Jurisprudence administrative
369 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
369 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604199
Le Tribunal administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A..., ressortissant albanais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Bas-Rhin l'assignait à résidence pour 45 jours. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, malgré l'absence de justificatifs médicaux pour ses problèmes de santé allégués. Il a jugé que l'éloignement de M. A... demeurait une perspective raisonnable au sens de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que les modalités de l'assignation à résidence n'étaient pas disproportionnées. Enfin, le moyen tiré de l'article L. 611-3 du CESEDA a été écarté comme inopérant, ces dispositions ayant été abrogées.
Avocat : GASIMOV
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604305
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. D... contestant le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen de la vulnérabilité. Il a jugé que le refus était légalement fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. D... avait présenté une demande de réexamen de sa demande d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Avocat : GAUDRON
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604307
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante arménienne, contestant son transfert aux autorités bulgares et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté de transfert était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles 16 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que la dépendance de la requérante envers sa fille, invoquée au titre de l'article 16, n'était pas établie par les pièces du dossier. Par conséquent, la demande d'annulation a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.
Avocat : GASIMOV
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604308
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. C... A..., ressortissant congolais, contestant les arrêtés du préfet du Haut-Rhin du 6 mai 2026 portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et assignation à résidence. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a annulé la décision de refus de séjour au motif que le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de la situation de M. C... A... au regard de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet une admission exceptionnelle au séjour pour les étrangers exerçant un métier en tension. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et assignation à résidence ont également été annulées.
Avocat : SELARL SAORSA AVOCATS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604312
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les requêtes de M. et Mme E..., ressortissants turcs, qui contestaient leur transfert aux autorités allemandes responsables de leur demande d'asile et leur assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée et que les requérants n'apportaient pas la preuve de défaillances systémiques en Allemagne. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et qu'aucune erreur manifeste d'appréciation n'avait été commise au regard de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013.
Avocat : GASIMOV
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604315
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. E..., ressortissant algérien, contre les arrêtés du préfet du Haut-Rhin lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, lui interdisant le retour pour trois ans et l'assignant à résidence. Le requérant contestait notamment l'application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) à sa place, estimant que seul l'accord franco-algérien régissait sa situation. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, validant la légalité des décisions préfectorales fondées sur la menace pour l'ordre public que constituait l'intéressé. La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du CESEDA, notamment l'article L. 432-1-1.
Avocat : GAIBLE
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604316
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. B... d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Bas-Rhin du 12 mai 2026 lui faisant obligation de quitter le territoire français. En cours d'instance, le préfet a retiré cet arrêté par une décision du 22 mai 2026. Le tribunal a constaté que ce retrait, devenu définitif, privait d'objet les conclusions principales de la requête. Il a en conséquence prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté les demandes d'injonction et de suspension, tout en condamnant l'État à verser 1 000 euros à l'avocat de M. B... au titre des frais de justice.
Avocat : ELSAESSER
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2613655
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B... qui demandait une injonction de délivrance d’un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge retient que l’existence d’un arrêté préfectoral de refus de renouvellement de titre de séjour du 15 octobre 2024 fait obstacle à la mesure sollicitée, en l’absence de péril grave et d’utilité de la mesure. La solution est fondée sur les articles L. 521-3 et L. 521-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2614209
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. E... tendant à la suspension de la décision du 30 avril 2026 prolongeant son placement à l’isolement jusqu’au 13 juillet 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, l’administration pénitentiaire ayant justifié de circonstances particulières liées au profil pénal du requérant et au contexte médiatique entourant l’assassinat de son père, de nature à renverser la présomption d’urgence. En l’absence d’urgence, la demande de suspension a été rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : CABINET MR AVOCAT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2614639
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C..., ressortissant marocain, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de police de le convoquer pour enregistrer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. C... n'a pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, alors qu'il occupe un emploi salarié depuis plus de quatre ans malgré l'irrégularité de son séjour. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la jurisprudence relative à l'obligation pour l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable.
Avocat : VAHEDIAN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2614800
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B... visant à suspendre l'arrêté du 18 mars 2026 par lequel le préfet de police lui a retiré sa carte de séjour pluriannuelle. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas l'impact du retrait sur son activité économique et étant à l'origine de la situation qu'elle invoquait. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen sérieux, de la violation de l'article L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ou de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : CABINET FELTESSE, WARUSFEL, PASQUIER & ASSOCIES (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2615020
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour de M. A..., ressortissant sénégalais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressé ayant obtenu une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 27 août 2026 et ne justifiant d'aucune circonstance particulière rendant nécessaire une mesure provisoire. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : SIMON
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2615203
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de police refusant le renouvellement du titre de séjour pour raison médicale de M. A.... Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire à la suspension, n'était pas établie, le requérant ne démontrant pas que l'exécution de la décision aurait des conséquences graves et immédiates sur son état de santé ou sa situation personnelle. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens relatifs à la légalité de l'arrêté.
Avocat : MAILLARD
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2615318
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. C..., ressortissant marocain, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de lui remettre son titre de séjour pluriannuel. Le juge constate que le requérant ne démontre pas avoir fixé sa résidence à Paris avant mai 2026, alors qu'il résidait dans les Hauts-de-Seine lors de sa demande de renouvellement de titre. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, et non de celui de Paris. La requête est donc rejetée pour incompétence territoriale.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2615439
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la suspension de la décision du jury du DEUST « Préparateur technicien en pharmacie » lui refusant une nouvelle inscription. La requérante invoquait notamment l'urgence, un défaut de base légale des modalités de contrôle des connaissances, et une erreur manifeste d'appréciation liée à son assiduité et à son état de santé. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et du code de justice administrative.
Avocat : LAVAL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2615808
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante russe, qui demandait une injonction de délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. La juge a constaté que la demande de renouvellement avait été clôturée et que l'intéressée s'était vu délivrer une carte de résident longue durée-UE par le préfet de l'Yonne. En conséquence, l'urgence n'était pas caractérisée et la mesure sollicitée était dépourvue d'utilité.
Avocat : SCHOELLKOPF
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2616679
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête en référé suspension de M. B..., qui contestait l’annulation de sa convocation à une épreuve du BTS audiovisuel par le service interacadémique des examens et concours (SIEC). Le juge a estimé que la décision attaquée, prise par une autorité dont le siège est à Arcueil (Val-de-Marne), relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Melun, et non de Paris. En application des articles R. 312-1 et R. 522-8-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme irrecevable.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2616685
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête en référé suspension de M. A..., qui contestait l'annulation de sa convocation à une épreuve du BTS audiovisuel par le service interacadémique des examens et concours (SIEC). Le juge a estimé que la requête relevait de la compétence du tribunal administratif de Melun, car le SIEC a son siège à Arcueil (Val-de-Marne). En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, la compétence territoriale est déterminée par le lieu de l'autorité ayant pris la décision. La requête a donc été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sur le fondement de l'article R. 522-8-1 du même code.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2616689
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B... qui demandait la suspension de l’annulation de sa convocation à une épreuve du BTS audiovisuel par le service interacadémique des examens et concours (SIEC). Le juge estime que la décision attaquée, prise par une autorité dont le siège est situé dans le Val-de-Marne, relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Melun, et non de Paris. En conséquence, la requête est rejetée comme irrecevable sur le fondement des articles R. 312-1 et R. 522-8-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2602789
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, annule l'arrêté du 27 février 2026 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a ordonné le transfert de M. B..., ressortissant turc, aux autorités allemandes. Le juge retient que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 n'a pas été réalisé par une personne qualifiée, faute pour l'administration de démontrer la compétence de l'agent ayant mené l'entretien, identifiable seulement par un cachet sommaire. Cette irrégularité vicie la procédure et justifie l'annulation de la décision de transfert, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Le tribunal admet également M. B... au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : EDEN AVOCATS