Jurisprudence administrative
384 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
384 075
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502741
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir dirigé contre le refus de permis de construire. Cette solution est retenue car le maire a, avant le jugement, retiré sa décision contestée et délivré l'autorisation, privant ainsi le litige de son objet. Le tribunal applique les dispositions des articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative pour prononcer cette décision de non-lieu et rejette la demande de condamnation aux frais.
Avocat : BRL - BAUDUCCO ROTA LHOTELLIER
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2600703
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance du préfet du Var, qui retirait son recours en excès de pouvoir contre un permis de construire. En conséquence, il n'y a plus lieu de statuer sur le fond de la demande d'annulation. La juridiction s'est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement.
Avocat : COURRECH ET ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2601099
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision d'irrecevabilité d'une liste électorale présentée par l'association La Cocarde Etudiante. Le juge estime que la contestation de la régularité d'une candidature, relevant de l'article D. 719-24 du code de l'éducation, est une opération préliminaire aux élections et relève en premier lieu de la compétence de la commission de contrôle des opérations électorales. Par conséquent, la condition d'une atteinte manifestement illégale à une liberté fondamentale, requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour prononcer une suspension, n'est pas établie.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606709
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion. Le juge estime que la présence de l'intéressé, en raison de condamnations pour violences familiales, constitue une menace grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 631-1 du CESEDA. Il considère que l'atteinte alléguée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) n'est pas manifestement illégale au regard de cette menace. La demande d'aide juridictionnelle provisoire est toutefois accordée.
Avocat : VELASCO
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600981
Sujet principal : Désistement d'une protestation électorale concernant les élections municipales de Flamanville. Juridiction : Tribunal Administratif de Caen (formation de jugement). Solution retenue : Donner acte du désistement pur et simple du requérant, mettant fin à l'instance. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative (désistement).
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601130
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral autorisant l'usage de drones par la gendarmerie. Le juge estime que l'association requérante n'apporte pas la preuve d'une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée, condition nécessaire pour obtenir une suspension en urgence. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité intérieure relatives à l'emploi de ces moyens pour la recherche de personnes vulnérables.
Avocat : VERDIER
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600270
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... comme étant manifestement irrecevable. Le juge a considéré que la simple transmission d'une facture hospitalière ne constituait pas une requête régulière, car elle ne contenait ni conclusions ni exposé des moyens, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. La décision a été prise en application de l'article R. 222-1 du même code, permettant le rejet des requêtes irrecevables qui n'ont pas été régularisées dans les délais.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601016
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant dans le cadre d'un recours en excès de pouvoir contre une autorisation de licenciement économique. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : MENDEL - VOGUE ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600971
Sujet principal : Demande de mesures d'urgence pour faire cesser le rejet d'eaux usées provenant d'une micro-station d'épuration voisine sur une propriété privée. Juridiction : Tribunal administratif de Nîmes (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête, car la demanderesse n'a pas justifié du caractère d'urgence de sa demande, condition nécessaire pour obtenir des mesures en référé. Textes appliqués : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative (conditions de l'urgence et rejet des demandes non urgentes ou mal fondées), ainsi que les articles L. 2224-8 et L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales (compétences communales en matière d'assainissement).
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602446
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande d'annulation et d'injonction relative au refus d'aménagements pour le concours CRPE. Le juge a considéré que la requête, formée sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative (référé-liberté), était irrecevable car la mesure sollicitée (l'octroi définitif d'aménagements) n'avait pas le caractère provisoire requis. Il a également estimé que l'administration, en proposant de réexaminer une demande clarifiée, ne portait pas d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
Avocat : NAUSICA AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602278
**Sujet principal** : Recours contre la qualification d'un bulletin de vote comme nul lors d'un premier tour d'élections municipales. **Juridiction** : Tribunal administratif de Montpellier (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée. Le tribunal estime que le requérant ne fournit pas les précisions nécessaires pour étayer son moyen selon lequel son droit de vote aurait été bafoué. **Textes appliqués** : L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, qui permet le rejet des requêtes dont les moyens ne sont pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2503261
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir concernant une affectation de service et un refus de protection fonctionnelle d'un agent communal. Par une ordonnance, le président de la formation de jugement a donné acte du désistement pur et simple de l'action de la requérante. Cette décision a été prise en application des articles R. 222-1 et R. 636-1 du code de justice administrative, mettant ainsi un terme définitif à l'instance.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS SEBAN & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601390
**Sujet principal** : Demande d'annulation d'un titre exécutoire émis par l'ONIAM et demande subsidiaire d'expertise médicale. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (formation d'ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête principale (n° 2601390) en la rayant du greffe, la jugeant être un doublet d'une autre requête identique (n° 2601398) déposée par la même société. **Textes appliqués** : La décision est fondée sur les règles de procédure du code de justice administratif visant à éviter les doublons dans l'introduction des recours.
Avocat : CABINET D'AVOCATS EFFICIA
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601565
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé précontractuel, donne acte du désistement pur et simple de la société requérante concernant sa demande d'annulation de la procédure de passation d'un marché public. Il rejette sa demande d'allocation d'une somme d'argent au titre des frais du litige. La décision s'appuie sur les articles L. 551-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LE ROY GOURVENNEC PRIEUR
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602223
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, rejette la demande de la polyclinique du Trégor visant à obtenir la communication de documents du centre hospitalier de Lannion-Trestel. Le juge estime que la mesure sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative est inutile, une requête en exécution d'une précédente ordonnance étant déjà en cours d'instruction. Il appartient au président du tribunal saisi de cette requête d'ordonner, le cas échéant, les mesures d'instruction nécessaires.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS CORMIER BADIN
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602297
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision municipale d'exclusion temporaire d'un marché. Le juge a estimé que la demande était irrecevable car la décision contestée, prononcée en septembre 2025 pour une exclusion valable jusqu'à fin 2025, avait déjà entièrement produit ses effets au moment de la saisine en mars 2026. La solution s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, le juge constatant l'absence d'objet à une mesure de suspension.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602302
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision préfectorale refusant la délivrance d'une carte nationale d'identité. Le juge estime que le requérant ne démontre pas le caractère d'urgence, car il ne justifie pas de conséquences graves et immédiates découlant de l'absence de ce document, notamment pour voyager ou travailler. La demande est examinée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative relatifs aux conditions du référé-suspension.
Avocat : BEGUIN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603237
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, rejette la protestation de Mme A... contre les opérations du premier tour des élections municipales de Pont-de-Chéruy. Le juge estime la requête manifestement irrecevable car elle a été déposée au greffe le 23 mars 2026, soit après l'expiration du délai impératif de cinq jours suivant le scrutin du 15 mars 2026, fixé par l'article R. 119 du code électoral. En conséquence, l'ordonnance est rendue en application de l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2411620
Le Tribunal administratif de Nantes statue sur un recours en excès de pouvoir contre le refus d'un visa étudiant. La juridiction donne acte du désistement de la requérante concernant l'annulation et l'injonction, celui-ci étant intervenu après l'annonce de la délivrance du visa sans que ce fait ne soit prouvé. Elle condamne l'Etat à verser à la requérante 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour ses frais non compris dans les dépens.
Avocat : KWEMO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2420693
Le Tribunal administratif de Nantes constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête en annulation de refus de visa, car les visas ont été délivrés après l'introduction du recours, rendant la demande sans objet. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater cette situation. Elle condamne néanmoins l'État à verser 800 euros aux requérants au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : TAELMAN