Jurisprudence administrative

187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

187 182

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600960

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a reconnu l'urgence due au caractère exécutoire de la mesure, mais a estimé que le requérant n'avait pas démontré que l'OQTF portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ou à l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la CIDE). En conséquence, la demande de suspension et les autres conclusions ont été rejetées.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

16 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601008

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai. Le juge estime que la condition d'urgence est remplie en raison du risque d'éloignement imminent, mais que l'atteinte alléguée aux libertés fondamentales (vie privée et familiale, droit à un recours effectif) n'est pas caractérisée comme grave et manifestement illégale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article L. 761-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

16 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603896

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d’injonction faite au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate qu’une décision implicite de rejet est née au terme du délai de quatre mois prévu par l’article R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers, et que l’injonction sollicitée ferait obstacle à l’exécution de cette décision. La requête est jugée irrecevable en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

16 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604048

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant algérien visant à enjoindre au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande était née au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, et que la délivrance d'un récépissé ne faisait pas obstacle à cette décision. La requête a donc été jugée mal fondée et rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

16 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604140

**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour une demande de renouvellement de carte de résident. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : La requête est rejetée. Le juge estime que la mesure sollicitée (l'injonction de délivrer une attestation) ferait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet déjà intervenue. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (référé "mesures utiles") et l'article L. 522-3 du même code (rejet pour absence d'urgence ou demande mal fondée). Le rejet implicite de la demande de titre de séjour est né en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (délai de quatre mois).

16 mars 2026
TA14Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2504076

Le Tribunal Administratif de Caen constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de la société Carrefour Property France, qui demandait un dégrèvement de taxe foncière. Cette décision fait suite à l'avis de dégrèvement émis par l'administration fiscale, ayant déjà accordé intégralement les sommes réclamées pour les années 2024 et 2025. La juridiction rejette également la demande de la société concernant les frais de procédure.

16 mars 2026
TA14Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2504078

Le Tribunal administratif de Caen constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de la société Carrefour Property France, qui contestait ses bases de taxe foncière. L'administration ayant accordé le dégrèvement demandé pour les années 2024 et 2025, la demande est devenue sans objet. La juridiction rejette également la demande de condamnation de l'État aux frais, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

16 mars 2026
TA21Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600085

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à annuler un marché public de bornes Wifi attribué à la société QOS Télécom. Le juge estime que le requérant, tiers évincé, ne démontre pas que les vices allégués dans la notation de son offre (notamment l'attribution d'une note zéro sur un critère RSE) présentent un lien direct avec son éviction ou une gravité suffisante pour être relevés d'office. La décision s'appuie sur les principes gouvernant le recours des tiers devant le juge du contrat, issus du code de justice administrative et de la jurisprudence.

16 mars 2026
TA25Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600151

Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, rejette la requête de deux usagers contestant la décision du conseil départemental de la Haute-Saône leur réclamant un trop-perçu de RSA. La juridiction applique les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, relevant que les requérants, bien qu’invités à le faire, n’ont pas fourni les justificatifs nécessaires pour permettre au juge d’apprécier leur situation de précarité, condition essentielle pour obtenir une remise gracieuse de la dette prévue à l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles.

16 mars 2026
TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2600945

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné au préfet de la Haute-Garonne de proposer un hébergement adapté à Mme B... C..., reconnue prioritaire par la commission de médiation, sous astreinte de 200 euros par semaine de retard. Le juge a également accordé l'aide juridictionnelle provisoire à la requérante. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation (article L. 441-2-3-1) imposant une proposition d'hébergement dans un délai de six semaines après la décision de la commission.

Avocat : GALINON

16 mars 2026
TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2600990

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... qui contestait une saisie administrative pour le recouvrement d'une amende forfaitaire. Le tribunal a jugé que ce litige, relatif à l'exécution forcée d'une créance d'origine pénale, relevait de la compétence exclusive du juge judiciaire, en l'occurrence le juge de l'exécution. Cette solution s'appuie sur les articles du code de procédure pénale et du code de l'organisation judiciaire, conduisant au rejet pour incompétence de la juridiction administrative (article R. 222-1 du code de justice administrative).

16 mars 2026
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2506368

**Sujet principal** : Demande d'expertise médicale en référé pour évaluer les préjudices liés à une maladie professionnelle reconnue imputable au service. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal accueille la demande et ordonne une expertise judiciaire. Il estime l'expertise utile pour déterminer la date de consolidation, le taux d'incapacité permanente partielle (IPP) et l'évaluation de l'ensemble des préjudices, distincts de la simple atteinte à l'intégrité physique. **Textes appliqués** : L'article R. 532-1 du code de justice administrative (pouvoir du juge des référés de prescrire toute mesure utile d'expertise), ainsi que les principes issus du code général de la fonction publique concernant la réparation complémentaire des préjudices (souffrances, préjudice esthétique, etc.) en cas de maladie imputable au service.

Avocat : STINCO

16 mars 2026
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2506871

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise présentée par un propriétaire estimant que des cyprès communaux étaient à l'origine de fissures sur sa maison. Le juge a considéré que la mesure n'était pas utile, car le requérant disposait déjà d'un rapport d'expertise privée établissant un lien probable entre les arbres et les désordres, ce qui lui permettait d'engager directement une action en responsabilité. La décision s'appuie sur les conditions posées par l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui subordonne l'octroi d'une telle mesure à son utilité pour le règlement du litige.

Avocat : SELARL BOISSY AVOCATS

16 mars 2026
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2507364

**Sujet principal** : Demande d'expertise médicale en référé, présentée par une fonctionnaire victime d'un accident de service, afin de déterminer sa date de consolidation et d'évaluer ses préjudices en vue d'une action indemnitaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés fait droit à la demande et ordonne une expertise. Il estime que la mesure est utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, car elle permettra d'éclairer un litige futur sur la réparation intégrale des préjudices, distincte du régime de l'accident de service. **Textes appliqués** : L'ordonnance est principalement fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure utile d'expertise.

Avocat : TAORMINA

16 mars 2026
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2507590

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a ordonné une expertise sur la base de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge a estimé que la mesure était utile pour déterminer l'origine des inondations récurrentes affectant la propriété du requérant et leurs liens potentiels avec le réseau d'eaux pluviales géré par la communauté d'agglomération du Libournais. L'expert devra établir les causes des désordres, chiffrer les travaux nécessaires et évaluer les préjudices subis.

Avocat : SCP DEFFIEUX-GARRAUD

16 mars 2026
TA33Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2406140

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, rejette l'opposition à contrainte formée par un usager contre le recouvrement d'un indu de prime d'activité. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car elle ne contient aucun exposé des moyens, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du même code, qui permet d'éliminer les requêtes irrecevables ne pouvant plus être régularisées.

Avocat : BOSSUT

16 mars 2026
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2201610

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de l'association Lilette, Pêche et Loisirs, qui contestait son assujettissement à l'impôt sur les sociétés (IS) et à la TVA pour les exercices 2007 à 2016. La juridiction a jugé que l'association, en organisant des croisières de pêche payantes, exerçait une activité lucrative concurrentielle, ce qui l'excluait du bénéfice des exonérations prévues par les articles 206, 207 et 261 du code général des impôts pour les organismes à gestion désintéressée. Le tribunal a également estimé que les conditions pour une réfaction forfaitaire de la TVA n'étaient pas remplies et que l'administration avait correctement procédé à la taxation d'office.

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

16 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2205130

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la SARL City services visant à obtenir la décharge d'impositions supplémentaires. Le litige concernait principalement la régularité de la procédure de rehaussement d'impôt sur les sociétés, de TVA et de cotisations, suite à une vérification de comptabilité. Le tribunal a jugé irrecevable la contestation relative à la TVA et aux pénalités, au regard de l'article R. 200-2 du Livre des Procédures Fiscales, et a estimé inopérant le moyen tiré de l'absence de saisine de la commission départementale (article L. 59 du même code), rejetant ainsi l'intégralité de la requête.

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

16 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2205217

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... visant à obtenir la décharge d'impositions supplémentaires d'impôt sur le revenu et de pénalités pour les années 2014 et 2015. Le juge a jugé irrecevable pour tardiveté le recours concernant l'année 2014, le délai de réclamation étant expiré, et a rejeté le fond pour l'année 2015, considérant que les procédures de rectification et les majorations appliquées (articles 1728 et 1729 du CGI) étaient régulières et motivées. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales relatives aux délais de réclamation et au droit de reprise de l'administration.

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

16 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2300876

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux au titre des années 2017 et 2018. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification de l'administration était suffisamment motivée au sens de l'article L. 57 du Livre des Procédures Fiscales. Sur le fond, il a considéré que l'augmentation du solde débiteur du compte courant d'associé constituait, sur le fondement de l'article 111 du Code Général des Impôts, une présomption de distribution de revenus imposable.

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

16 mars 2026• 7ème Chambre