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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2605566

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2605566

jeudi 26 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2605566
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantLEMALEU TCHOUBOU RAISSA

Résumé IA

**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet pour délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé dans le cadre d'une demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montreuil (juge des référés). **Solution retenue** : La requête est rejetée. Le juge estime que la demande de renouvellement, déposée le 27 octobre 2025, est réputée avoir fait l'objet d'une **décision implicite de rejet** au terme du délai de 90 jours prévu par le code des étrangers (soit fin janvier 2026). Enjoindre à l'administration d'agir reviendrait à faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative (conditions du référé) ; articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (décision implicite de rejet et délais).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 mars 2026, Mme C... A... B..., représentée par Me Lemaleu Tchoubou, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article
L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui remettre une attestation de prolongation d’instruction ou de lui délivrer un rendez-vous afin de lui délivrer un récépissé et de statuer sur sa demande dans un délai de quinze jours à compter de l’ordonnance à intervenir sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- la condition d’urgence est satisfaite ;
- la mesure sollicitée est utile ;
- elle ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Deniel pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

1. Mme A... B..., ressortissante brésilienne née le 8 avril 1997, était titulaire d’une carte de séjour temporaire portant la mention « étudiant » valable jusqu’au 24 février 2026, dont elle a sollicité le renouvellement sur le site de l’administration numérique pour les étrangers en France (ANEF) le 27 octobre 2025. Mme A... B... demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui remettre une attestation de prolongation d’instruction ou de lui délivrer un rendez-vous afin de lui délivrer un récépissé et de statuer sur sa demande.

2. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence, et sur simple requête qui sera recevable, même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles, sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ». L’article L. 522-3 de ce code précise que : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1 ».

3. Aux termes de l’article R* 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers en France et du droit d’asile : « Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet. » Selon l’article R. 432-2 du même code : « La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R.* 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois. / Par dérogation au premier alinéa, ce délai est de quatre-vingt-dix jours lorsque l'étranger sollicite la délivrance d'un titre de séjour mentionné aux articles R. 421-23, R. 421-43, R. 421-47, R. 421-54, R. 421-54, R. 421-60, R. 422-5, R. 422-12, R. 426-14 et R. 426-17. / Par dérogation au premier alinéa ce délai est de soixante jours lorsque l'étranger sollicite la délivrance du titre de séjour mentionné à l'article R. 421-26 ».

4. Il résulte des dispositions des articles R. 431-2 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que la demande d’un titre de séjour figurant sur une liste fixée par arrêté du ministre chargé de l’immigration s’effectue au moyen d’un téléservice et donne lieu à la délivrance immédiate d'une attestation dématérialisée de dépôt en ligne, puis, le cas échéant, à la délivrance d’une attestation de prolongation de l'instruction de la demande.

5. La circonstance qu'un étranger se soit vu délivrer ou renouveler un récépissé ou une attestation de prolongation de l’instruction pour une durée supérieure au délai mentionné au point 3 ou postérieurement à l’expiration de ce délai ne fait pas obstacle à la naissance ou au maintien de la décision implicite de refus née du silence gardé par l'administration au terme de ce délai.

6. Il résulte de l’instruction que Mme A... B... a présenté une demande de renouvellement de titre de séjour le 27 octobre 2025, ainsi qu’en atteste la confirmation de dépôt qui lui a été remise. En vertu des dispositions combinées des articles R*432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et à défaut de décision explicite prise dans ce délai, cette demande doit être regardée comme ayant été implicitement rejetée par le préfet à l’issue d’un délai de quatre-vingt-dix jours courant du 27 octobre 2025. Dès lors, le juge des référés statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative ne peut, sans faire obstacle à l’exécution de cette décision implicite de rejet, enjoindre au préfet de lui remettre une attestation de prolongation d’instruction ou de lui délivrer un rendez-vous afin de lui délivrer un récépissé et de statuer sur sa demande.

7. Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de rejeter la requête de Mme A... B..., en toutes ses conclusions selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.



O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme A... B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... A... B....


Fait à Montreuil, le 26 mars 2026.



La juge des référés,


Signé


C. Deniel

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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