Jurisprudence administrative
384 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
384 075
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605038
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... B... visant à obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour la sauvegarde d'une liberté fondamentale, n'était pas caractérisée par la seule suspension de ses missions professionnelles. La requête a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans préjudice d'autres voies de recours pour obtenir un document provisoire de séjour.
Avocat : GAGLIARDINI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605095
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'une ressortissante turque visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande avait fait naître une décision implicite de rejet, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, il ne pouvait pas ordonner la mesure sollicitée sans méconnaître l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605100
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande d'une ressortissante tunisienne visant à enjoindre au préfet de la convoquer pour un rendez-vous et de lui délivrer un récépissé provisoire dans le cadre du renouvellement de sa carte de séjour. Le juge estime que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande, déposée en ligne le 12 août 2025, a fait naître une décision implicite de rejet le 12 décembre 2025. La requête est donc jugée mal fondée au regard des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que des articles R. 431-2, R. 431-15-1 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605105
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'une ressortissante sénégalaise visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé pour sa demande de titre de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise". Le juge a considéré que le silence gardé par la préfecture pendant plus de 90 jours sur sa demande avait fait naître une décision implicite de rejet, rendant impossible une injonction en référé. La solution s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 422-10, R. 432-1, R. 432-2 et R. 422-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605111
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B... A... visant à contraindre le préfet à lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'était pas remplie, notamment au vu de l'existence d'une autre procédure en cours et d'une audience fixée à une date proche. La requête a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : BTIHADI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605258
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 CJA), rejette la requête de M. A... qui sollicitait une mise à l'abri et des mesures contre une hospitalisation sous contrainte. Le juge estime que les litiges allégués entre personnes privées et le contrôle des mesures d'hospitalisation sans consentement relèvent de la compétence exclusive de l'ordre judiciaire. En l'absence d'éléments établissant une carence fautive de l'administration, la demande est jugée manifestement mal fondée et rejetée selon la procédure de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600935
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... A... contestant les résultats des élections municipales de Saint-Denis-de-Méré. Le juge estime que la requête est manifestement irrecevable, car les griefs soulevés (utilisation du bilan de mandat et refus d'accès au budget) ne constituent pas une protestation électorale valable au sens de l'article R. 119 du code électoral, faute de conclusions précises demandant l'annulation du scrutin. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600986
Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. E... A... qui contestait la légalité d'une liste concurrente aux élections municipales. Le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable, car le juge administratif ne peut examiner les irrégularités liées à la constitution d'une liste que dans le cadre d'un recours contestant les résultats de l'élection, conformément aux articles L. 248 et R. 119 du code électoral. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes irrecevables.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601014
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête en suspension d'une décision d'invalidation de permis de conduire. Le ministre de l'intérieur ayant retiré la décision contestée, la demande est devenue sans objet. La juridiction s'est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer cette ordonnance de non-lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601049
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande de suspension de l'invalidation du permis de conduire. Cette demande est devenue sans objet après le retrait de la décision contestée par le ministre de l'Intérieur. Le tribunal rejette également la demande d'allocation d'une somme d'argent au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : POHIN ZOÉ
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601095
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a désigné un médiateur pour régler le litige opposant la SCI Los Bellos à la commune de Charnay-lès-Mâcon concernant l'opposition du maire à une déclaration préalable de division parcellaire. La juridiction a pris cette mesure, fondée sur les articles L. 213-7 à L. 213-10 et R. 213-1 et suivants du code de justice administrative, en raison de l'accord des deux parties pour recourir à cette procédure. La médiation est fixée pour une durée initiale de trois mois.
Avocat : LE MEIGNEN BENOÎT
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600035
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui contestait le refus de remise d'un trop-perçu de prime d'activité. Le juge relève que la requérante se borne à contester la réalité de l'indu, un moyen inopérant dans le cadre d'un recours contre un refus de remise gracieuse, et qu'elle n'allègue aucun élément sur sa situation de précarité financière. La décision s'appuie sur les articles R. 845-3 du code de la sécurité sociale, relatif à la remise de l'indu, et R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet par ordonnance des requêtes fondées sur des moyens manifestement inopérants.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600137
Le Tribunal administratif de Besançon rejette la requête de Mme A... qui contestait des décisions de la CAF du Jura accordant une remise partielle de dettes pour des trop-perçus d'APL et de RSA. Le tribunal estime que les moyens invoqués, qui contestent le principe même de l'indu sans démontrer une situation de précarité justifiant une remise totale, sont inopérants dans le cadre de ce litige. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative, L. 553-2 du code de la sécurité sociale, L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, et 1302 du code civil.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600775
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté municipal ordonnant des travaux de démolition. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car elle n'est pas accompagnée d'une copie du recours en annulation principal, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En conséquence, le juge n'a pas à examiner les arguments sur l'urgence ou le doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602481
Le Tribunal Administratif de Toulouse rejette la demande de suspension d'un permis de construire. Le requérant n'a pas satisfait à une condition de procédure essentielle en omettant de joindre à sa requête en référé une copie de son recours au fond, ce qui la rend irrecevable au regard de l'article R. 522-1 du code de justice administrative. La juridiction applique également les dispositions du code de l'urbanisme relatives aux recours.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602584
Le Tribunal Administratif de Toulouse rejette la demande de suspension en référé d'un titre de recettes pour recouvrement d'un indu de RSA. Le requérant n'a pas joint la copie de son recours au fond, rendant sa demande irrecevable. De plus, aucun des moyens soulevés ne crée un doute sérieux sur la légalité du titre, et la force exécutoire de celui-ci était déjà suspendue par la saisine du juge du fond en vertu de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2403852
Le Tribunal administratif de Rennes donne acte du désistement du requérant concernant le recours contre le retrait de sa subvention MaPrimeRénov'. La juridiction statue par ordonnance sur la base des articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative. Elle condamne l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) à verser au requérant une somme de 800 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
Avocat : HAYOUN
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2404387
Le Tribunal administratif de Rennes statue par ordonnance sur une requête en excès de pouvoir concernant le retrait d'une subvention MaPrimeRénov'. Le tribunal donne acte du désistement des requérants, mettant ainsi fin au litige principal sur l'annulation de la décision de l'ANAH. Il rejette par ailleurs la demande de l'ANAH de condamner les requérants à une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CORNILLE-FOUCHET SOCIETE D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2508054
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... B... comme manifestement irrecevable. Le requérant, qui contestait une décision relative à son titre de séjour, n'avait pas joint l'acte attaqué à sa requête et n'a pas régularisé son dossier malgré une mise en demeure du tribunal. La juridiction a appliqué les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 412-1 du code de justice administrative pour constater cette irrecevabilité.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602209
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, rejette la requête de M. A... qui contestait les modalités de liquidation de sa pension de retraite de marin. La juridiction estime la demande manifestement irrecevable, notamment car le requérant n'a pas précisé le fondement juridique de son référé, n'a pas joint une copie de l'acte attaqué, et n'a pas justifié d'un recours au fond distinct. La décision s'appuie sur les articles L. 522-3, R. 522-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.