Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601166

Le Tribunal Administratif de Nice, saisi en plein contentieux par M. D..., a examiné le refus du préfet des Alpes-Maritimes d'enregistrer sa candidature aux élections municipales de Nice, motivé par l'inéligibilité présumée d'un colistier. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, la décision attaquée n'ayant pas été retirée. Sur le fond, il a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en vérifiant l'éligibilité de M. C... lors de l'enregistrement de la liste, cette vérification relevant du juge de l'élection et non du contrôle préalable prévu à l'article L. 265 du code électoral. En conséquence, le tribunal a annulé la décision préfectorale et enjoint au préfet de délivrer le récépissé de candidature.

Avocat : SUI GENERIS SOCIETE D'AVOCATS

18 février 2026• 5ème Chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500282

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus partiel de remise gracieuse d’un indu d’aide personnelle au logement de 2 186 euros. La requérante invoquait sa précarité et une erreur de la CAF, mais le tribunal a constaté que l’indu résultait d’une discordance entre les frais réels déclarés à la CAF et sa déclaration fiscale, sans explication de sa part. En application des articles L. 822-5 et R. 822-3 du code de la construction et de l’habitation, la CAF a régulièrement réintégré la somme dans ses ressources. Le juge a estimé que la situation de précarité de Mme C... ne justifiait pas une remise totale, la remise partielle de 1 093 euros accordée par la CAF étant suffisante.

18 février 2026• R222-13 (JU 2)
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500406

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus partiel de remise de dette d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 766,23 euros. La requérante sollicitait l’annulation de la décision de la caisse d’allocations familiales (CAF) qui lui avait accordé une remise partielle de 383,12 euros. Le tribunal, statuant en plein contentieux, a estimé que la bonne foi de Mme B... n’était pas établie en raison d’une omission déclarative des salaires de son mari, et que sa situation financière ne justifiait pas une remise supplémentaire, la dette étant en voie d’être soldée. La décision s’appuie sur l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles.

18 février 2026• R222-13 (JU 2)
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500627

Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la demande de M. D... visant à obtenir l'annulation du refus implicite de remise gracieuse totale de sa dette d'aide personnalisée au logement (APL) et de majoration pour vie autonome. Saisi en plein contentieux, le tribunal a d'abord décliné sa compétence pour le litige relatif à la majoration pour vie autonome, relevant de la compétence du tribunal judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 211-16 du code de la sécurité sociale. Sur le fond, concernant l'APL, le tribunal a rejeté la requête en considérant que la situation de précarité et l'état de santé invoqués par M. D... ne justifiaient pas une remise totale de sa dette, la CAF ayant déjà accordé une remise partielle. La solution s'appuie sur les articles L. 821-1, L. 825-3 et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale.

18 février 2026• R222-13 (JU 2)
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2300959

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de Mme A... visant à obtenir réparation des préjudices subis suite à l’annulation de son licenciement par la commune de Marseille. La requérante sollicitait l’indemnisation de pertes de gains, d’une incidence professionnelle et d’un préjudice moral. Le tribunal a rappelé que l’illégalité d’une décision administrative, en l’espèce un vice de procédure, n’engage la responsabilité de l’administration que si elle est la cause directe du préjudice. En l’espèce, la décision de licenciement a été annulée pour un vice de procédure, mais le tribunal a recherché si une décision identique aurait pu être prise régulièrement. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le raisonnement s’appuie sur le décret n°88-145 du 15 février 1988 relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale.

Avocat : MAURY

18 février 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601930

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de proposer à M. A..., réfugié reconnu par la CNDA, une solution de substitution pour déposer sa demande de titre de séjour, dans un délai de huit jours sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Le juge a constaté que l'impossibilité technique d'utiliser le téléservice ANEF constituait une situation d'urgence et une mesure utile, en application des articles R. 431-2 du CESEDA et de l'arrêté du 1er août 2023. La requête a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, et une somme de 1 200 euros a été mise à la charge de l'État au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : MICHEL-BECHET

18 février 2026
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2302467

Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a rejeté la requête de M. et Mme B... qui demandaient la décharge de rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour 2015-2017 et de majorations pour activité occulte sur leurs cotisations d’impôt sur le revenu. Le tribunal a jugé que les revenus tirés de la concession de brevets et de marques constituaient une activité économique soumise à TVA, et non une simple gestion de patrimoine privé, en application des articles 256 et 256 A du code général des impôts. Il a également écarté le moyen tiré de l’absence de mise en demeure préalable et a confirmé la solidarité de Mme B... pour les majorations de 80 % fondées sur l’article 1728 du même code.

Avocat : BAYET ET ASSOCIES

18 février 2026• 2ème chambre
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2400363

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande de M. Sofiane Kichou, qui sollicitait la réduction de son imposition sur la plus-value réalisée en 2021 lors de la cession de titres de la société IMCL. Le requérant invoquait une diminution du prix de cession en application de l'article 150-0 D du code général des impôts, en raison d'un ajustement postérieur lié à une garantie d'actif et de passif. Le tribunal a jugé que le versement effectué par le cédant ne résultait pas d'une clause contractuelle ayant pour objet exclusif de compenser une dette antérieure ou une surestimation d'actif, comme l'exige la loi. En conséquence, la demande de réduction fiscale a été rejetée.

Avocat : GWENAEL SAINTILAN AVOCAT

18 février 2026• 2ème chambre
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2400419

Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a rejeté la demande de M. et Mme B... tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de l'année 2019. Ces impositions résultaient de la cession d'actions de la société B... France, réalisée en 2019, et les requérants soutenaient que la résolution de cette vente intervenue en 2022 anéantissait le fait générateur de l'impôt. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles 150-0 A et 150-0 D du code général des impôts, la plus-value est imposable au titre de l'année de la cession, et que la résolution ultérieure du contrat, même fondée sur les articles 1221 et 1224 du code civil, est sans incidence sur le bien-fondé de l'imposition établie pour l'année 2019. La charge de la preuve incombant aux contribuables, qui n'ont pas démontré le caractère exagéré des impositions, la requête a été rejetée.

Avocat : SAID IBRAHIM - RENAUT

18 février 2026• 2ème chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503324

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A..., agent pénitentiaire victime d'un accident de service en 2017, afin d'obtenir une nouvelle expertise médicale pour déterminer la date de consolidation de son état de santé et évaluer ses préjudices. La juridiction a fait droit à cette demande sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, considérant la mesure utile pour permettre à l'agent de demander réparation à l'État. L'expertise est confiée à un collège d'experts composé d'un psychiatre et d'un pneumologue, chargés notamment de décrire l'état de santé de M. A... et d'évaluer l'imputabilité de ses troubles à l'accident de service.

Avocat : NOEL

18 février 2026
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2200915

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par la SARL Corlay Métallerie d’un litige en plein contentieux relatif au solde du lot n° 7 du marché de construction d’une piscine pour la communauté de communes de Pleyben-Châteaulin-Porzay. La société requérante contestait le décompte général établi par la collectivité et demandait le paiement de diverses sommes au titre de travaux supplémentaires, de préjudices et de la révision des prix. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable en raison de sa tardiveté, la société n’ayant pas contesté dans le délai de six mois la décision implicite de rejet née du silence gardé sur sa réclamation. Par voie de conséquence, les conclusions reconventionnelles de la communauté de communes ont également été rejetées.

Avocat : CABINET D'AVOCATS COUDRAY

18 février 2026• 2ème Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2300101

Le Tribunal Administratif de Rennes (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A... qui demandait la réduction de ses cotisations d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour l'année 2021. La juridiction a jugé la requête irrecevable, faute pour le contribuable d'avoir adressé une réclamation préalable à l'administration fiscale, conformément aux articles R. 190-1 et R. 197-3 du livre des procédures fiscales. Sa simple visite au centre des finances publiques pour déposer sa déclaration et solliciter des informations ne constitue pas une telle réclamation.

Avocat : GROSMAN

18 février 2026• 2ème Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2303806

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la société Holding de Guibourg contestant un redressement fiscal. La société demandait la réduction d’une cotisation supplémentaire d’impôt sur les sociétés pour 2019, liée à la remise en cause par l’administration d’une provision pour dépréciation de créance de 120 000 euros. Le tribunal a jugé que la provision n’était pas justifiée, faute de démontrer le caractère probable de la perte à la clôture de l’exercice, et a confirmé la majoration de 40 % pour manquement délibéré. La décision s’appuie sur les articles 39 et 209 du code général des impôts.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS JURISDOMUS

18 février 2026• 2ème Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2306355

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la décharge des cotisations de taxe d’habitation pour les années 2018 à 2021, relatives à un garage non raccordé aux réseaux. La requérante contestait le refus de l’administration de lui accorder un dégrèvement d’office pour ces années, en se fondant sur l’article R. 211-1 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a jugé que la décision de l’administration de faire usage de ce pouvoir de dégrèvement d’office est purement gracieuse et insusceptible de recours, sauf cas particulier inapplicable en l’espèce. Par conséquent, le moyen invoqué par Mme A... a été écarté comme inopérant dans le cadre du contentieux d’assiette.

18 février 2026• MSS 2ème chambre M. ALBOUY
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2307374

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 17 535,74 euros pour la période de décembre 2014 à février 2018. La requérante soutenait l'absence de vie maritale avec M. D..., mais le tribunal a considéré que l'administration avait établi, par un faisceau d'indices concordants (notamment la déclaration d'une adresse commune et un rapport d'enquête), l'existence d'une vie de couple stable et continue au sens des articles L. 262-2 et L. 262-9 du code de l'action sociale et des familles et de l'article 515-8 du code civil. En conséquence, la décision de récupération de l'indu a été jugée fondée, et les conclusions indemnitaires pour préjudice moral ont été rejetées.

Avocat : SAS CHRISTOPHE JOSET ET ASSOCIES

18 février 2026• Juge unique 5
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2403155

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... contestant le refus du département de la Drôme de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». Le juge a estimé que M. C..., porteur d’une prothèse de hanche, n’établissait pas un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ni un besoin d’aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs, conditions fixées par l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017. Statuant en plein contentieux, il a examiné le bien-fondé de la demande à la date de sa décision et a conclu que le handicap invoqué ne justifiait pas l’octroi de la carte.

18 février 2026• Juge unique 5
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2404361

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté l'opposition de M. B... à la contrainte émise par la Mutualité sociale agricole Alpes du Nord pour le recouvrement d’un indu d’aide personnalisée au logement de 1 117,11 euros. Le tribunal a jugé que, dans le cadre d’une opposition à contrainte, le requérant ne peut contester le bien-fondé de l’indu que s’il a préalablement exercé un recours administratif obligatoire, ce que M. B... n’a pas fait. La solution est fondée sur les articles L. 825-2 et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l’article R. 133-3 du code de la sécurité sociale.

18 février 2026• Juge unique 5
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2407878

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme C... contestant le refus du département de la Drôme de leur accorder une aide financière pour une facture d'énergie dans le cadre du Fonds Unique Logement et Habitat (FULH). Les requérants contestaient le calcul de leurs ressources, mais le tribunal a jugé que les justificatifs produits, antérieurs à la période de référence de trois mois précédant la demande, ne permettaient pas de remettre en cause l'appréciation du département. La décision s'appuie sur la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 relative au droit au logement et sur le règlement intérieur du FULH de la Drôme, qui fixe les conditions d'octroi des aides.

18 février 2026• Juge unique 5
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2319021

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la société Groupama Centre-Atlantique et la commune de La Ferrière d’une action en responsabilité contractuelle contre la société Nexecur Protection suite à l’incendie de la mairie de La Ferrière dans la nuit du 5 au 6 décembre 2019. Les requérantes soutenaient que la société de télésurveillance avait commis une faute en ne dépêchant pas une présence humaine après le déclenchement d’une alarme et en raison d’un dysfonctionnement de détecteurs. Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes indemnitaires, estimant que la société Nexecur Protection n’avait commis aucune faute contractuelle en appliquant strictement les clauses du contrat, notamment l’article 8 qui l’exonérait d’intervention humaine en cas de levée de doute négative. La solution retenue s’appuie sur les stipulations du contrat de télésurveillance et les dispositions du code de justice administrative.

Avocat : ATLANTIC JURIS

18 février 2026• 2ème Chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600730

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme B... d'une requête en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, afin d'obtenir une injonction à l'encontre du préfet du Haut-Rhin pour la délivrance d'une attestation de présence régulière en France. En défense, le préfet a fait valoir que le document sollicité avait déjà été envoyé à l'intéressée le 23 décembre 2025. Constatant que l'attestation avait été communiquée postérieurement à l'introduction de la requête, le juge des référés a estimé que les conclusions de Mme B... avaient perdu leur objet. Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande.

18 février 2026