Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 134

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600546

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur demande du maire de Chalon-sur-Saône, a ordonné une expertise d’un immeuble présentant un danger pour la sécurité, sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est la désignation d’un expert chargé de constater les désordres, d’évaluer l’existence d’un danger imminent et de proposer des mesures de mise en sécurité. Cette décision s’applique dans le cadre de la police de la sécurité des bâtiments prévue aux articles L. 511-1 et suivants du même code, ainsi que selon la procédure de référé constat de l’article R. 556-1 du code de justice administrative.

16 février 2026
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600595

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a ordonné une expertise sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, à la demande du maire de Sully. Cette décision vise à constater l'état d'un immeuble dangereux situé impasse des Pasquiers, appartenant à M. D... et Mme C..., et à proposer des mesures de mise en sécurité. L'expert désigné devra notamment évaluer l'existence d'un danger imminent et proposer les mesures propres à y remédier, dans un délai de vingt-quatre heures.

16 février 2026
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306197

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SASU France Skatepark, qui contestait des rappels de TVA, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des amendes. La juridiction a d'abord jugé la requête irrecevable, car la société, radiée du registre du commerce et des sociétés, ne pouvait être représentée que par un mandataire ad hoc et non par son ancien dirigeant. Sur le fond, les moyens soulevés par la société ont été écartés, notamment ceux relatifs à l'absence d'opposition à contrôle fiscal, à la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires et à la déductibilité des charges. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Avocat : SULTAN AVOCATS

16 février 2026• 2ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2307245

Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A... contestant des actes de poursuite pour le recouvrement de l'impôt sur le revenu 2021 et de la taxe d'habitation 2022. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre un simple avis de passage préalable à une saisie mobilière et contre le rejet de sa réclamation, ces actes ne constituant pas des décisions susceptibles de recours. Les conclusions à fin de décharge des impositions ont également été déclarées irrecevables en l'absence de contestation d'un acte de poursuite, et les moyens relatifs au bien-fondé des impositions ont été écartés comme inopérants dans le cadre de ce litige portant sur le recouvrement. La décision s'appuie sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.

Avocat : CODOGNES

16 février 2026• 2ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401520

Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté la demande de Mme C... tendant à la décharge de rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour les périodes de décembre 2020 et décembre 2021. La requérante contestait la procédure de vérification de comptabilité, invoquant une méconnaissance de l'article L. 13 du livre des procédures fiscales (LPF) faute d'un débat oral et contradictoire suffisant. Le tribunal a jugé que la vérification, menée au domicile de la contribuable avec son accord, avait donné lieu à plusieurs interventions en sa présence, et que la seule circonstance que certaines visites aient été consacrées à l'ouverture et à la clôture des opérations ne privait pas la contribuable de la garantie du débat contradictoire. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : MAUREL

16 février 2026• 2ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2406902

Le Tribunal administratif de Montpellier annule la décision implicite par laquelle le préfet des Pyrénées-Orientales a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant arménien. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B... dans un délai de deux mois.

Avocat : RUFFEL

16 février 2026• 2ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601209

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur la demande du maire de Castelnaudary, a désigné un expert pour constater l'état d'un immeuble présentant un risque pour la sécurité publique. La décision est fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, qui permet au maire de solliciter une expertise préalablement à un arrêté de mise en sécurité. Le juge a fait droit à la requête en ordonnant une mission d'expertise visant à déterminer l'existence d'un péril grave et imminent et à proposer des mesures conservatoires.

16 février 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2301363

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir 8 000 euros en réparation de son préjudice d’anxiété lié à une exposition à l’amiante entre 1992 et 2001 au sein de la direction de la construction navale d’Indret. Le tribunal a opposé la prescription quadriennale prévue par la loi du 31 décembre 1968, estimant que le préjudice d’anxiété, de nature continue, était connu et mesurable dès l’inscription de l’établissement sur la liste ouvrant droit à l’allocation de cessation anticipée d’activité en 2001. Ainsi, la créance relative aux années 1992 à 2001 était prescrite au 1er janvier 2006, et la demande de 2022 était tardive. Le moyen tiré d’une rupture d’égalité a également été écarté.

16 février 2026• 10ème chambre
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600509

Le Tribunal Administratif de Nancy, saisi en référé par la commune de Cirey-sur-Vezouze, a ordonné la désignation d'un expert pour évaluer les risques présentés par un immeuble. Le juge a retenu la demande du maire, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, considérant que des éléments établissaient un risque potentiel pour la sécurité publique au sens de l'article L. 511-2 du même code. L'expert devra, dans un délai de 24 heures, constater l'état du bâtiment et proposer les mesures nécessaires pour mettre fin au danger.

16 février 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600791

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre le refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le juge a considéré que la décision préfectorale, motivée par l'incomplétude du dossier, ne constituait pas une décision faisant grief susceptible d'un recours en annulation, car le requérant reconnaissait n'avoir fourni les pièces manquantes qu'après ce refus. La demande a donc été jugée irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité prévues à l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : METANGMO

16 février 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600794

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de suspension en référé du retrait d'agrément d'un assistant familial. Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve d'une situation d'urgence financière justifiant la suspension, et que les moyens soulevés (notamment sur la motivation et la procédure) ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les règles d'agrément du code de l'action sociale et des familles.

Avocat : SELARL D4 AVOCATS ASSOCIES

16 février 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600952

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande d'un enseignant visant à suspendre son placement en disponibilité. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, car l'agent n'était plus rémunéré par l'Éducation nationale depuis plus de onze ans et n'apportait pas d'éléments sur sa situation financière actuelle. La décision a été rendue sans examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté attaqué.

16 février 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600966

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution du refus de renouvellement d'un titre de séjour opposé au requérant. Le juge a retenu la présomption d'urgence attachée à un tel refus et a estimé qu'un doute sérieux existait quant au respect de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCHRYVE

16 février 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600977

Le Tribunal Administratif de Lille a statué sur une demande de référé-suspension concernant le refus implicite de renouveler une carte de séjour pluriannuelle d'un bénéficiaire de la protection internationale. Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la révocation de la protection subsidiaire pour crime grave. La juridiction a également considéré que l'urgence n'était pas établie de manière suffisante.

Avocat : BROISIN

16 février 2026
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600473

Le Tribunal Administratif de Pau a annulé la décision du préfet du Gers refusant d'enregistrer la candidature de Mme C... aux élections municipales de Frégouville. Le tribunal a relevé d'office que le préfet avait méconnu l'article L. 265 du code électoral, car il n'a pas compétence pour vérifier les conditions d'éligibilité lors du contrôle préalable des déclarations de candidature. En conséquence, le préfet ne pouvait se fonder sur l'article L. 231 du même code pour opposer un refus. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer le récépissé de candidature.

Avocat : FAIVRE-VILOTTE

16 février 2026• CHAMBRE 1
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600576

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi en référé suspension par M. C... contre le refus du préfet du Bas-Rhin d'instruire sa demande de titre de séjour et le refus de lui délivrer un tel titre. Le juge des référés a considéré que la condition d'urgence était satisfaite, compte tenu de la situation personnelle et familiale du requérant, étudiant en France depuis 2020. Il a également estimé que le moyen tiré de l'absence d'examen particulier de la situation individuelle était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution des décisions du 23 septembre 2025 et a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C... dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : L'ILL LEGAL

16 février 2026
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2518163

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé précontractuel, rejette la demande de la société Norsonic France visant à suspendre la procédure, annuler le rejet de son offre et enjoindre à l'administration de reprendre l'analyse des offres pour un marché public de suivi métrologique. Le juge estime que l'administration n'a pas commis de manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence en déclarant irrégulière l'offre de la requérante, celle-ci n'ayant pas fourni un certificat d'étalonnage suffisant pour attester de sa capacité à exécuter le marché. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative.

16 février 2026
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2301495

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de Mme C... A..., M. B... A... et M. D... A... demandant la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2019 et 2020. Les requérants contestaient la remise en cause par l'administration fiscale de la déduction de travaux réalisés par la SCI AA, dont ils étaient associés, au titre des déficits fonciers. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la procédure, de la méconnaissance de l'esprit de la loi de finances pour 2017 et de la rupture d'égalité devant les charges publiques. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives à la déduction des charges foncières.

Avocat : SCP ALCADE & ASSOCIES

16 février 2026• 2ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2302654

Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté les requêtes de M. C... contestant des rappels de TVA et des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2016 à 2018, suite à une vérification de comptabilité de son activité d'auto-entrepreneur en maçonnerie. Le tribunal a écarté les moyens de procédure, jugeant que l'administration avait régulièrement adressé l'avis de vérification à la dernière adresse connue et que le requérant avait bénéficié d'un débat contradictoire. Sur le fond, il a validé la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires à partir des encaissements bancaires, incluant les sommes versées sur le compte de la compagne, et a rejeté la demande de minoration des bases d'imposition. La solution retenue est le rejet des demandes de décharge et des conclusions subsidiaires, ainsi que des frais d'instance, sur le fondement des articles L. 47 et L. 57 du livre des procédures fiscales et du code général des impôts.

Avocat : ARDITI

16 février 2026• 2ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306313

Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a examiné la requête de M. B... contestant un redressement fiscal (TVA et BNC) et les saisies bancaires subséquentes. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions comme irrecevables : les demandes d'annulation de la proposition de rectification (acte préparatoire insusceptible de recours) et des saisies (absence de réclamation préalable) sont irrecevables. De plus, il a rappelé qu'il n'appartient pas au juge administratif d'accorder des délais de paiement ou une remise gracieuse, ces demandes relevant de l'administration fiscale. La solution est fondée sur les règles de procédure contentieuse (code de justice administrative) et les principes du contentieux fiscal.

Avocat : LIMOUZIN

16 février 2026• 2ème chambre