Jurisprudence administrative

187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

187 182

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA25Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600596

**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision acceptant une démission et d'une attestation employeur modifiée, ainsi que d'injonctions, formulée par une salariée d'un centre communal d'action sociale. **Juridiction** : Tribunal administratif de Besançon (statuant en référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande. Il estime que la requérante ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision du 8 octobre 2025 acceptant sa démission, ni de l'attestation employeur du 22 décembre 2025. Le juge considère que la démission, sollicitée par écrit par la salariée, était une volonté claire et que l'employeur a ensuite régularisé l'attestation pour refléter le motif réel (inaptitude) suite à un avis médical. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions de l'urgence et du doute sérieux pour la suspension).

Avocat : CGBG

12 mars 2026
TA76Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601414

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une saisie administrative visant le recouvrement d'un indu de RSA. Le juge a estimé que le litige, portant sur les modalités de recouvrement forcé d'une créance non fiscale d'une collectivité territoriale, relevait de la compétence exclusive du juge de l'exécution (ordre judiciaire) et non de la juridiction administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, L. 281 du livre des procédures fiscales et L. 213-6 du code de l'organisation judiciaire, qui définissent cette répartition des compétences.

12 mars 2026
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2201197

**Sujet principal :** Demande en indemnisation de GRDF contre la société Eiffage génie civil réseaux pour des dommages causés à une canalisation de gaz lors de travaux publics. **Juridiction :** Tribunal Administratif de Melun (2ème chambre). **Solution retenue :** Le tribunal rejette la requête de GRDF. Il estime que le lien de causalité entre les travaux d'Eiffage et le dommage n'est pas établi, une fiche métallique préexistante dans la canalisation pouvant en être la cause. La responsabilité sans faute du maître d'ouvrage (principe évoqué) n'est donc pas engagée en l'absence de preuve d'un dommage directement imputable aux travaux. **Textes appliqués :** Le tribunal s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité du fait des travaux publics (notamment la responsabilité sans faute du maître d'ouvrage) et sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative (dépens).

Avocat : LAZARI

12 mars 2026• 2ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2201740

La société GRDF demande réparation pour des dommages causés à son réseau de gaz par les travaux publics de la société Eiffage. Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de GRDF. Le tribunal a estimé que GRDF avait commis des fautes (notamment une cartographie incomplète et un enfouissement insuffisant) exonérant partiellement ou totalement Eiffage, et que les justificatifs du préjudice étaient insuffisants. La décision s'appuie sur les règles de responsabilité liée aux travaux publics et sur les prescriptions techniques du code de l'environnement relatives aux travaux à proximité des réseaux.

Avocat : CABINET CASSEL

12 mars 2026• 2ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2201742

La société GRDF demande réparation à la société Eiffage pour un dommage causé à un branchement de gaz lors de travaux publics. Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en plein contentieux, rejette la demande de GRDF. Il retient que les obligations de repérage préalable incombaient à GRDF en vertu des articles R. 554-1 et suivants du code de l'environnement et de l'arrêté du 15 février 2012, et que l'entreprise de travaux n'a pas commis de faute.

Avocat : CABINET CASSEL

12 mars 2026• 2ème chambre
TA83Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502567

Le Tribunal Administratif de Toulon donne acte du désistement d'instance de la SCI Magilu, qui contestait sa cotisation de taxe d'habitation 2022. La procédure prend fin suite au désistement pur et simple de la requérante, intervenu après le dégrèvement de l'imposition. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour valider ce désistement.

12 mars 2026
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301177

Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la demande de M. et Mme Chenebault visant à obtenir la décharge de cotisations d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2017 et 2019. La juridiction estime que la proposition de rectification de l'administration fiscale était suffisamment motivée, conformément à l'article L. 57 du livre des procédures fiscales, et que les rehaussements de revenus, fondés sur les bénéfices non comptabilisés de la société du requérant, sont légaux. Le tribunal applique également les principes du code général des impôts relatifs à l'imposition des revenus distribués.

Avocat : BOUCHET

12 mars 2026• 1ère chambre
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301237

**Sujet principal** : Recours d'une fonctionnaire territoriale contre sa commune pour faute dans la gestion de sa disponibilité d'office pour raison de santé et demande de réparation de préjudices. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Poitiers (3ème chambre). **Solution retenue** : La juridiction rejette la requête de l'agent. Elle estime que la commune n'a pas commis de faute dans la procédure de disponibilité d'office, notamment en maintenant l'agent en position régulière dans l'attente des avis médicaux successifs (comité médical départemental puis supérieur), et que les préjudices allégués ne sont pas établis. **Textes appliqués** : Code général de la fonction publique, décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 (notamment son article 7 relatif à l'information de l'agent), et dispositions relatives à la disponibilité d'office pour raison de santé.

Avocat : WILPOTTE

12 mars 2026• 3ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2302902

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la société Delparef concernant le remboursement d'un crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) au titre de 2018. Le tribunal a jugé que le plafond des rémunérations éligibles au CICE, fixé par l'article 244 quater C du code général des impôts, doit être ajusté à proportion des absences temporaires des salariés, et non calculé sur la base de la durée légale du travail sans tenir compte de ces absences. La société n'a donc pas droit au remboursement supplémentaire de 68 520 euros qu'elle réclamait.

Avocat : DELSOL AVOCATS

12 mars 2026• 10ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2401316

La décision concerne la restitution de retenues à la source sur des dividendes français perçus en 2021 par une fondation suisse. Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, rejette la demande. Il juge que l'administration était fondée à appliquer le taux de droit commun (26,5%) prévu par les articles 119 bis et 187 du code général des impôts, la requérante n'établissant pas qu'elle entre dans le champ d'application du protocole additionnel à la convention fiscale franco-suisse pour bénéficier du taux réduit de 15%.

12 mars 2026• 10ème chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2211339

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur un recours visant l'annulation de titres de perception émis pour le recouvrement d'aides du fonds de solidarité COVID-19 perçues par une exploitante de taxi. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'administration, considérant la requête recevable car des décisions implicites de rejet des contestations de la requérante étaient nées en juin et août 2022. La solution définitive sur le fond du litige (l'éligibilité aux aides et le montant de l'indu) n'est pas exposée dans les extraits fournis. Les textes appliqués incluent les dispositions du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatives à la contestation des titres de perception.

Avocat : FERREIRA

12 mars 2026• 3ème Chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2500925

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les requêtes de Mme D... visant à annuler deux décisions de la Collectivité européenne d'Alsace la condamnant à rembourser des indus de revenu de solidarité active (RSA). Le juge a estimé que les procédures de recouvrement étaient régulières et que l'indu était fondé, car la requérante n'avait pas déclaré l'ensemble de ses ressources, en méconnaissance des articles L. 262-2 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles. Les conclusions demandant une remise gracieuse et le paiement de frais d'avocat ont également été écartées.

Avocat : DESFARGES

12 mars 2026• Juge Unique
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2500927

Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de M. D... visant à annuler la décision de la caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin lui réclamant un trop-perçu de prime d'activité de 2 651,79 euros. Le juge estime que la caisse a régulièrement établi l'indu, notamment en s'appuyant sur des échanges d'informations avec d'autres organismes sociaux et en respectant les droits de la défense du requérant. La décision est fondée sur les dispositions du code de la sécurité sociale relatives à la prime d'activité et à l'obligation pour le bénéficiaire de déclarer tout changement de situation.

Avocat : DESFARGES

12 mars 2026• Juge Unique
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2500938

**Sujet principal** : Opposition à une contrainte émise pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Strasbourg (formation de juge unique). **Solution retenue** : La requête est rejetée. Le tribunal estime que la caisse d'allocations familiales a légalement mis en recouvrement l'indu, suite à la constatation que la requérante n'avait pas déclaré l'intégralité de ses salaires perçus en 2022. **Textes appliqués** : Les articles L. 842-1, L. 842-3, L. 842-4, R. 842-3 et R. 845-2 du code de la sécurité sociale, relatifs au calcul et aux conditions de la prime d'activité, ainsi que les articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du même code concernant la procédure de recouvrement par contrainte.

12 mars 2026• Juge Unique
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2500940

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... visant à annuler la décision de la Collectivité européenne d'Alsace réduisant de 80% son revenu de solidarité active (RSA) pour un mois. Le juge a estimé que la sanction, fondée sur le non-respect par l'allocataire de ses obligations légales, était conforme aux dispositions des articles L. 262-28, L. 262-37 et R. 262-68 du code de l'action sociale et des familles. La décision administrative n'a donc pas été entachée d'erreur d'appréciation.

12 mars 2026• Juge Unique
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2500998

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de remise gracieuse d'une dette de prime d'activité. Le juge a estimé que, bien que la bonne foi de la requérante ne soit pas contestée, elle n'apportait aucun élément probant démontrant une situation de précarité justifiant cette remise. La décision s'appuie sur les articles L. 845-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale.

12 mars 2026• Juge Unique
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2501161

**Sujet principal** : Recours contre une sanction de réduction de 50% du Revenu de Solidarité Active (RSA) pour un mois, infligée pour non-respect des obligations de l'allocataire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Strasbourg (formation de juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de M. A... et valide la décision du Département de la Moselle. Il considère que la sanction, prise après mise en mesure de présenter ses observations, est légale car elle est proportionnée (50% pour un mois) et conforme aux dispositions applicables. **Textes appliqués** : Les articles L. 262-28, L. 262-37 et R. 262-68 du code de l'action sociale et des familles, qui régissent les obligations des bénéficiaires du RSA et le régime des suspensions en cas de manquement.

12 mars 2026• Juge Unique
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2501177

**Sujet principal** : Recours contre une décision de réduction de 80% du Revenu de Solidarité Active (RSA) pour un mois, prise pour non-respect des obligations de l'allocataire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Strasbourg (formation de juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme B... et confirme la légalité de la décision de réduction du RSA. Il estime que le Département de la Moselle a correctement appliqué la procédure et les textes relatifs aux sanctions en cas de manquement aux obligations. **Textes appliqués** : Les articles L. 262-28, L. 262-37 et R. 262-68 du code de l'action sociale et des familles, qui définissent les obligations des bénéficiaires du RSA et le régime des suspensions en cas de non-respect.

12 mars 2026• Juge Unique
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504556

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a prononcé un non-lieu à statuer sur le recours en plein contentieux visant à annuler une série de retraits de points et l'invalidation subséquente du permis de conduire. Le ministre de l'Intérieur ayant retiré les décisions contestées les plus récentes et rétabli un solde de points, la requête est devenue sans objet. La juridiction s'est fondée sur les dispositions du code de la route et du code de justice administrative pour constater cette absence d'objet du litige.

Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

12 mars 2026• Juge Unique
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504877

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler les retraits de points et l'invalidation de son permis de conduire. Le juge a estimé que la réalité des infractions était établie par le paiement des amendes forfaitaires majorées, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route, et que l'administration avait satisfait à son obligation d'information préalable sur les conséquences du retrait de points, comme l'exigent les articles L. 223-3 et R. 223-3 du même code. La demande de restitution du permis et la condamnation de l'État à payer une somme d'argent ont donc été écartées.

Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

12 mars 2026• Juge Unique