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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 903 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 903

Décisions totales

383 581

Ordonnances

333 055

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2402952

La société des caves et des producteurs réunis de Roquefort a demandé au Tribunal Administratif de Montreuil la restitution de cotisations sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) pour 2020 et 2021, arguant que des pénalités logistiques devaient être comptabilisées en charges courantes déductibles. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que ces pénalités, similaires à des pénalités sur marchés, relèvent de charges exceptionnelles non déductibles selon les normes comptables applicables. La décision s'appuie sur les articles 1586 ter, 1586 sexies, 1600 et 1647 du code général des impôts, qui définissent de manière limitative les éléments déductibles pour le calcul de la CVAE.

19 février 2026• 10ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2402958

**Sujet principal** : La demande de la société Groupe Lactalis Food Service France visant à obtenir la restitution de cotisations sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) au motif que des pénalités logistiques devaient être comptabilisées comme des charges courantes déductibles. **Juridiction** : Tribunal administratif de Montreuil (10ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime que les pénalités logistiques, sanctionnant l'inexécution contractuelle, sont de nature exceptionnelle et doivent être comptabilisées comme des charges non déductibles pour le calcul de la CVAE, conformément aux normes comptables applicables. **Textes appliqués** : Articles 1586 ter, 1586 sexies, 1600 et 1647 du code général des impôts, définissant le régime et l'assiette de la CVAE, ainsi que les normes comptables en vigueur.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
19 février 2026• 10ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2404362

La décision concerne la contestation par une société de la déductibilité, pour le calcul de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), de pénalités logistiques qu'elle a comptabilisées en charges exceptionnelles. Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de restitution des cotisations. Il a jugé, en application des articles 1586 ter et 1586 sexies du code général des impôts, que ces pénalités, assimilables à des pénalités sur marchés, ne pouvaient être considérées comme des charges courantes déductibles de l'assiette de la CVAE.

19 février 2026• 10ème chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2211333

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la demande d'un chauffeur de taxi visant à annuler des titres de perception émis pour recouvrer des aides du fonds de solidarité COVID-19, d'un montant de 15 320 euros, qu'il a indûment perçues. Le tribunal estime que le requérant, qui n'avait pas d'activité durant les périodes concernées, n'était pas éligible à ces aides, conformément aux conditions fixées par l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020. Il écarte également les moyens tirés du défaut de motivation des actes et du principe de sécurité juridique, et juge irrecevables les conclusions subsidiaires demandant un échelonnement du paiement.

Avocat : ARC PARIS AVOCATS

19 février 2026• 3ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2313624

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a jugé une demande en responsabilité contre le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). Le requérant demandait réparation des préjudices subis suite au rejet fautif de sa demande de carte professionnelle d'agent de sécurité, décision annulée par le même tribunal en 2020. Le tribunal a retenu la responsabilité du CNAPS pour faute et a ordonné une expertise afin d'évaluer le préjudice financier lié à la perte de chance d'emploi, en application des principes généraux de la responsabilité administrative.

Avocat : GOULAY CELIA

19 février 2026• 12ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2313758

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, rejette la requête du département de la Seine-Saint-Denis et confirme la mise à sa charge des frais d'expertise. Le tribunal estime que la chute de la victime sur une dépendance de la voirie départementale rend plausible l'engagement de la responsabilité du département pour présomption de défaut d'entretien, justifiant cette répartition équitable des frais. La décision s'appuie sur les articles R. 761-4 et R. 761-5 du code de justice administrative relatifs à la contestation et à la liquidation des frais d'expertise.

Avocat : CABINET CALLON AVOCATS & CONSEIL

19 février 2026• 3ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602087

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer Mme B..., ressortissante algérienne, et de lui remettre un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. La requérante, dont le certificat de résidence en qualité de salariée avait expiré, justifiait d'une situation d'urgence en raison du risque de suspension de son contrat de travail à durée indéterminée. Le tribunal a appliqué les articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant que l'administration n'avait pas contesté le caractère complet de son dossier.

19 février 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2307058

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné deux requêtes de Mme A..., agent de la collectivité européenne d'Alsace, portant sur l'indemnisation et le traitement de jours de congés annuels non pris. Dans la première affaire, la requérante demandait l'annulation du refus d'indemnisation pour quatre semaines de congés qu'elle n'avait pu prendre en raison d'une nécessité de service avant son placement en disponibilité. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la collectivité n'avait pas commis de faute et que Mme A... avait pu bénéficier du nombre minimal de jours de congés calculé au prorata de son temps de service. Dans la seconde affaire, le tribunal a déclaré irrecevables les conclusions en annulation dirigées contre une lettre du 4 janvier 2024, qui ne constituait pas une décision administrative faisant grief, et a rejeté le surplus des conclusions. Les décisions s'appuient notamment sur la directive 2003/88/CE et le code général de la fonction publique.

Avocat : SELARL GRIMALDI MOLINA ET ASSOCIÉS

19 février 2026• 6ème Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2310048

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Piecon, qui demandait l'annulation du refus implicite de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) de payer une créance cédée. Le tribunal a jugé que la réalité de la cession de créance, invoquée par Piecon, n'était pas établie, notamment en l'absence de production des mandats nécessaires, conformément aux articles 1321 et 1322 du code civil. Par conséquent, la société Piecon n'avait pas qualité pour agir contre la CDC sur le fondement de cette cession.

Avocat : CABINET ADDEN AVOCATS

19 février 2026• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2314313

La décision du Tribunal Administratif de Paris concerne une demande d'indemnisation d'une fonctionnaire pour son éviction. Le tribunal rejette la demande de réparation liée à la suspension, estimant qu'elle était justifiée par des faits graves établis (article L. 531-1 du code général de la fonction publique). En revanche, il reconnaît une faute de l'État liée à l'annulation de la sanction d'exclusion temporaire, ouvrant droit à réparation pour ce chef. Les demandes relatives au comportement fautif de l'administration durant l'éviction sont examinées au regard du lien direct et certain entre la faute et le préjudice allégué.

Avocat : ROZE

19 février 2026• 5e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527690

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police refusant un titre de séjour et imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) à un ressortissant bangladais. La juridiction a jugé que le refus était insuffisamment motivé, notamment car il ne procédait pas à l'examen particulier des critères prévus par l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et qu'il contenait une erreur de fait sur la durée de présence du requérant. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.

Avocat : WERBA

19 février 2026• 3e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531927

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler deux arrêtés préfectoraux (obligation de quitter le territoire et interdiction de retour). Le tribunal a jugé que les décisions étaient régulières, notamment en rejetant le moyen d'incompétence après avoir constaté l'existence d'une délégation de signature régulière. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : KWEMO

19 février 2026• 3e Section - 3e Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2503057

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a fait droit à la demande d'expertise d'un agent victime d'un accident de service. Le juge a ordonné une expertise médicale pour évaluer les préjudices complémentaires, en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. En revanche, il a rejeté les conclusions relatives à la prise en charge immédiate des frais d'expertise et des frais d'instance.

Avocat : SEYREK

19 février 2026
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2305871

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... B... visant à engager la responsabilité de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) pour faute à l'occasion de sa procédure de suspension et de licenciement. La juridiction a estimé que l'établissement n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité et que les griefs relatifs aux vices de procédure n'étaient pas établis. La demande d'indemnisation et la condamnation de l'AP-HP aux dépens ont donc été rejetées.

Avocat : ORCADES AVOCATS

19 février 2026• 9ème chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600350

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, fait droit à la demande de la commune de Roncherolles-sur-le-Vivier d'ordonner une expertise concernant l'état des séquoias sur une propriété privée, à la suite de la chute de deux arbres lors d'une tempête. La juridiction estime que cette mesure est utile au vu des circonstances nouvelles et de la responsabilité de police municipale du maire pour prévenir les dangers. Elle s'appuie sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative et les articles L. 2212-2 et L. 2112-4 du code général des collectivités territoriales. En revanche, elle rejette la demande d'enjoindre à l'expert de déposer un pré-rapport, cette obligation n'étant pas prévue par la loi.

Avocat : VERMONT TRESTARD

19 février 2026
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2110015

La société Centrale Monceau conteste devant le Tribunal Administratif de Melun le taux de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) dont elle est redevable pour 2019, estimant qu'il est disproportionné au regard des dépenses du service et de l'existence d'une redevance spéciale. Le tribunal, statuant en plein contentieux, rejette la demande de décharge et de restitution. Il rappelle que la TEOM, régie par l'article 1520 du code général des impôts, doit financer les dépenses du service de collecte et de traitement des déchets non couvertes par des recettes non fiscales, et que son taux ne doit pas être manifestement disproportionné par rapport à ces dépenses.

19 février 2026• 9ème chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2309584

**Sujet principal** : Contestation d'une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu liée au refus du crédit d'impôt pour la modernisation du recouvrement (CIMR) pour une partie des bénéfices 2018 d'une médecin pathologiste. **Juridiction** : Tribunal administratif de Versailles (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme B... et valide la rectification de l'administration fiscale. Il considère que l'intéressée, exerçant son activité depuis plusieurs années, ne peut se prévaloir d'une création d'activité en 2018. Par conséquent, seule la fraction de son bénéfice 2018 excédant le plus haut bénéfice des années de référence (2015) est éligible au CIMR, le surplus étant qualifié de revenu exceptionnel exclu du crédit. **Textes appliqués** : L'article 60 de la loi de finances pour 2017 (n° 2016-1917 du 29 décembre 2016), instituant le prélèvement à la source et le CIMR, ainsi que les dispositions du code général des impôts relatives à ce crédit d'impôt de transition.

Avocat : SELARL BASTIEN JEAUGEY TELENGA ET ASSOCIES

19 février 2026• 1ère chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2302476

Le Tribunal Administratif de Toulon a jugé une demande d'indemnisation pour préjudice d'anxiété lié à l'exposition à l'amiante. Il a reconnu la responsabilité de l'État, en sa qualité d'employeur, pour manquement à son obligation de sécurité envers l'agent, notamment en ne respectant pas les prescriptions du décret du 17 août 1977. Cependant, le tribunal a partiellement accueilli une exception de prescription, en appliquant la loi du 31 décembre 1968, considérant que le délai pour agir court à compter de la publication de l'arrêté inscrivant l'établissement sur la liste ouvrant droit à l'ASCAA, laquelle révèle à l'agent l'existence de sa créance.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

19 février 2026• 3ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2302498

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande d'indemnisation formée par les représentants légaux d'une ancienne auxiliaire de puériculture contre le centre hospitalier de Fréjus Saint-Raphaël. La juridiction a estimé que l'action était prescrite, le délai de quatre ans pour agir en responsabilité étant écoulé depuis la condamnation pénale de l'auteur des faits en 2006. Elle a appliqué les dispositions du code de justice administrative relatives à la prescription et n'a donc pas eu à examiner le fond de la demande fondée sur un manquement à l'obligation de protection de l'agent.

Avocat : GB AVOCATS

19 février 2026• 3ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2303507

Le Tribunal Administratif de Toulon a jugé une demande d'indemnisation pour préjudice d'anxiété lié à l'exposition à l'amiante. Il a retenu la responsabilité de l'État, en sa qualité d'employeur, pour manquement à son obligation de sécurité, constatant une carence dans la protection de l'agent. Le tribunal a rejeté l'exception de prescription soulevée par le ministre des armées, en s'appuyant sur la loi du 31 décembre 1968 et la jurisprudence du Conseil d'État concernant les préjudices continus et évolutifs.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

19 février 2026• 3ème chambre