Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604304
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d’un ressortissant congolais visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de séjour pour poursuivre son stage. Le juge constate que le silence gardé par la préfecture au-delà du délai de 90 jours a fait naître une décision implicite de rejet de la demande de renouvellement, en application des articles R. 426-17 et R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Ordonner la délivrance du récépissé ferait obstacle à l’exécution de cette décision, ce qui est interdit par l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : MANIQUET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604308
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B... visant à enjoindre au préfet de notifier une décision de titre de séjour et de le convoquer pour sa remise. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, car le requérant, titulaire d'un document provisoire valable et ne sollicitant pas un renouvellement, ne justifiait pas de circonstances particulières. La requête a été rejetée selon la procédure de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : ABDOULAYE YOUNSA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2515293
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi par une requérante demandant l'attribution d'un logement social après avoir été reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation. Le tribunal a constaté que l'État, en application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, n'avait pas satisfait à son obligation de résultat de proposer une offre de logement adaptée dans le délai légal. Par conséquent, il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de procéder au logement de la requérante et a ordonné son hébergement dans l'attente de cette attribution effective.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603904
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d’un ressortissant tunisien visant à enjoindre au préfet de délivrer une nouvelle attestation de prolongation d’instruction pour son titre de séjour. Le juge a considéré qu’une décision implicite de rejet était née au terme du délai de quatre mois prévu à l’article R. 432-1 du CESEDA, faisant obstacle à la mesure sollicitée. La requête a donc été jugée mal fondée et rejetée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : FAURE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604225
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant algérien demandant une injonction au préfet pour statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet était née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du CESEDA. L'ordonnance sollicitée faisant obstacle à l'exécution de cette décision, la requête a été jugée mal fondée et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2504075
Le Tribunal Administratif de Caen constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de la société Carmila France, qui demandait un dégrèvement de taxe foncière. Cette décision fait suite à l'avis de dégrèvement émis par l'administration fiscale, qui a accordé intégralement les sommes réclamées pour les années 2024 et 2025, rendant ainsi le litige sans objet. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et rejette la demande de la société concernant la prise en charge de ses frais.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2504077
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de la société Carrefour Property France. Cette décision fait suite à l'avis de dégrèvement émis par l'administration fiscale, qui a accordé intégralement les dégrèvements de taxe foncière demandés pour 2024 et 2025, rendant ainsi le recours sans objet. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et rejette la demande d'allocation de frais présentée par la requérante.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2504080
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de la société Clairefontaine. Cette décision fait suite à un dégrèvement accordé par l'administration fiscale, qui a satisfait intégralement la demande de réduction de taxe foncière pour les années 2024 et 2025. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et rejette la demande d'allocation de frais présentée par la requérante.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601054
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par la communauté d'agglomération de l'Auxerrois pour nommer un expert en référé, dans le cadre d'une procédure de mise en sécurité d'un immeuble présentant un danger. Le juge a fait droit à la demande en désignant un expert, en application des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 556-1 du code de justice administrative. La mission de l'expert, à réaliser sous 24 heures, consiste à constater l'état de l'immeuble, évaluer l'existence d'un danger imminent et proposer les mesures nécessaires pour y remédier.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401445
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'annulation d'un trop-perçu de prime d'activité, la CAF du Doubs ayant procédé à son annulation avant le jugement. La juridiction rejette également la demande de condamnation de la CAF aux frais exposés par l'avocat du requérant, bénéficiaire de l'aide juridictionnelle. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, L. 761-1 du code de justice administrative et l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : MOUTOUSSAMY
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2504733
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple de la société Uzétienne de Transports Vialat SA. Cette société s'est désistée de son recours visant à contester une amende administrative pour infractions au code des transports (repos et temps de conduite). La juridiction a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour entériner ce désistement, mettant ainsi fin à la procédure.
Avocat : HASCOËT
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601651
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, fait droit à la demande de la SA SNCF Réseau en désignant un expert judiciaire. Cette décision, prise sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, vise à constater l'état d'immeubles avoisinants avant, pendant et après des travaux ferroviaires, afin d'établir un état des lieux préalable et d'évaluer d'éventuels dommages ultérieurs. La mission d'expertise est ordonnée pour sécuriser l'exécution de travaux publics en prévenant et documentant tout préjudice aux propriétés riveraines.
Avocat : FABRESSE
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508558
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande d'un patient visant à rendre opposable au CHU de Montpellier une ordonnance d'expertise rendue par une juridiction judiciaire. Le juge a estimé que la demande était dépourvue d'utilité, car le patient pouvait solliciter la mise en cause du CHU directement dans le cadre de la procédure judiciaire en cours. La décision s'appuie sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative relatif aux mesures d'instruction en référé.
Avocat : DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600596
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a accepté d'étendre une expertise judiciaire à la société Hyd'Occ et à son assureur. Le juge a estimé que les travaux réalisés par cette société à proximité d'un dépôt pétrolier étaient susceptibles d'être à l'origine des désordres (envols de sable) affectant l'installation. Cette décision s'appuie sur les articles R. 532-1 et R. 532-3 du code de justice administrative, qui permettent au juge des référés de prescrire et d'étendre des mesures d'expertise.
Avocat : FOURCADE - CHEVALLIER
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600838
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a fait droit à la demande de l'expert visant à étendre une expertise en cours. L'expertise, portant sur l'origine des désordres d'un canal d'irrigation, est étendue à deux sociétés susceptibles d'être responsables et la mission de l'expert est complétée par une possibilité de conciliation, sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 532-3 du code de justice administrative. Le tribunal a également accordé un report du délai de dépôt du rapport, mais a rejeté la demande d'allocation provisionnelle, celle-ci relevant de la compétence exclusive du président de la juridiction.
Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507720
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande d'une agente contractuelle du CHU de Nice visant à enjoindre à l'administration de régulariser sa situation statutaire et de rétablir son traitement. Le juge a estimé qu'une procédure de licenciement pour inaptitude physique était en cours, ce qui privait la requête du caractère d'urgence requis par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La juridiction a donc considéré que les conditions pour prononcer une mesure utile en référé n'étaient pas réunies.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2403979
Le Tribunal administratif de Nice, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requête formée par la société Exclusive media. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. La décision est notifiée à la société requérante et à l'administration fiscale concernée.
Avocat : SELARL BOSIO EVRARD & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505443
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... qui sollicitait un échelonnement de sa dette d'allocation de logement social. Le juge administratif estime que cette demande est manifestement irrecevable, car il n'appartient pas au tribunal de se substituer à l'organisme payeur pour aménager les modalités de remboursement d'un indu. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505758
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à contester un indu d'aide personnalisée au logement. Le juge estime que le courrier de la caisse d'allocations familiales du 2 octobre 2025, purement informatif, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'un recours. La requête est donc déclarée manifestement irrecevable au regard des articles R. 421-1 et R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600646
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal concerne une demande de consultation d'un registre électoral adressée à une mairie, que la requérante a transmise au tribunal sans formuler de recours contentieux proprement dit. La juridiction a retenu cette solution car la transmission ne constituait pas une requête régulière, c'est-à-dire qu'elle ne contenait pas l'exposé des faits, moyens et conclusions requis. Elle a appliqué les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, qui définissent les conditions de recevabilité des requêtes.