamment au regard des conditions de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, y compris ceux relatifs à l'obligation de quitter le territoire, ont été écartés.

Avocat : SABATAKAKIS

30 mars 2026• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601545

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a constaté l'exécution par la préfète du Rhône d'une précédente injonction (ordonnance du 5 mars 2026) concernant la demande de titre de séjour de Mme B..., qui a obtenu une carte de résident. Par conséquent, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur la liquidation de l'astreinte qui avait été initialement ordonnée. La décision s'appuie sur les articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative relatifs au régime des astreintes.

Avocat : SCP ROBIN VERNET

30 mars 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601585

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a constaté l'exécution par la préfète du Rhône de l'injonction de réexaminer la demande de titre de séjour de M. B..., rendue par une ordonnance antérieure. Par conséquent, le juge a décidé qu'il n'y avait pas lieu de procéder à la liquidation de l'astreinte qui avait été prononcée pour garantir cette exécution. La décision s'appuie sur les articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative relatifs au régime des astreintes.

Avocat : GILLIOEN

30 mars 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602016

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. B... visant à annuler le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal estime que le demandeur, entré en France en septembre 2022 mais n'ayant déposé sa demande d'asile qu'en février 2026, n'apporte aucun élément circonstancié démontrant un motif légitime justifiant ce dépôt hors du délai légal de 90 jours. La décision s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

30 mars 2026• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603031

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par une ressortissante tunisienne pour obtenir l'injonction à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous afin de déposer une demande de titre de séjour. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, compte tenu des délais de procédure et de la situation familiale de la requérante. Il a enjoint à l'autorité préfectorale de communiquer une date de rendez-vous dans un délai de quinze jours, mais a refusé d'ordonner l'enregistrement immédiat de la demande ou de prononcer une astreinte.

Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES

30 mars 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603185

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté municipal retirant un permis de construire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, les requérants n'ayant pas démontré que l'exécution de l'arrêté leur causait un préjudice suffisamment grave et immédiat. Par ailleurs, le tribunal a considéré qu'aucun des moyens soulevés, notamment concernant la procédure contradictoire et l'existence d'une fraude, ne faisait naître un doute sérieux sur la légalité de la décision de retrait.

Avocat : SELARL LEGA CITE

30 mars 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603364

**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un refus de titularisation d'une agente territoriale stagiaire. **Juridiction** : Tribunal administratif de Lyon (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est pas établie, notamment car la requérante peut percevoir une allocation de retour à l'emploi et a saisi le juge avec un délai significatif après la décision contestée. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui conditionne la suspension d'une décision administrative à l'existence d'une urgence et d'un doute sérieux sur sa légalité. Le raisonnement s'appuie également sur les principes généraux du droit de la fonction publique concernant le refus de titularisation.

Avocat : ADP AVOCATS

30 mars 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603463

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre l'exécution de la décision du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, son solde de points restant négatif même après prise en compte de ses arguments. La décision a été rendue en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, relatif aux conditions de l'urgence et du doute sérieux.

30 mars 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603617

**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour avant la majorité de l'intéressé. **Juridiction** : Tribunal administratif de Lyon (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge fait droit à la demande en enjoignant à la préfète du Rhône de communiquer une date de rendez-vous dans un délai de sept jours, pour un rendez-vous devant intervenir avant le 13 avril 2026. Il rejette en revanche la demande d'astreinte et celle visant à ordonner l'enregistrement immédiat du dossier et la délivrance d'un récépissé. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles) et l'article L. 423-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (droit au titre de séjour pour les mineurs entrés avant 13 ans).

Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES

30 mars 2026