Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408041

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de Mme A... visant à obtenir l'annulation d'une décision de remise partielle de dette de RSA et l'octroi d'une remise totale. Le tribunal a écarté les exceptions d'irrecevabilité soulevées par le département du Rhône, notamment l'absence de recours administratif préalable, en s'appuyant sur les articles L. 262-46 et L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Après examen au fond, il a estimé que la situation de l'intéressée ne justifiait pas une remise gracieuse plus importante que celle déjà accordée par la caisse d'allocations familiales.

19 février 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409576

Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur un recours en plein contentieux contre des contraintes émises par la CAF de l'Ain pour le recouvrement d'indus de prestations sociales et d'une pénalité. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour juger de la contestation de la pénalité administrative, relevant que cette dernière relève de la compétence exclusive du tribunal judiciaire en vertu de l'article L. 114-17 du code de la sécurité sociale. Concernant les indus de prestations (prime d'activité, allocation de logement sociale, prime exceptionnelle), le tribunal a rejeté les arguments du requérant et a jugé la dette toujours exigible.

19 février 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410003

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'annulation d'une décision accordant seulement une remise partielle de sa dette de prime d'activité et sollicitait une remise totale. Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que la requérante n'avait pas justifié d'une situation de précarité nécessitant une remise supplémentaire, malgré les dispositions de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale qui prévoit cette possibilité en cas de bonne foi ou de précarité. La décision souligne également que Mme A... peut solliciter un remboursement échelonné auprès de l'administration.

19 février 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410006

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours en plein contentieux visant l'annulation du rejet d'une demande de remise gracieuse d'une dette de prime d'activité. Le juge, statuant en tant que juge de fond, a accordé la remise totale de la dette au titre de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. Il a estimé que la requérante, Mme A..., était de bonne foi et se trouvait dans une situation de précarité justifiant cette remise, annulant ainsi la décision de la caisse d'allocations familiales.

19 février 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411005

Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur un recours en plein contentieux visant l'annulation de décisions de la CAF de l'Ain ordonnant la récupération de plusieurs indus (RSA, prime d'activité, allocation de logement sociale, aide exceptionnelle). Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision initiale de récupération du RSA, de la prime d'activité et de l'allocation de logement, car des décisions subséquentes sur recours administratif préalable obligatoire s'y étaient entièrement substituées. Le litige principal portait sur l'existence d'une communauté de vie justifiant ces indus, fondé sur les articles L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles et L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : CHOURLIN OLIVIER

19 février 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411017

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... qui contestait un titre exécutoire pour recouvrement d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le juge a estimé que la prise en compte des revenus locatifs dans le calcul du RSA était légale, les déductions pour impayés ayant déjà été appliquées, et que le requérant n'apportait pas la preuve des charges supplémentaires alléguées. La décision s'appuie sur les articles L. 262-3 et R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles définissant les ressources à considérer.

19 février 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410909

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de bénéficiaires contestant la régularisation et le recouvrement d'indus de prestations sociales (RSA, prime d'activité, APL). La juridiction a jugé irrecevables certaines conclusions (injonctions à l'administration) et a estimé que les procédures de contrôle et de recouvrement, fondées sur le code de la sécurité sociale et le code de l'action sociale, étaient régulières, notamment au regard du respect des délais et du principe contradictoire.

Avocat : SCP CARNOT AVOCATS

19 février 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411466

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... visant à obtenir l'annulation du refus de remise gracieuse d'une dette de prime d'activité et l'octroi de cette remise. Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que le requérant n'avait pas apporté la preuve d'une situation de précarité justifiant la remise, au sens de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. La décision conclut que l'absence de justificatifs sur les ressources et charges ne permet pas de reconnaître le caractère nécessaire de la mesure gracieuse.

19 février 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411492

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de Mme B... visant à obtenir la remise totale d'une dette de revenu de solidarité active (RSA). Le juge a estimé, en application de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, que la situation de l'intéressée, bien que de bonne foi, ne présentait pas un degré de précarité justifiant une remise gracieuse plus importante que celle déjà accordée partiellement par la caisse. Concernant la dette liée à la prime exceptionnelle de fin d'année, le tribunal n'a pas eu à statuer, celle-ci ayant été soldée.

Avocat : SCP CARNOT AVOCATS

19 février 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411570

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler la décision de la CAF du Rhône notifiant trois indus. Concernant les indus de RSA et de prime d'activité, le tribunal a jugé la requête irrecevable, car Mme B... n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu par les articles L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles et L. 845-2 du code de la sécurité sociale. S'agissant de l'indu de prime exceptionnelle de fin d'année, le rejet est fondé sur le non-respect des conditions de résidence en France exigées par le décret du 15 décembre 2021.

Avocat : SCP CARNOT AVOCATS

19 février 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411605

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de Mme C... visant à annuler le refus du RSA par la caisse d'allocations familiales du Rhône. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car la requérante n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, comme l'exige l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. La décision est donc fondée sur un vice de procédure.

19 février 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411611

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette l'opposition formée par un usager contre une contrainte émise pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité. Le tribunal constate que la mise en demeure réglementaire préalable a bien été notifiée au requérant et que sa bonne foi, même établie, ne fait pas obstacle au recouvrement de la dette. La décision s'appuie sur les articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale, qui régissent la procédure de contrainte.

19 février 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411693

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus de lui accorder le Revenu de Solidarité Active (RSA) pour les mois de juin à août 2024. La juridiction a jugé que les aides financières perçues par le requérant au cours du trimestre précédent, bien que de montants variables, constituaient des ressources prises en compte pour le calcul du droit au RSA, conformément aux articles L. 262-2, L. 262-3 et R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles. Elle a estimé que ces versements ne pouvaient être exclus du calcul en tant qu'aides ponctuelles au sens de l'article R. 262-11, car ils ne répondaient pas à la finalité sociale particulière requise pour une telle exclusion.

19 février 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602167

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, fait droit à la demande de la commune de Belleville-en-Beaujolais et désigne un expert judiciaire. Cette décision, prise en application des articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l'habitation, vise à faire constater l'état d'un immeuble présentant des désordres et à évaluer un éventuel danger imminent pour la sécurité. La mission de l'expert, dont le rapport est attendu sous délai, inclut la proposition des mesures provisoires nécessaires pour garantir la sécurité des personnes.

Avocat : SELARL ITINERAIRES AVOCATS

19 février 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2301514

La décision concerne une demande d'indemnisation de la SARL Eko Events contre la Ville de Paris suite à la résiliation d'une convention d'occupation du domaine public pour un karting électrique. Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par la Ville, estimant que la requête conservait un objet. Le tribunal a jugé que la convention, régie par les articles L. 2122-1 et L. 2122-3 du code général de la propriété des personnes publiques qui consacrent le caractère précaire et révocable des autorisations d'occupation, n'avait pas fait l'objet d'une résiliation expresse ou tacite de la part de la collectivité, ce qui a conduit au rejet des conclusions indemnitaires de la société.

Avocat : CABINET CLL AVOCATS (ASSOCIATION)

19 février 2026• 4e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2305238

Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur une demande d'indemnisation d'un syndicat de copropriétaires pour préjudice résultant d'un refus de concours de la force publique dans l'expulsion d'une occupante. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'annulation, considérant qu'il s'agissait d'un recours de plein contentieux indemnitaire. Sur le fond, il a partiellement fait droit à la demande en condamnant l'État à verser une indemnité, mais pour un montant inférieur à celui réclamé, en se fondant sur les articles L. 153-1 et R. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution.

Avocat : LE BRIERO

19 février 2026• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2305873

Le Tribunal administratif de Paris a statué sur une demande d'indemnisation d'une société allemande suite à des dégradations subies par son véhicule lors d'une mise en fourrière par la Ville de Paris. Le tribunal a retenu la responsabilité de la Ville pour l'endommagement des jantes, mais a rejeté la demande de remplacement intégral des roues et jantes, ainsi que le montant plus élevé réclamé pour le préjudice d'immobilisation. Il a fixé l'indemnisation à 1 529,67 € pour la réparation des jantes et 87,50 € pour l'immobilisation, conformément à l'expertise produite par la Ville, en application des principes généraux de la responsabilité administrative.

Avocat : ALRIC

19 février 2026• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2310039

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de la société H Sécurisation, qui demandait l'annulation du refus implicite de paiement de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) et une condamnation indemnitaire. La juridiction estime que la requérante n'a pas établi la réalité de la cession de créance qu'elle invoquait, faute de production des mandats nécessaires, conformément aux articles 1321 et 1322 du code civil. Par conséquent, elle n'a pas qualité pour agir contre la CDC au titre de cette créance.

Avocat : CABINET ADDEN AVOCATS

19 février 2026• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2328102

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande d'indemnisation de la société Axa France IARD, agissant en tant qu'assureur subrogé. La juridiction a estimé que le lien de causalité direct et certain entre les dommages subis par le local commercial et la manifestation du 11 mars 2023 n'était pas établi, notamment en raison du dépôt tardif de plainte et de l'absence de précisions sur les faits. Par conséquent, la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure n'a pas été retenue.

Avocat : LAGRANGE

19 février 2026• 3e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2328143

**Sujet principal** : Recours de la société Sodexo justice services contre une pénalité contractuelle de 300 000 euros infligée par l'État dans le cadre d'un marché de concession de main-d'œuvre pénitentiaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de remboursement. Il estime que l'État, bien qu'ayant manqué à son obligation de garantir 225 jours d'ouverture des ateliers (avec seulement 218 jours en 2021), a compensé ce manquement en révisant à la baisse l'objectif de volume de travail. La société ne démontre pas que cette révision était insuffisante pour tenir compte des perturbations. **Textes appliqués** : Les stipulations du marché (CCTP et CCAP), notamment l'article 24.6 du CCAP relatif à l'exonération des pénalités, et les principes généraux du droit de la commande publique.

Avocat : SELARL CABANES AVOCATS

19 février 2026• 3e Section - 1re Chambre