Jurisprudence administrative

384 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

384 075

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602327

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction de l’État de proposer une solution d’hébergement d’urgence à un requérant. Le juge a estimé que le requérant, bien que titulaire de cartes mobilité inclusion, n’apportait pas la preuve d’une situation de détresse médicale ou d’une vulnérabilité particulière justifiant une carence caractérisée de l’administration. La décision s’appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 345-2 et suivants du code de l’action sociale et des familles relatifs au droit à l’hébergement d’urgence.

26 mars 2026
TA54Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502183

Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction, suite à un arrêt de la cour d'appel établissant sa nationalité française. Il n'y a donc plus lieu de statuer sur le fond des recours contre le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire. Le tribunal condamne néanmoins l'État à verser au requérant 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés dans une instance où il bénéficiait d'une aide juridictionnelle seulement partielle.

Avocat : JEANNOT

26 mars 2026
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2508666

Le Tribunal administratif de Lille donne acte du désistement de la requête de Mme A..., qui contestait le rejet de sa demande de bourse sur critères sociaux par le CROUS de Lille. La juridiction constate que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions via l'application Télérecours conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, ne l'a pas fait dans le délai imparti et est donc réputée s'être désistée. L'ordonnance s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 612-5-1 et R. 611-8-2 du même code pour valider la régularité de la notification et la fiction de désistement.

26 mars 2026
TA63Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600316

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de l'association des amis du bief de Madriat qui contestait un arrêté préfectoral de mise en demeure. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun exposé des moyens, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le rejet a donc été prononcé en application de l'article R. 222-1 du même code, qui permet d'écarter les requêtes manifestement irrecevables.

26 mars 2026
TA64Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600368

Le Tribunal Administratif de Pau donne acte du désistement pur et simple des requérants, M. et Mme B..., qui renonçaient à leur demande d'annulation d'une mise en demeure de payer la taxe d'habitation et à leur demande de condamnation de l'administration aux dépens. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président à constater un tel désistement par ordonnance. L'affaire est ainsi éteinte sans examen du fond.

26 mars 2026
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603801

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'exécution d'un titre de perception relatif au recouvrement d'un trop-perçu de bourse. Le juge estime que la requête est superfétatoire, car l'introduction même du recours au fond a, en vertu de l'article 117 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012, suspendu de plein droit le recouvrement. La décision est rendue par ordonnance sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, la requête étant jugée irrecevable.

26 mars 2026
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603884

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant tunisien visant à enjoindre à la préfète du Rhône d'avancer la date de remise de son titre de séjour. Le juge estime que la mesure sollicitée n'est pas utile, car un nouveau rendez-vous ne pourrait de toute façon être organisé avant la date initialement prévue, compte tenu des exigences de la procédure contradictoire. La requête est rejetée en application des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : PRUDHON

26 mars 2026
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2422796

Le Tribunal administratif de Paris donne acte du désistement d'office de la requérante, Mme B..., dans le cadre d'un recours contre le refus de révision de l'affectation scolaire de son fils. La juridiction constate que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n'a pas répondu dans le délai imparti. Elle est donc réputée s'être désistée, ce qui met fin à l'instance.

26 mars 2026
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2533288

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. B... A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction constate que le recours, formé contre une décision notifiée lors d'un placement en rétention, est manifestement irrecevable pour tardiveté, ayant été enregistré après l'expiration du délai impératif de 48 heures. Cette ordonnance de rejet est fondée sur les articles L. 921-2 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)

26 mars 2026
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2537425

Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... B... visant à obtenir l'attribution d'un logement. La juridiction estime la demande manifestement irrecevable car elle a été introduite en décembre 2025, bien après l'expiration du délai de recours contentieux de quatre mois qui courait à compter d'octobre 2017. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 778-1 et R. 778-2 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.

26 mars 2026
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2601162

Le Tribunal administratif de Paris, saisi d'un recours pour excès de pouvoir, a statué sur une question de compétence territoriale. Le requérant, un ancien praticien hospitalier révoqué, demandait l'annulation du rejet implicite de sa demande de réexamen disciplinaire. Le tribunal a constaté que le litige, relatif à une sanction entraînant une cessation d'activité, relevait de la compétence du tribunal du lieu de sa dernière affectation. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, et par application de l'article R. 351-3, il a en conséquence transmis le dossier au tribunal administratif d'Amiens.

26 mars 2026
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609311

**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé-liberté pour la mise en place d'un accompagnement par une auxiliaire de vie scolaire (AVS) pour un enfant. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête, la déclarant irrecevable pour incompétence territoriale. Il estime que le tribunal administratif de Versailles, dans le ressort duquel siège le rectorat de l'académie de Versailles (département des Yvelines), est seul compétent. **Textes appliqués** : Les articles R. 312-1 et R. 522-8-1 du code de justice administrative, relatifs aux règles de compétence territoriale et au rejet des conclusions par ordonnance en cas d'incompétence.

26 mars 2026
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604656

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime la demande irrecevable car le recours en annulation formé contre l'arrêté a un effet suspensif automatique en vertu des articles L. 722-7 et L. 722-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, il n'y a pas lieu d'ordonner une mesure de suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : MANTSANGA MANTSOUNGA

26 mars 2026
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2403991

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant dans son recours en excès de pouvoir contre le classement sans suite de sa demande de naturalisation. Le requérant, ayant été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, n'a pas répondu dans le délai imparti. Il est donc réputé s'être désisté en application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administratif.

26 mars 2026
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605566

**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet pour délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé dans le cadre d'une demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montreuil (juge des référés). **Solution retenue** : La requête est rejetée. Le juge estime que la demande de renouvellement, déposée le 27 octobre 2025, est réputée avoir fait l'objet d'une **décision implicite de rejet** au terme du délai de 90 jours prévu par le code des étrangers (soit fin janvier 2026). Enjoindre à l'administration d'agir reviendrait à faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative (conditions du référé) ; articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (décision implicite de rejet et délais).

Avocat : LEMALEU TCHOUBOU RAISSA

26 mars 2026
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606199

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la requête de Mme A... qui demandait la suspension de décisions de suppression de prestations sociales. La juridiction estime que la requête est irrecevable car elle cumule, dans une même demande, des conclusions en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) et en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), procédures qui doivent être présentées séparément. De plus, l'absence d'une requête au fond distincte pour contester la décision attaquée contribue à ce rejet, prononcé en application de l'article L. 522-3 du CJA.

26 mars 2026
TA06Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406757

Le Tribunal administratif de Nice, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction retient l'irrecevabilité manifeste de la requête, car le requérant n'a pas produit, malgré une mise en demeure, la copie de l'acte attaqué, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal applique l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la demande sans examen au fond.

Avocat : PONS

26 mars 2026
TA06Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602076

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de suspension et d'injonction formulée par un demandeur souhaitant conclure un nouveau contrat d'engagement jeune avec France Travail. Le juge estime que le requérant ne justifie pas d'un intérêt à la conclusion d'un nouveau contrat et qu'il n'y a pas d'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Il relève également que le juge des référés, dont les mesures sont par nature provisoires, ne peut enjoindre à l'administration de conclure un contrat, ce qui conduit au rejet de la requête comme irrecevable sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

26 mars 2026
TA101Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501862

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... contestant la notification d’indus par la caisse d’allocations familiales. Concernant l’indu de prestations familiales, le tribunal s’est déclaré incompétent au profit du juge judiciaire, en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Pour l’aide au logement, il a constaté l’absence d’objet du litige, et pour le RSA, il a rejeté la demande au motif que les moyens invoqués n’étaient pas suffisamment étayés, notamment au regard de l’article L. 262-2 du code de l’action sociale et des familles.

26 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601146

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), rejette la demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que l'atteinte alléguée à la vie familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur des enfants (article 3-1 de la CIDE) n'est pas caractérisée par une gravité et une illégalité manifestes justifiant la mesure de suspension. La requête est donc rejetée.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

26 mars 2026