Jurisprudence administrative
370 044 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
370 044
Décisions totales
384 929
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603625
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de suspension en référé d'une mise en demeure d'expulsion. La requérante, occupant sans titre, invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. Le juge a estimé que les conditions cumulatives de l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étaient pas remplies, notamment en l'absence de doute sérieux sur la légalité de la procédure engagée sur le fondement de l'article 38 de la loi du 5 mars 2007.
Avocat : JBL AVOCATS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2328289
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme F... visant à annuler l'arrêté ministériel du 11 octobre 2023 autorisant son licenciement pour motif disciplinaire. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la procédure disciplinaire et à l'appréciation des faits, n'étaient pas fondés. Elle a également déclaré irrecevables les conclusions de l'employeur demandant une amende pour recours abusif, relevant qu'il s'agit d'un pouvoir propre du juge. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail, notamment après le renvoi préjudiciel au Conseil constitutionnel concernant l'article L. 1232-3.
Avocat : CABINET L'ATELIER DES DROITS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426772
Le Tribunal administratif de Paris a annulé la décision implicite du préfet de police refusant de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à un ressortissant guinéen. Le juge a retenu que, le dossier étant complet et l'administration n'ayant pas produit de défense, le refus de délivrer le récépissé prévu à l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers était illégal. En revanche, les conclusions demandant une injonction de délivrance ont été rejetées, une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour étant intervenue entre-temps. L'État a été condamné à verser 500 euros au requérant au titre des frais non compris dans les dépens.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427460
Le Tribunal administratif de Paris a annulé la décision implicite par laquelle le préfet de police a refusé de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à un ressortissant tunisien. Le juge a retenu que, l'administration n'ayant pas contesté le caractère complet du dossier, son refus de délivrer le récépissé prévu à l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était illégal. En revanche, les conclusions tendant à l'injonction de délivrer le récépissé ont été rejetées, une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour étant intervenue entre-temps.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431637
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D... visant à annuler le refus de délivrance d'une carte de résident de dix ans. Le tribunal a jugé que le refus, motivé par l'absence de preuve de la transmission d'une attestation de niveau A2 en français, n'était entaché ni d'incompétence ni d'insuffisance de motivation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 413-7 relatif à la condition d'intégration républicaine.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2433905
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de Mme A... B..., une ressortissante philippine, visant l'annulation du refus implicite de délivrance d'un titre de séjour. La juridiction estime que le moyen tiré du défaut de motivation est irrecevable, l'intéressée n'ayant pas demandé la communication des motifs de la décision implicite, comme l'exige l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Elle considère également que la situation de la requérante ne justifie pas la délivrance d'un titre de séjour au titre de sa vie privée et familiale (article L. 423-23 du CESEDA) ou pour des motifs exceptionnels (article L. 435-1 du CESEDA).
Avocat : BENIFLA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500045
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte de résident. Le juge a estimé que la condamnation récente de l'intéressé pour des violences conjugales en présence d'un mineur constituait une menace grave pour l'ordre public, justifiant légalement le refus au titre de l'article L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, ont été écartés.
Avocat : BESSE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510872
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour "salarié" formulée par un ressortissant sri-lankais. Le juge a retenu que le délai de recours n'était pas opposable au requérant, car l'administration n'avait pas délivré d'accusé de réception conforme, et qu'elle n'avait pas communiqué les motifs de son refus dans le délai légal suite à sa demande. La décision a été jugée illégale au regard des articles L. 112-6, L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511237
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour médical et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet de police était compétent pour signer l'arrêté, que la motivation était suffisante et qu'un examen particulier de la situation personnelle de l'intéressée avait été réalisé. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 425-9 relatif au séjour pour soins.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511455
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et son interdiction de retour. Le tribunal a jugé que les arrêtés préfectoraux du 24 avril 2025, fondés sur l'interpellation de l'intéressé pour des faits de stupéfiants, n'étaient entachés ni d'incompétence ni d'insuffisance de motivation. Il a estimé que le préfet de police avait légalement exercé son pouvoir de police des étrangers au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : GALINDO SOTO
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2518613
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le requérant, un ressortissant algérien, a finalement renoncé à sa demande d'annulation en attestant de son départ volontaire du territoire. Le tribunal a donc pris acte de ce désistement pur et simple, mettant fin à l'instance sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517334
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 12 mai 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et résultait d'un examen particulier de sa situation, au regard notamment des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, dont la méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale, ont également été écartés.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517360
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante algérienne, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 8 mai 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que l'arrêté était légal, son signataire compétent, et sa motivation suffisante au regard des dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et des articles pertinents du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a également considéré que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de la requérante.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2518105
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé les décisions d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et de fixation du pays de destination prises à l'encontre d'un ressortissant soudanais. Le juge a retenu que l'octroi ultérieur du bénéfice de la protection subsidiaire par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) privait ces mesures de base légale, car elles ne peuvent viser une personne ayant droit à un titre de séjour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la protection subsidiaire et à l'effet recognitif des décisions de la CNDA.
Avocat : DUPOURQUE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2518196
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D... visant à annuler un arrêté préfectoral du 9 juin 2025 lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence du signataire, la motivation suffisante et l'absence de méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les conclusions subsidiaires demandant la délivrance d'un titre de séjour ou un réexamen de la situation sont par conséquent devenues sans objet.
Avocat : ARIFA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520211
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 6 juin 2025 refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence du signataire et la motivation, et qu'elle ne méconnaissait pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 435-1, L. 611-1, L. 613-1) ou les exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520266
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant libérien. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, considérant que la procédure respectait les exigences du droit de la défense et que la motivation de l'arrêté était suffisante. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les principes généraux du droit de l'Union européenne relatifs au droit d'être entendu.
Avocat : BARTHOD-COMPANT LA FONTAINE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520286
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de Mme A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que la décision du préfet de police est régulière, notamment quant à la compétence de son signataire et à sa motivation, et qu'elle ne méconnaît pas le droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Le tribunal considère que l'administration n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, la requérante n'ayant pas démontré d'attaches familiales ou d'insertion en France suffisantes justifiant une régularisation.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2521072
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme E... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et les mesures associées. Le tribunal a jugé que les décisions du préfet de police étaient régulières, notamment en ce qui concerne la compétence de l'autorité signataire, la motivation suffisante et l'examen de sa situation personnelle. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : GRIOLET
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2521750
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... B..., un ressortissant algérien, qui contestait le rejet de sa demande de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen de la situation personnelle du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relevant que l'intéressé ne remplissait pas les conditions pour une délivrance de plein droit d'un titre de séjour salarié.
Avocat : TOMASI