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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 903 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 903

Décisions totales

383 581

Ordonnances

333 255

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2305238

Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur une demande d'indemnisation d'un syndicat de copropriétaires pour préjudice résultant d'un refus de concours de la force publique dans l'expulsion d'une occupante. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'annulation, considérant qu'il s'agissait d'un recours de plein contentieux indemnitaire. Sur le fond, il a partiellement fait droit à la demande en condamnant l'État à verser une indemnité, mais pour un montant inférieur à celui réclamé, en se fondant sur les articles L. 153-1 et R. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution.

Avocat : LE BRIERO

19 février 2026• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2305873

Le Tribunal administratif de Paris a statué sur une demande d'indemnisation d'une société allemande suite à des dégradations subies par son véhicule lors d'une mise en fourrière par la Ville de Paris. Le tribunal a retenu la responsabilité de la Ville pour l'endommagement des jantes, mais a rejeté la demande de remplacement intégral des roues et jantes, ainsi que le montant plus élevé réclamé pour le préjudice d'immobilisation. Il a fixé l'indemnisation à 1 529,67 € pour la réparation des jantes et 87,50 € pour l'immobilisation, conformément à l'expertise produite par la Ville, en application des principes généraux de la responsabilité administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : ALRIC

19 février 2026• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2310039

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de la société H Sécurisation, qui demandait l'annulation du refus implicite de paiement de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) et une condamnation indemnitaire. La juridiction estime que la requérante n'a pas établi la réalité de la cession de créance qu'elle invoquait, faute de production des mandats nécessaires, conformément aux articles 1321 et 1322 du code civil. Par conséquent, elle n'a pas qualité pour agir contre la CDC au titre de cette créance.

Avocat : CABINET ADDEN AVOCATS

19 février 2026• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2328102

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande d'indemnisation de la société Axa France IARD, agissant en tant qu'assureur subrogé. La juridiction a estimé que le lien de causalité direct et certain entre les dommages subis par le local commercial et la manifestation du 11 mars 2023 n'était pas établi, notamment en raison du dépôt tardif de plainte et de l'absence de précisions sur les faits. Par conséquent, la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure n'a pas été retenue.

Avocat : LAGRANGE

19 février 2026• 3e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2328143

**Sujet principal** : Recours de la société Sodexo justice services contre une pénalité contractuelle de 300 000 euros infligée par l'État dans le cadre d'un marché de concession de main-d'œuvre pénitentiaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de remboursement. Il estime que l'État, bien qu'ayant manqué à son obligation de garantir 225 jours d'ouverture des ateliers (avec seulement 218 jours en 2021), a compensé ce manquement en révisant à la baisse l'objectif de volume de travail. La société ne démontre pas que cette révision était insuffisante pour tenir compte des perturbations. **Textes appliqués** : Les stipulations du marché (CCTP et CCAP), notamment l'article 24.6 du CCAP relatif à l'exonération des pénalités, et les principes généraux du droit de la commande publique.

Avocat : SELARL CABANES AVOCATS

19 février 2026• 3e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400111

Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande d'indemnisation pour faute médicale lors de soins bucco-dentaires à l'hôpital Bretonneau (AP-HP). Il a retenu une faute de l'établissement pour la pose prolongée d'une couronne provisoire, contraire aux données de la science, ayant entraîné la perte d'une dent. La réparation est limitée à 80% du préjudice corporel, correspondant au taux de perte de chance de conserver la dent, conformément à l'article L. 1142-1 du code de la santé publique.

Avocat : CABINET DUFAU-ZAYAN ASSOCIÉS

19 février 2026• 6e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2401136

La décision concerne la responsabilité de l'État pour refus de prêter le concours de la force publique à l'exécution d'un jugement d'expulsion. Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande d'indemnisation de la SCI Guillant, estimant que le préfet de police n'avait pas commis de refus fautif. La juridiction s'est fondée sur les articles L. 153-1 et L. 412-6 du code des procédures civiles d'exécution, ainsi que sur l'ordonnance du 25 mars 2020, pour constater que les délais légaux, notamment la trêve hivernale prolongée, justifiaient le report de l'expulsion.

Avocat : CABINET TOURNIER (SCP)

19 février 2026• 3e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2414958

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Inter dépannage, qui contestait des titres de perception émis par la maire de Paris pour sanctionner l'utilisation de véhicules diesel non conformes au contrat. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée et que les pénalités contractuelles, prévues par le cahier des clauses administratives particulières (CCAP), n'étaient pas disproportionnées. La décision s'appuie sur le droit des contrats administratifs et le principe de l'autonomie de la volonté des parties.

Avocat : SFEZ

19 février 2026• 4e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2421242

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'Air France visant à annuler une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur. La société était sanctionnée pour avoir transporté vers la France un passager marocain dont le passeport était altéré par l'arrachage d'une page. Le tribunal a jugé que l'altération constituait une irrégularité manifeste que la compagnie aurait dû déceler lors de l'embarquement, en application des articles L. 821-6 à L. 821-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article L. 6421-2 du code des transports.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

19 février 2026• 3e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427560

Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande d'indemnisation fondée sur la responsabilité sans faute de l'État pour des dégradations survenues lors d'une manifestation. La requête de la société HNFR Agence Immobilière a été déclarée irrecevable pour défaut de demande préalable, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En revanche, le tribunal a retenu la responsabilité de l'État envers la société Axa France, l'assureur, sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, et l'a condamné à lui verser la somme de 22 200,28 euros avec intérêts.

Avocat : SELURL PHELIP

19 février 2026• 3e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2432931

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'un ancien agent contractuel de la préfecture de police qui demandait l'annulation du rejet implicite de sa demande indemnitaire et la réparation de son préjudice lié au non-renouvellement de son contrat. Le juge a estimé que l'absence de notification de non-renouvellement dans le délai prévu par l'article 38-1 du décret du 15 février 1988 ne constituait pas une faute engageant la responsabilité de l'administration, dès lors qu'une proposition de reconduction avait été faite mais non signée par l'agent. Les conclusions indemnitaires ont donc été écartées.

Avocat : GOASDOUE

19 février 2026• 5e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2433735

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de la SA Axa France, qui sollicitait la condamnation de l'État à réparer les dommages subis par un immeuble lors d'une manifestation, sur le fondement de la responsabilité sans faute. La juridiction a jugé que la société requérante n'apportait pas la preuve de la réalité matérielle des dégradations alléguées et, par conséquent, de l'existence d'un préjudice réparable. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure.

Avocat : SELURL PHELIP

19 février 2026• 3e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503478

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'Air France visant à annuler une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur. L'amende était fondée sur les articles L. 821-6 à L. 821-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, car la compagnie avait débarqué un passager dépourvu de document de voyage valide. Le tribunal a jugé qu'Air France n'avait pas établi avoir procédé à la vérification requise des documents au moment de l'embarquement, comme l'impose également l'article L. 6421-2 du code des transports.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

19 février 2026• 3e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2504473

**Sujet principal** : Demande d'indemnisation par deux sociétés pour des dégradations subies par une agence bancaire lors d'une manifestation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la fin de non-recevoir opposée par l'État et retient la responsabilité sans faute de ce dernier. Il estime que les conditions légales sont remplies, écartant les arguments de l'État sur l'origine des dégradations et sur une éventuelle faute de la victime. **Textes appliqués** : L'action est fondée sur l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, qui établit la responsabilité de l'État pour les dommages causés par des attroupements.

Avocat : WATREMEZ

19 février 2026• 3e Section - 1re Chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500695

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. B... d’un recours en plein contentieux contestant le refus de l’agence de l’outre-mer pour la mobilité de lui accorder, ainsi qu’à ses filles, l’aide à la continuité territoriale, et demandant réparation du préjudice matériel lié à l’achat de billets d’avion. Le requérant invoquait notamment une erreur de fait sur sa résidence permanente et un défaut de motivation. En cours d’instance, M. B... s’est désisté de sa requête, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par un jugement du 19 février 2026. Aucune solution au fond n’a donc été retenue, la procédure s’étant achevée sans examen des moyens soulevés.

19 février 2026• 2ème chambre
TA105Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400791

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de la SCCV Bitasyon, qui demandait l'annulation du refus implicite de la commune de Morne-à-l'Eau d'abroger le classement de sa parcelle en zone agricole Agf dans le PLU. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant, aucune disposition n'imposant la motivation d'un refus d'abroger un acte réglementaire. Sur le fond, il a estimé que le classement litigieux n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, les auteurs du PLU disposant d'un large pouvoir pour déterminer le zonage en cohérence avec le projet d'aménagement, sans être liés par l'usage actuel du sol. La décision s'appuie sur les articles L. 151-8 et L. 151-9 du code de l'urbanisme, ainsi que sur l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : OVEREED

19 février 2026• 2ème Chambre
TA105Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400369

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la demande de M. C... tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016-2017. Le juge a considéré que M. C..., en tant qu'associé unique et président de la société Sécurité Système Plus, était le seul maître de l'affaire, ce qui le présumait avoir appréhendé les revenus distribués, sans que la preuve contraire soit rapportée. La solution retenue s’appuie sur l’article 109-1-1° du code général des impôts, qui présume la distribution des bénéfices non mis en réserve, et sur l’article 1729 du même code, justifiant la majoration pour manquement délibéré.

Avocat : MICHEL-GABRIEL

19 février 2026• 2ème Chambre
TA105Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400422

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par M. B..., qui a chuté à vélo le 27 mai 2021 à Baie-Mahault en heurtant un nid-de-poule, et qui demandait la condamnation de la commune et de la communauté d'agglomération pour défaut d'entretien normal de la voie publique. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour le requérant de justifier de l’existence d’une demande indemnitaire préalable adressée à la commune, conformément à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un rejet pour irrecevabilité, sans examen du fond de l’affaire.

Avocat : LETIN

19 février 2026• 2ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2504079

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné l’État à verser une provision de 14 187,10 euros à M. B..., un ressortissant étranger. Cette somme répare le préjudice matériel (perte de l’allocation aux adultes handicapés) et moral subi du fait de l’illégalité d’un refus de titre de séjour, annulé pour méconnaissance de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge a estimé que l’obligation de l’État n’était pas sérieusement contestable pour cette période, allant du refus implicite (1er août 2022) à la délivrance du titre (18 septembre 2023). Les frais d’avocat ont également été mis à la charge de l’État à hauteur de 1 500 euros au titre de l’aide juridictionnelle.

Avocat : COLAS

19 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2505301

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, rejette la demande de provision de la chambre de commerce et d'industrie Aix-Marseille-Provence (CCI). La CCI réclamait 5 975 572,27 euros à la société E-Pango pour des surcoûts liés à des contrats de substitution après la suspension de l'autorisation d'activité de cette dernière. Le juge estime que la créance n'est pas sérieusement contestable, car la CCI n'a pas mis en demeure son cocontractant ni respecté son obligation de le mettre à même de suivre l'exécution des marchés de substitution. La requête est donc rejetée, sans frais de justice pour la société défenderesse.

Avocat : SELAS FOUCAUD TCHEKHOFF POCHET ET ASSOCIES

19 février 2026