Jurisprudence administrative

187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

187 182

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600984

**Sujet principal** : Demande de provision en référé par une assistante maternelle contre le département de l'Isère suite à la rupture de son contrat de travail. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de provision, estimant que l'existence de l'obligation indemnitaire du département est **sérieusement contestable**. Les difficultés soulevées concernent tant la qualification juridique de la rupture (licenciement fautif ou fin de contrat sans licenciement) que le fondement d'une éventuelle responsabilité sans faute. **Textes appliqués** : L'article R. 541-1 du code de justice administrative (conditions pour accorder une provision) et l'article L. 421-5 du code de l'action sociale et des familles (plafond d'accueil des assistants familiaux).

Avocat : CACCIAPAGLIA

16 mars 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602556

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile. Le juge a fait droit à la demande du préfet de la Sarthe, constatant que les occupants, dont la demande d'asile avait été définitivement rejetée, occupaient indûment les lieux depuis plus de neuf mois. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que les conditions d'urgence et d'absence de contestation sérieuse étaient remplies.

16 mars 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602570

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête du préfet de la Sarthe visant à expulser une famille d'un hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA). Le juge a estimé que la mesure d'éloignement n'était pas définitive et que l'urgence n'était pas établie, notamment au regard de l'intérêt supérieur des enfants scolarisés. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative, ainsi que sur la Convention internationale des droits de l'enfant.

Avocat : SARL ALTG19

16 mars 2026
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602682

Le Tribunal administratif de Lille rejette la protestation d'un électeur concernant des irrégularités alléguées lors de la campagne du premier tour des élections municipales de Fretin. La juridiction estime que la requête est irrecevable car elle est privée d'objet, le premier tour n'ayant permis d'élire aucun candidat et le requérant ne concluant pas à l'annulation de l'élection. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 248 du code électoral.

16 mars 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601669

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution d'une décision implicite de rejet concernant la délivrance d'un document de circulation pour étranger mineur. Le juge a considéré que cette décision implicite avait été remplacée par une décision expresse de clôture du dossier, rendant la demande de suspension sans objet. La requête a été examinée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CHEBBALE

16 mars 2026
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504942

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande d'une propriétaire visant à enjoindre à la DREAL de Normandie d'exécuter un protocole d'accord relatif à des infiltrations d'eau et à la pose de fissuromètres. Le juge estime que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est pas remplie, car les infiltrations ne pénètrent pas dans l'habitation et la pose de jauges n'est pas une mesure conservatoire urgente. La demande de condamnation pécuniaire est également rejetée.

Avocat : DEBLIQUIS MAXIME

16 mars 2026
TA78Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2410718

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requête de la société Clinique cardiologique de Gasville. Le litige portait sur le montant d'une dotation d'aide à la contractualisation versée par l'Agence régionale de santé. La juridiction a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance.

Avocat : SELARL MUSSET AVOCATS

16 mars 2026
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2403380

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler des décisions de la CAF du Var lui réclamant le remboursement d'indus de prestations sociales (prime d'activité, RSA, ALF, etc.). Le tribunal a jugé que les irrégularités formelles invoquées dans les notifications ne suffisaient pas à entacher la légalité des décisions de reconstitution des droits, fondées sur une surévaluation des ressources. Les textes applicables sont le code de l'action sociale et des familles, le code de la sécurité sociale et le code de la construction et de l'habitation.

16 mars 2026• Aide sociale
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2403541

Sujet principal : Recours contre la confirmation d'un indu de prime d'activité. Juridiction : Tribunal Administratif de Toulon. Solution retenue : Rejet de la requête et confirmation de l'indu. Textes appliqués : Articles L. 842-1, L. 842-3 et L. 842-4 du code de la sécurité sociale définissant les conditions et le calcul de la prime d'activité. Motif : Les requérants n'ont pas apporté la preuve d'avoir déclaré la pension d'invalidité sur toute la période contrôlée, notamment pour janvier et février 2024.

16 mars 2026• Aide sociale
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2523002

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société Aéroports de Paris (ADP) pour annuler les décisions de mise à jour des paramètres d'évaluation des valeurs locatives des locaux professionnels en Seine-Saint-Denis pour 2026. Le tribunal a partiellement fait droit à la requête en annulant spécifiquement la décision de la commission départementale (CDVL) fixant un coefficient de localisation majoré (1,15) pour certaines parcelles à Tremblay-en-France, reconnaissant une erreur manifeste d'appréciation. Il a en revanche rejeté les autres conclusions, notamment celles fondées sur un vice de forme (absence de signature) et sur la surévaluation générale des grilles tarifaires.

Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS

16 mars 2026• 7ème Chambre
TA93Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2518883

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en urgence, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de loger un demandeur reconnu prioritaire par la commission de médiation départementale. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adapté dans le délai légal, en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. L'injonction est assortie d'une astreinte de 400 euros par mois de retard au profit du fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

16 mars 2026
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524947

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant guinéen demandant la suspension d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le juge a d'abord jugé irrecevables les conclusions visant la suspension de l'obligation de quitter le territoire, car le recours au fond suspend automatiquement cette mesure en vertu de l'article L. 722-7 du CESEDA. Ensuite, il a rejeté la demande de suspension de la décision de refus de titre de séjour, estimant qu'aucun moyen soulevé ne créait un doute sérieux sur sa légalité au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : DELVOLVE LOUIS

16 mars 2026
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605354

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension du refus implicite de renouvellement de sa carte professionnelle d'agent de sécurité par le CNAPS. La juridiction a décliné sa compétence territoriale, estimant que le tribunal administrativement compétent était celui de Montreuil, en application des articles R. 312-1 et R. 312-10 du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen au fond.

Avocat : SELARL CHAVKHALOV & MILCENT

16 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601003

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai. Le juge estime que, malgré l'urgence liée au risque d'éloignement, le requérant n'établit pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, notamment son droit à un recours effectif garanti par l'article 13 de la CEDH. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative et l'article L. 761-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

15 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601004

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension de l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai. Le juge estime que, malgré l'urgence caractérisée par un risque d'éloignement imminent, l'atteinte alléguée à une liberté fondamentale n'est pas manifestement illégale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article L. 761-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

15 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600962

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), a rejeté la demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que la requérante n'apportait pas la preuve de l'ancienneté, de la continuité et de la stabilité de son séjour à Mayotte, ni de son intégration, et qu'elle ne démontrait pas suffisamment contribuer à l'entretien et à l'éducation de son enfant né en France. Par conséquent, il n'a pas été caractérisé d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, telle que le droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ou l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE).

Avocat : CENTAURE AVOCATS

15 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600959

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que la requérante n'apporte pas la preuve d'une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ou à l'intérêt supérieur de son enfant (article 3-1 de la CIDE), considérant que la vie familiale pourrait se poursuivre dans le pays d'origine. La demande est rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

15 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601002

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a pris acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., de sa demande visant à suspendre son obligation de quitter le territoire français. Par conséquent, le juge n'a pas eu à examiner le fond des conclusions, qui invoquaient notamment une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La procédure est close sans qu'aucune mesure d'urgence ne soit ordonnée.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

15 mars 2026
TA101Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600430

Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant en référé, rejette la demande de l'association Parti communiste réunionnais (PCR) visant à interdire l'utilisation de son sigle par un candidat aux élections municipales. Le juge estime que la vérification de l'investiture d'un candidat et la sanction de l'utilisation d'un nom de parti ne relèvent pas, en l'espèce, de sa compétence en référé à la veille du scrutin. Il renvoie cette appréciation au juge de l'élection, saisi après le vote, pour examiner si les mentions litigieuses ont pu altérer la sincérité du scrutin, en application des articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 49 du code électoral.

Avocat : SELARL IAVOCATS ET PARTNERS

14 mars 2026
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604988

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'une instruction du SDIS 44 refusant des autorisations d'absence pour les élections municipales. Le juge a estimé que l'instruction, qui rappelait la nécessité de recourir au vote par procuration pour les agents de garde, ne portait pas d'atteinte grave et manifestement illégale au droit de vote, ce dernier pouvant s'exercer par procuration. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 71 du code électoral.

Avocat : DAUMONT

14 mars 2026