Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310987
Le Tribunal administratif de Nantes donne acte du désistement de la requête de Mme B... visant à contester le rejet de sa demande de remise gracieuse d'un indu d'aide personnalisée au logement. La juridiction constate que la créance est soldée et que la requérante, invitée à confirmer le maintien de son recours, n'a pas répondu dans le délai imparti. Elle est donc réputée s'être désistée en application des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2511538
Le Tribunal administratif de Nantes constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, car l'administration a accordé la pension de réversion sollicitée après l'introduction du recours, rendant ces conclusions sans objet. Il condamne néanmoins l'État à verser 500 euros au requérant au titre des frais exposés pour l'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du même code et les dispositions du code des pensions civiles et militaires de retraite.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2516450
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête d'un détenu demandant réparation pour ses conditions de détention. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car elle a été introduite hors délai, après l'expiration du délai de deux mois pour contester la décision implicite de rejet de l'administration. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative relatifs aux irrecevabilités manifestes et aux délais de recours.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601099
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande d'expulsion de la commune. Le juge estime que la requête, dirigée contre des personnes non identifiées ("gens du voyage"), est dépourvue d'utilité au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La commune n'a pas satisfait à l'obligation de notification aux défendeurs, rendant la mesure inopérante.
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2401926
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir l'annulation du refus de remise gracieuse d'un trop-perçu de RSA. Le juge a estimé que la requérante, ayant omis de déclarer sa vie en commun pendant plus de deux ans, ne pouvait être considérée comme étant de bonne foi, condition essentielle prévue par l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles. Par conséquent, le conseil départemental de l'Aube avait légalement refusé la remise de la dette.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600858
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par la commune de Médonville d'une demande de désignation d'un expert, sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a accédé à cette demande, estimant que les éléments produits par le maire établissaient que l'immeuble en cause pourrait présenter un risque pour la sécurité publique au sens de l'article L. 511-2 du même code. Il a donc ordonné, en procédure de référé, la désignation d'une experte chargée de constater l'état des lieux et de proposer les mesures nécessaires pour faire cesser le danger.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600818
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction contre le préfet des Alpes-Maritimes pour la délivrance d'un titre de séjour ou d'une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a rejeté la demande de titre de séjour, estimant qu'elle excédait le pouvoir provisoire du référé. Concernant l'attestation, il a constaté son existence et sa délivrance effective, rendant la demande sans objet. La décision s'appuie sur les articles L. 511-1 et L. 521-3 du code de justice administrative relatifs aux conditions du référé.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601559
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande d’injonction faite au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail. Le juge constate que la demande de titre de séjour, déposée depuis plus de quatre mois, est désormais couverte par une décision implicite de rejet en vertu des articles R. 432-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers. La mesure sollicitée ferait donc obstacle à l’exécution de cette décision administrative, ce qui est contraire aux conditions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601801
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé-liberté, rejette la demande d’injonction à l’État de proposer un hébergement d’urgence à la requérante et sa famille. Le juge estime que l’administration n’a pas commis de carence caractérisée, la requérante ayant refusé une proposition de relogement adaptée. La décision s’appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 345-2 et suivants du code de l’action sociale et des familles.
Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500763
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a accordé une provision à la société Bureau Véritas Construction pour une créance contractuelle impayée par le département de Mayotte. Le juge a estimé que l'existence de l'obligation n'était pas sérieusement contestable, rejetant le moyen du non-lieu à statuer fondé sur un prétendu paiement qui concernait un autre bon de commande. La décision, fondée sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative et les articles du code de la commande publique relatifs aux intérêts moratoires, condamne le département à verser la provision, les intérêts, des indemnités légales et une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : GAUDIN JUNQUA-LAMARQUE & CALONI
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600951
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale, protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle est également rejetée, l'action étant considérée comme manifestement mal fondée au regard des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600952
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que la requérante n'apportait pas la preuve de l'ancienneté, de la stabilité et de l'intégration de sa vie familiale en France, nécessaire pour caractériser une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale protégé par l'article 8 de la CEDH. La demande a donc été jugée mal fondée et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : KALED
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600953
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve de liens familiaux stables et effectifs en France suffisants pour caractériser une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale, protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête est donc rejetée comme mal fondée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : KALED
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600954
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant, en ne fournissant aucun élément probant sur son intégration et sa vie familiale en France, n'établissait pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : KALED
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600955
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), constate que la requête de M. A... a perdu son objet. En effet, le préfet a retiré l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) contesté avant l'audience, rendant sans objet la demande de suspension. Le juge donne donc acte de ce retrait et déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le fond de la requête. Il accorde néanmoins l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle au requérant en raison de l'urgence initiale de la situation.
Avocat : KOURAVY MOUSSA-BE
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600956
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que la requérante n'apporte pas les justifications suffisantes pour établir l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, en l'occurrence son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et l'intérêt supérieur de son enfant (article 3-1 de la CIDE). La demande est donc rejetée, sans qu'il soit besoin de statuer sur la condition d'urgence.
Avocat : MOHAMED
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600957
**Sujet principal** : Demande de suspension en urgence d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et demande de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Mayotte (formation de référé-liberté). **Solution retenue** : Le juge des référés suspend l'exécution de l'OQTF et enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours, estimant que la mesure porte une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de la requérante. Il accorde également une somme d'argent à la requérante. **Textes appliqués** : Article L. 521-2 du code de justice administrative (référé-liberté), article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit au respect de la vie privée et familiale), et article L. 761-1 du même code (frais de procédure).
Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600961
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, en l'occurrence son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et l'intérêt supérieur de son enfant (article 3-1 de la CIDE), faute d'avoir démontré l'ancienneté, la continuité et la stabilité de son séjour à Mayotte. La décision est fondée sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600963
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant comorien, n'apportait pas la preuve d'une vie privée et familiale suffisamment établie à Mayotte pour caractériser une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : AHAMADA
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600973
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a suspendu l'exécution d'un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'une ressortissante malgache. Le juge a estimé que cette mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale, protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard de sa vie familiale établie en France avec son conjoint et leurs deux enfants français. Il a enjoint au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente du réexamen de sa situation.
Avocat : CENTAURE AVOCATS