Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2310154
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande d'indemnisation d'une requérante pour des troubles auditifs qu'elle imputait à la vaccination contre la Covid-19. La juridiction a jugé que le lien de causalité entre la pathologie et l'injection du vaccin Comirnaty n'était pas établi, se fondant notamment sur les conclusions de l'expertise amiable. Elle a également déclaré irrecevable la mise en cause des sociétés Pfizer et BioNTech, relevant que leur responsabilité du fait des produits défectueux relève des tribunaux judiciaires.
Avocat : AARPI SQUAIR
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605419
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté une requête en référé visant à enjoindre au préfet de délivrer un document provisoire de séjour autorisant le travail. Le juge a d'abord déclaré la requête irrecevable car présentée par le conjoint de l'intéressée et non par un avocat, en violation des articles R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative. Sur le fond, il a rappelé que le silence de l'administration sur une demande de titre de séjour vaut décision implicite de rejet au terme de quatre mois (articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA), et que la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ne fait pas obstacle à cette règle.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2317492
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les demandes de la SARL 42 Consulting visant à obtenir la restitution du crédit d'impôt recherche pour les années 2019 et 2020. La juridiction a estimé que la société n'avait pas apporté la preuve que les projets litigieux remplissaient les conditions scientifiques et techniques d'éligibilité prévues par l'article 244 quater B du code général des impôts. Elle a également jugé non fondés les griefs relatifs à une irrégularité de la procédure administrative.
Avocat : CABINET ERIC BONIN (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2409280
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de décharge d'impôt sur la plus-value immobilière présentée par Mme A... pour l'année 2020. Le litige portait sur l'interprétation de la condition d'exonération prévue au 1° bis du II de l'article 150 U du code général des impôts, concernant la première cession d'un logement autre que la résidence principale. Le tribunal a jugé que le fait que la requérante ait été propriétaire de son ancienne résidence principale dans les quatre années précédant la vente faisait obstacle au bénéfice de l'exonération, et ce, même si ce bien n'était plus son domicile au moment de la cession.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2418675
La décision du Tribunal Administratif de Paris concerne la contestation par la SARL EFFI d'un rappel de TVA suite à la revente d'une œuvre d'art acquise en indivision. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que l'opération constituait une activité imposable à la TVA et non une simple répartition au sein d'une société en participation exonérée. Il a appliqué les articles 1832 et 1871 du code civil pour caractériser la société en participation et les dispositions du code général des impôts relatives à l'assiette de la TVA.
Avocat : CABINET DELPEYROUX & ASSOCIES (SCP)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419141
La société SERVIM ENTREPRISES contestait devant le Tribunal Administratif de Paris des rectifications fiscales (TVA, impôt sur les sociétés, contribution sur les revenus locatifs) et des pénalités pour la période 2018-2019. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que les vérifications de l'administration étaient régulières et que les redressements étaient justifiés, notamment sur la détermination du coefficient de déduction de la TVA et la déductibilité de certaines charges. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Avocat : CABINET DIRECT LEGAL FISCAL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2424832
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2018 et 2019. La juridiction a estimé que la procédure de rectification contradictoire, fondée sur l'article L. 55 du livre des procédures fiscales, était régulière et que la proposition de rectification était suffisamment motivée au sens des articles L. 57 et R. 57-1 du même code. Elle a également jugé fondées les rectifications opérées par l'administration concernant la minoration du loyer payé par le requérant à sa société et la déductibilité de certaines charges.
Avocat : CABINET DIRECT LEGAL FISCAL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2425083
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande d'un contribuable contestant une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu au titre de 2015, suite au retrait de l'agrément fiscal d'une société dans laquelle il avait investi. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification notifiée en décembre 2021 était régulière et avait valablement interrompu le délai de reprise, et que le retrait ultérieur de l'agrément par le ministre, en mars 2023, justifiait légalement la rectification. La décision s'appuie sur les articles 199 undecies B, 217 undecies et 1649 nonies A du code général des impôts, ainsi que sur l'article L. 57 du livre des procédures fiscales.
Avocat : CABINET ALTITUDE LAW (SEL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427096
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... qui contestait une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu au titre de 2015, suite au retrait de l'agrément fiscal d'une société lui ayant permis de bénéficier d'une réduction d'impôt. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification notifiée en décembre 2021 était régulière et avait valablement interrompu le délai de reprise, et que la procédure de retrait d'agrément, dont les conséquences ont été limitées par le ministre, respectait les dispositions des articles 199 undecies B et 1649 nonies A du code général des impôts. La demande de saisir le Conseil d'État pour un avis a également été écartée.
Avocat : CABINET ALTITUDE LAW (SEL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427203
**Sujet principal** : Recours contre une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu, suite au retrait d'un agrément fiscal ayant entraîné la remise en cause d'une réduction d'impôt. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme B..., considérant que la proposition de rectification était régulière et a valablement interrompu le délai de reprise. Il estime également que la demande d'avis au Conseil d'État n'est pas justifiée. **Textes appliqués** : Articles 199 undecies B, 217 undecies III-1 et 1649 nonies A du code général des impôts, ainsi que l'article L. 57 du livre des procédures fiscales.
Avocat : CABINET ALTITUDE LAW (SEL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2428897
**Sujet principal** : Contestation d'une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu suite au retrait d'un agrément fiscal ayant entraîné la reprise partielle d'une réduction d'impôt (article 199 undecies B du CGI). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté la requête de la contributrice. Il a jugé que la proposition de rectification du 13 décembre 2021 était régulière et avait valablement interrompu le délai de reprise, et que la procédure de retrait d'agrément et de limitation de ses conséquences financières (article 1649 nonies A du CGI) avait été respectée. **Textes appliqués** : Articles 199 undecies B, 217 undecies III-1 et 1649 nonies A du code général des impôts (CGI), et article L. 57 du livre des procédures fiscales (LPF) relatif à la motivation des propositions de rectification.
Avocat : CABINET ALTITUDE LAW (SEL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2434532
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... qui contestait des impositions rectifiées sur ses revenus pour 2015 et 2016. La juridiction a jugé que la procédure de contrôle fiscal, notamment la demande de justifications, était régulière et que le dégrèvement ultérieur accordé par l'administration ne créait pas un droit à l'impunité empêchant la remise en charge des sommes. La décision s'appuie sur les dispositions du livre des procédures fiscales et du code général des impôts.
Avocat : CABINET NATAF ET PLANCHAT (SCP)
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2212574
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de M. Djillali-Ayad visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2017 et 2018. La juridiction a jugé que la notification de la proposition de rectification était régulière et que le requérant, n'ayant pas répondu dans le délai légal, supportait la charge de la preuve quant à l'exagération des impositions, preuve qu'il n'a pas rapportée. Les textes appliqués sont principalement l'article L. 57 et l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales.
Avocat : CABINET NATAF & PLANCHAT
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605038
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet d'un titre de séjour et d'injonction de délivrer une autorisation provisoire de travail. Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant tunisien, n'établissait pas l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment en l'absence de risque imminent d'éloignement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux récépissés.
Avocat : BEAUFORT
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2505498
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande d'indemnisation des sociétés Jods Rent et Allianz IARD contre l'État. Les requérantes invoquaient la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure pour des dommages causés à un véhicule lors des violences urbaines de juin 2023. Le tribunal a jugé que les conditions légales n'étaient pas réunies, estimant que les requérantes n'avaient pas apporté la preuve d'un lien direct et certain entre la dégradation du véhicule et un attroupement ou rassemblement précisément identifié.
Avocat : EL KAIM
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600839
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une exclusion définitive d'un élève. Le sujet principal est l'incompétence de la juridiction administrative pour connaître d'une sanction disciplinaire prononcée par un établissement privé sous contrat. La solution retenue est le rejet de la requête, car l'acte du conseil de discipline, relevant de la libre organisation de l'établissement privé (article L. 442-5 du code de l'éducation), ne constitue pas l'exercice d'une prérogative de puissance publique.
Avocat : SELARL AJURISS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512027
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise sur la base de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette mesure vise à déterminer les causes des dysfonctionnements (déséquilibre hydraulique, contamination à la légionelle) apparus après la rénovation des réseaux de plomberie d'un complexe sportif communal. L'expertise a pour objet d'éclaircir les responsabilités respectives de la maîtrise d'œuvre (société TEB) et de l'entreprise de travaux (Sarl Hauterives Chauffage) dans ces désordres.
Avocat : SELARL DBS AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602864
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à enjoindre au préfet de délivrer un document provisoire de séjour à une étrangère. La requérante s'étant désistée de sa demande principale après l'obtention de l'attestation, le juge a acté ce désistement. Il a ensuite rejeté sa demande de condamnation de l'État aux frais irrépétibles, estimant qu'elle n'était pas fondée dans les circonstances de l'espèce.
Avocat : KHATIFYIAN
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2303822
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par un patient demandant l'indemnisation par l'ONIAM de son préjudice, une cécité survenue après une intervention chirurgicale au CHRU de Tours. Le tribunal a rejeté la requête principale, estimant que le rapport d'expertise amiable de la CCI n'était pas opposable à l'ONIAM et qu'une faute du CHRU était caractérisée, excluant ainsi l'application de la solidarité nationale au titre des articles L. 1142-1 et suivants du code de la santé publique. Il a en conséquence ordonné une nouvelle expertise pour évaluer l'étendue du préjudice en vue d'une éventuelle condamnation du CHRU.
Avocat : TERRIEN-FRENEAU
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2404985
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande d'indemnisation d'un détenu estimant avoir subi un préjudice du fait de fouilles intégrales. Le tribunal a jugé que les deux fouilles effectivement réalisées étaient justifiées par les nécessités de sécurité et conformes aux dispositions du code pénitentiaire (articles L. 225-1 et suivants, R. 225-1 et suivants). Il a considéré qu'elles ne constituaient ni une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, ni un traitement contraire à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES