Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500673
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus d'une aide du fonds de solidarité pour le logement (FSL) pour une facture d'électricité. Le juge a estimé que la décision du président du conseil départemental de la Seine-Maritime, fondée sur le dépassement du taux d'effort de 40% fixé par le règlement départemental du FSL, était suffisamment motivée et ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et 6 de la loi du 31 mai 1990 relative au droit au logement.
Avocat : ZAGO
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2503934
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. C... qui contestait le refus d'une aide du Fonds de Solidarité pour le Logement (FSL). Le tribunal a jugé que le département de la Seine-Maritime avait légalement refusé l'aide, car les ressources mensuelles du requérant (1 424,05 €) dépassaient le plafond d'éligibilité fixé à 1 297 € par le règlement départemental du FSL. La décision s'appuie sur la loi du 31 mai 1990 et le règlement intérieur du fonds départemental.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400297
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler un titre exécutoire émis par le département de l'Eure pour le recouvrement d'un indu de revenu de solidarité active. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable car introduite avant une décision sur sa demande d'aide juridictionnelle, et que le moyen tiré de l'absence de mention des bases de liquidation de l'indu dans le titre n'était pas fondé. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code général des collectivités territoriales.
Avocat : DBKM AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402565
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme A... qui contestait le taux de 10% de sa rente d’invalidité fixé par la CNRACL. Le tribunal a jugé que les moyens invoqués, notamment l'insuffisance de motivation et la contestation de la réduction du taux, n'étaient pas fondés. Il a notamment estimé que la présomption d'imputabilité au service prévue par le code de la sécurité sociale n'était pas applicable aux fonctionnaires territoriaux relevant du décret du 23 décembre 2003.
Avocat : FIDAL CHARTRES
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601525
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension de l'exécution du refus de renouvellement de la carte de résident opposé à M. A... Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, l'intéressé disposant déjà d'une autorisation provisoire de séjour qui préserve sa situation. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601709
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée au regard des critères légaux, notamment ceux prévus aux articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également admis M. A... au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601724
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté les recours de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 16 mars 2026 qui l'obligeait à quitter le territoire français, prononçait une interdiction de retour d'un an et ordonnait son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet de la Seine-Maritime était compétent pour prendre ces mesures et que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : NEJAT GAMZE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2110343
Sujet principal : Contestation de la suspension de fonctions d'une aide-soignante pour non-respect de l'obligation vaccinale contre la Covid-19. Juridiction : Tribunal administratif de Melun (9ème chambre). Solution retenue : Le tribunal annule l'arrêté de suspension du 15 septembre 2021, car il a été signé par une autorité incompétente (absence de délégation spécifique). Textes appliqués : Loi n° 2021-1040 du 5 août 2021 (articles 12 à 14) et code de justice administrative (article L.761-1).
Avocat : BILICI
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2516185
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi d'une requête en référé-liberté (article L. 521-3 du code de justice administrative) par une ressortissante algérienne demandant l'injonction au préfet de la convoquer pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate que l'administration a satisfait à cette demande en convoquant la requérante postérieurement à l'introduction de son recours. Par conséquent, il estime qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le principal. La demande de condamnation de l'Etat au paiement de frais irrépétibles (article L. 761-1 du CJA) est rejetée, la requérante n'étant pas assistée d'un avocat.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2516226
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante haïtienne visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un rendez-vous pour sa demande de titre de séjour. Le juge estime que, suite au dépôt d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour, le silence gardé par la préfecture au-delà du délai de quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet. Dès lors, la mesure sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est plus utile et ferait obstacle à l'exécution de cette décision, la requérante devant plutôt contester la légalité de la décision implicite par un recours en excès de pouvoir.
Avocat : CHEMIN
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2516234
Sujet principal : Demande en référé d'une ressortissante ivoirienne pour enjoindre au préfet de délivrer un récépissé avec autorisation de travail pendant l'instruction de sa demande de titre de séjour. Juridiction : Tribunal administratif de Melun (juge des référés). Solution retenue : Non-lieu à statuer sur la demande de délivrance de récépissé, car le préfet a délivré une carte de séjour temporaire après l'introduction de la requête. La requérante est admise provisoire à l'aide juridictionnelle. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles), article L. 761-1 du code de justice administrative (frais du litige), loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2308782
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête d'un auto-entrepreneur demandant le versement d'allocations d'activité partielle et la réparation de son préjudice. Le tribunal a estimé que le requérant ne démontrait pas l'existence d'une faute de l'État, notamment en ne prouvant pas le maintien de la décision initiale favorable ni le respect des conditions légales, notamment le délai de dépôt de la demande. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à l'activité partielle (articles L. 5122-1, R. 5122-1, R. 5122-3 et R. 5122-9).
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2310634
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de l'association ASAPPE visant à annuler la fermeture d'une portion de l'ancien chemin C... à Saulx-les-Chartreux. Le tribunal a jugé que la juridiction administrative était incompétente, considérant que la voie en litige, désaffectée et cédée en 2013, relevait désormais du domaine privé de la commune et non plus de sa voirie publique. La décision s'appuie sur l'ordonnance du 7 janvier 1959 relative à la voirie des collectivités locales, qui distingue le domaine public du domaine privé communal.
Avocat : SELARL SYMCHOWICZ WEISSBERG ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2400917
La commune de Médan a demandé l'annulation d'un arrêté interministériel refusant la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour des mouvements de terrain liés à la sécheresse de 2022. Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de la commune, considérant que les ministres n'avaient pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'intensité des phénomènes n'était pas anormale. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 125-1 du code des assurances relatives à la définition et à la reconnaissance des catastrophes naturelles.
Avocat : SELAFA ARCO-LEGAL
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2402261
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la demande de la commune de Ponthévrard visant à annuler l'arrêté interministériel refusant la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle au titre des mouvements de terrain de 2022. La juridiction estime que l'administration n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en constatant, sur la base des avis d'experts, que l'intensité des phénomènes de sécheresse et de réhydratation n'était pas anormale sur le territoire de la commune. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 125-1 du code des assurances définissant le régime des catastrophes naturelles.
Avocat : SELAFA ARCO-LEGAL
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2502465
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de M. D... visant à annuler son arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction écarte tous les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence du signataire, à l'insuffisance de motivation et au défaut d'examen de sa situation personnelle. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2511256
Le Tribunal administratif de Versailles a annulé le refus du préfet de police d'abroger un arrêté d'expulsion de 1995 concernant un ressortissant congolais. La juridiction a estimé que l'administration avait commis une erreur manifeste d'appréciation, les faits anciens ne caractérisant plus une menace pour l'ordre public au regard de l'âge du requérant, de l'absence de nouvelles condamnations et de ses attaches familiales en France. La décision s'appuie sur les articles L. 632-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 761-1 du code de justice administrative, ce dernier justifiant l'allocation de 1 000 euros à la charge de l'État.
Avocat : LEVY
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2601111
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande d'un étudiant étranger visant à enjoindre la préfecture de l'Essonne de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge des référés a considéré que, la demande de renouvellement ayant été déposée le 3 octobre 2025, un silence de 90 jours de l'administration avait fait naître une décision implicite de rejet au 3 janvier 2026. Or, l'injonction sollicitée aurait fait obstacle à l'exécution de cette décision, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, sauf à prévenir un péril grave. Le requérant est invité à contester directement cette décision implicite par la voie du recours pour excès de pouvoir.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602347
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A... B..., un ressortissant allemand, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'intéressé, interpellé pour des faits liés à des stupéfiants, ne justifiait plus d'un droit au séjour en France en tant que citoyen de l'Union européenne, car il n'exerçait pas d'activité professionnelle et ne disposait pas de ressources suffisantes. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 233-1 et L. 251-1.
Avocat : SECCI
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602587
**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente (référé) pour contraindre la préfecture à permettre le dépôt d'un document manquant dans le cadre d'une demande de titre de séjour, en raison de dysfonctionnements de la plateforme dématérialisée. **Juridiction** : Tribunal administratif de Versailles (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que l'urgence n'est pas caractérisée, car l'administration a déjà pris les mesures utiles en fixant un rendez-vous au requérant pour déposer son dossier complet, rendant l'injonction inutile. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (conditions de l'urgence et de l'utilité pour les référés).
Avocat : DURANT-GIZZI