Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2504097

Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne une demande d'expertise médicale complémentaire présentée par M. E..., victime d'une chute de 10 mètres sur un chemin communal le 6 juin 2020. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la requête en raison de l'aggravation alléguée de l'état de santé du requérant depuis le rapport d'expertise initial du 11 octobre 2022. Il ordonne une nouvelle expertise confiée au docteur A... afin de déterminer si la consolidation de l'état de santé est intervenue au 18 juin 2022 et, le cas échéant, de réévaluer l'ensemble des préjudices subis.

Avocat : MONGIE

19 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602083

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par Mme A... d'une requête en référé, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à obtenir une injonction de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail. La requérante s'est désistée de son instance par un mémoire enregistré le 11 février 2026. Le juge des référés a constaté que ce désistement était pur et simple et qu'aucun obstacle ne s'y opposait. En conséquence, il a ordonné qu'il soit donné acte du désistement de la requête.

Avocat : BARBERIS

19 février 2026
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600323

Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... B... qui demandait la suspension de la décision du 5 février 2026 du président-directeur général du CNRS l’excluant temporairement de ses fonctions pour douze mois. Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable car M. B... n’avait pas introduit de requête distincte en annulation contre cette décision, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative. En application de l’article L. 522-3 du même code, la requête a été rejetée sans instruction ni audience.

19 février 2026
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2400895

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme D... A... visant à annuler la décision de la CNRACL fixant son taux d'invalidité à 38% et lui refusant une rente d'invalidité. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que le signataire de la décision était compétent, que la motivation était suffisante et qu'il n'y avait pas d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du décret n°2003-1306 du 26 décembre 2003 relatif au régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la CNRACL.

Avocat : LAPLANTE

19 février 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2401954

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de l'association Fédération nationale CAP Mariage, qui contestait un avis fiscal négatif refusant le bénéfice des réductions d'impôt pour dons. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation de la première décision du 6 juin 2023, car elle a été remplacée par une décision confirmative du 3 janvier 2024 suite à un recours administratif préalable, conformément aux articles L. 80 B et L. 80 CB du livre des procédures fiscales. Seule cette seconde décision est susceptible d'un recours contentieux.

Avocat : SELARL DELSOL

19 février 2026• 1ère chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600648

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande des proches de M. G... A..., décédé le 20 mai 2025 au centre hospitalier de la Timone suite à un choc anaphylactique survenu lors d'une intervention en urgence pour une hémorragie digestive. La juridiction a considéré que la demande était utile car les complications sont susceptibles d'engager la responsabilité de l'hôpital et d'ouvrir une action en réparation. L'expert désigné devra notamment déterminer si les soins prodigués étaient conformes aux données de la science, si des manquements ont été commis, et si le décès est imputable à une faute ou à un aléa thérapeutique.

Avocat : AARPI JASPER AVOCATS

19 février 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2206910

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B..., enseignante contractuelle de l'enseignement privé, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser plus de 274 000 euros pour divers préjudices liés à sa carrière. La requérante invoquait plusieurs fautes du rectorat, notamment le non-respect de son temps de travail et de son contrat d'enseignement, ainsi que des erreurs dans le versement de ses indemnités. Le tribunal a suivi le recteur de l'académie de Toulouse en jugeant qu'aucune faute de l'administration n'était établie et que les préjudices allégués n'étaient pas démontrés. La décision s'appuie notamment sur le code de l'éducation et le code de justice administrative.

Avocat : FAUGERE

19 février 2026• 3ème Chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600925

Sujet principal : Demande d'injonction pour obtenir la convocation et la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif d'Orléans (juge des référés). Solution retenue : Le juge rejette la requête. Il estime que l'injonction demandée ferait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet née du silence de l'administration, ce que le référé prévu à l'article L. 521-3 du code de justice administrative ne permet pas, sauf en cas de péril grave, situation non caractérisée ici. Textes appliqués : Articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : KIOUNGOU

19 février 2026
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411186

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'annulation d'une décision lui accordant seulement une remise partielle de sa dette de prime d'activité et sollicitait une remise totale. Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que la situation de la requérante, bien que de bonne foi, ne présentait pas un degré de précarité justifiant une réduction supplémentaire de sa dette. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui régit la remise des indus de prime d'activité.

19 février 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411288

**Sujet principal** : Recours contre le refus de remise gracieuse d'un trop-perçu de prime d'activité et d'aide personnalisée au logement (APL). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (formation sociale). **Solution retenue** : 1. Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande concernant l'APL, la dette ayant été soldée en cours d'instance. 2. La demande de remise gracieuse de la dette de prime d'activité (solde de 291,02 €) est rejetée. Le juge estime que la requérante ne démontre pas être dans une situation de précarité justifiant cette remise, et qu'elle peut solliciter un remboursement échelonné. **Textes appliqués** : L'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale (conditions de remise d'un indu de prime d'activité pour bonne foi ou précarité).

19 février 2026• JU Chambre Sociale
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2109758

La décision concerne une contestation de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) par une société civile immobilière. Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de décharge et de restitution. La juridiction a jugé que le taux de la TEOM n'était pas manifestement disproportionné par rapport aux dépenses du service public de collecte et de traitement des déchets, en application des articles 1520 du code général des impôts et L. 2224-14 du code général des collectivités territoriales.

19 février 2026• 9ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2306910

La société Carrefour demandait au Tribunal Administratif de Montreuil le remboursement d'un crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) au titre de 2018, contestant les modalités de calcul du plafond des rémunérations éligibles pour ses salariés en forfait jours et temporairement absents. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que les méthodes de calcul de l'administration fiscale, fondées sur les articles 244 quater C du code général des impôts et L. 3121-27 et suivants du code du travail, étaient conformes et ne méconnaissaient pas le principe d'égalité.

Avocat : DELSOL AVOCATS

19 février 2026• 10ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2301964

La société Alstom conteste devant le Tribunal Administratif de Montreuil des rappels de TVA sur des frais de transaction liés à la cession d'une filiale. Le tribunal, appliquant l'article 271 du code général des impôts et la directive 2006/112/CE, a rejeté sa demande. Il a jugé que l'administration fiscale était fondée à remettre en cause la déductibilité de la TVA, car la cession des titres avait revêtu un caractère patrimonial.

Avocat : Sandrine RUDEAUX

19 février 2026• 10ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2311116

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la société Carma concernant un complément de crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) au titre de 2018. Le tribunal a jugé que le calcul du plafond des rémunérations éligibles, effectué par l'administration fiscale conformément à l'article 244 quater C du code général des impôts, était légal, notamment pour les salariés en forfait jours et ceux temporairement absents. La juridiction a également déclaré irrecevable le moyen tiré d'une éventuelle inconstitutionnalité de ces dispositions fiscales.

Avocat : DELSOL AVOCATS

19 février 2026• 10ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2401985

La société Abelim NV contestait devant le Tribunal Administratif de Montreuil le cumul d'une majoration de 10% et d'une amende de 25% pour défaut de déclaration d'une plus-value imposable. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que le cumul de ces sanctions fiscales distinctes (articles 1728 et 1761 du CGI) ne méconnaissait pas le principe de proportionnalité des peines garanti par l'article 8 de la DDHC, dès lors que le montant global n'excédait pas la sanction la plus élevée et que les faits n'étaient pas qualifiés de manière identique.

Avocat : CABINET CATHERINE CRUVEILHER

19 février 2026• 10ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2402952

La société des caves et des producteurs réunis de Roquefort a demandé au Tribunal Administratif de Montreuil la restitution de cotisations sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) pour 2020 et 2021, arguant que des pénalités logistiques devaient être comptabilisées en charges courantes déductibles. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que ces pénalités, similaires à des pénalités sur marchés, relèvent de charges exceptionnelles non déductibles selon les normes comptables applicables. La décision s'appuie sur les articles 1586 ter, 1586 sexies, 1600 et 1647 du code général des impôts, qui définissent de manière limitative les éléments déductibles pour le calcul de la CVAE.

19 février 2026• 10ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2402958

**Sujet principal** : La demande de la société Groupe Lactalis Food Service France visant à obtenir la restitution de cotisations sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) au motif que des pénalités logistiques devaient être comptabilisées comme des charges courantes déductibles. **Juridiction** : Tribunal administratif de Montreuil (10ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime que les pénalités logistiques, sanctionnant l'inexécution contractuelle, sont de nature exceptionnelle et doivent être comptabilisées comme des charges non déductibles pour le calcul de la CVAE, conformément aux normes comptables applicables. **Textes appliqués** : Articles 1586 ter, 1586 sexies, 1600 et 1647 du code général des impôts, définissant le régime et l'assiette de la CVAE, ainsi que les normes comptables en vigueur.

19 février 2026• 10ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2404362

La décision concerne la contestation par une société de la déductibilité, pour le calcul de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), de pénalités logistiques qu'elle a comptabilisées en charges exceptionnelles. Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de restitution des cotisations. Il a jugé, en application des articles 1586 ter et 1586 sexies du code général des impôts, que ces pénalités, assimilables à des pénalités sur marchés, ne pouvaient être considérées comme des charges courantes déductibles de l'assiette de la CVAE.

19 février 2026• 10ème chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2211333

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la demande d'un chauffeur de taxi visant à annuler des titres de perception émis pour recouvrer des aides du fonds de solidarité COVID-19, d'un montant de 15 320 euros, qu'il a indûment perçues. Le tribunal estime que le requérant, qui n'avait pas d'activité durant les périodes concernées, n'était pas éligible à ces aides, conformément aux conditions fixées par l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020. Il écarte également les moyens tirés du défaut de motivation des actes et du principe de sécurité juridique, et juge irrecevables les conclusions subsidiaires demandant un échelonnement du paiement.

Avocat : ARC PARIS AVOCATS

19 février 2026• 3ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2313624

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a jugé une demande en responsabilité contre le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). Le requérant demandait réparation des préjudices subis suite au rejet fautif de sa demande de carte professionnelle d'agent de sécurité, décision annulée par le même tribunal en 2020. Le tribunal a retenu la responsabilité du CNAPS pour faute et a ordonné une expertise afin d'évaluer le préjudice financier lié à la perte de chance d'emploi, en application des principes généraux de la responsabilité administrative.

Avocat : GOULAY CELIA

19 février 2026• 12ème Chambre