Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 134

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2209646

La décision du Tribunal Administratif de Melun concerne la contestation par une société de sa cotisation à la taxe annuelle sur les surfaces de stationnement en Île-de-France pour les années 2020 et 2021. La juridiction a rejeté la demande de l'entreprise, qui sollicitait le bénéfice d'un abattement dégressif prévu pour les parkings exploités commercialement. Le tribunal a jugé, en application des articles 1599 quater C et 231 ter du code général des impôts, que le parking en cause, bien qu'exploité commercialement, était une surface annexe à un centre commercial et que son utilisation contribuait directement à l'activité de ce dernier, l'excluant ainsi du champ de l'abattement.

Avocat : SCHIANO-GENTILETTI

13 février 2026• 10ème chambre
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400523

Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette mesure vise à éclaircir les conditions de la prise en charge chirurgicale d'un patient et les préjudices qu'il estime avoir subis, en vue d'un éventuel recours indemnitaire. Le juge a cependant rejeté la demande d'imposer à l'expert l'établissement d'un pré-rapport et a écarté les conclusions sur les dépens, relevant que ces questions ne relevaient pas de sa compétence en la matière.

Avocat : DAUMAS

13 février 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600647

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal de Rosheim du 15 décembre 2025, portant cession de parcelles à la SCI La Boulangerie. Les requérants, M. A... et l’association « Rosheim à cœur », invoquaient un défaut de motivation et une erreur manifeste d’appréciation sur le prix de vente. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a estimé qu’aucun moyen n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la requête a été rejetée et les requérants ont été condamnés à verser chacun 500 euros à la commune au titre des frais de justice.

Avocat : SELÀRL SOLER-COUTEAUX ET ASSOCIÉS

13 février 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600745

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. et Mme A... d’une demande de suspension des décisions de rejet nées du silence gardé par le préfet du Bas-Rhin sur leurs demandes de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a fait valoir qu’il avait donné une suite favorable à la délivrance d’un titre de séjour en qualité de bénéficiaire d’une protection internationale. Le juge des référés a constaté que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet, dès lors que les requérants allaient se voir délivrer une carte de séjour pluriannuelle. Il a également admis les requérants au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire et mis à la charge de l’État une somme à verser à leur avocate sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : CHEBBALE

13 février 2026
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2403481

**Sujet principal** : Demande d'indemnisation d'une agente contractuelle pour non-respect du délai de prévenance avant le non-renouvellement de son contrat à durée déterminée. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (8ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a reconnu la responsabilité de la communauté de communes pour faute, en raison du non-respect du délai de prévenance de deux mois prévu par l'article 38-1 du décret du 15 février 1988. Il a condamné l'établissement à indemniser l'agent pour son préjudice matériel et moral. **Textes appliqués** : Article 38-1 du décret n° 88-145 du 15 février 1988 relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale.

Avocat : COTTIGNIES

13 février 2026• 8ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503226

Sujet principal : Une agente territoriale demande réparation pour le non-versement d'une partie de son régime indemnitaire lié aux fonctions. Juridiction : Tribunal Administratif de Lyon. Solution retenue : Le tribunal rejette la requête dans son intégralité. Il estime que la requérante n'apporte pas la preuve que ses fonctions effectives correspondaient au groupe indemnitaire sollicité pour la période litigieuse, et que l'administration n'a ainsi commis aucune faute. Textes appliqués : Le jugement est rendu dans le cadre d'un recours de plein contentieux, en application du Code de justice administrative.

Avocat : SCP CARNOT AVOCATS

13 février 2026• 8ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503235

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête d'un agent de la métropole de Lyon qui demandait réparation pour le non-versement d'une partie de son régime indemnitaire (indemnité de fonctions, sujétions et expertise). Le tribunal a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve que les fonctions qu'il exerçait personnellement correspondaient au groupe de fonction ouvrant droit à l'indemnité réclamée pour la période litigieuse. Par conséquent, l'absence de versement ne constituait pas une faute de nature à engager la responsabilité de la collectivité.

Avocat : SCP CARNOT AVOCATS

13 février 2026• 8ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2504792

**Sujet principal** : Recours d'un agent public demandant réparation pour le non-versement d'une partie de son régime indemnitaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (8ème chambre). **Solution retenue** : La requête est rejetée. Le tribunal estime que l'agent n'apporte pas la preuve que les fonctions qu'il a personnellement exercées correspondaient au groupe indemnitaire sollicité, de sorte que l'absence de versement par la métropole de Lyon ne constitue pas une faute engageant sa responsabilité. **Textes appliqués** : Le code général de la fonction publique et la loi du 26 janvier 1984 (statut de la fonction publique territoriale) constituent le cadre juridique applicable au régime indemnitaire contesté.

Avocat : SCP CARNOT AVOCATS

13 février 2026• 8ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2504805

**Sujet principal** : Une assistante socio-éducative de la métropole de Lyon demande réparation pour le défaut de versement d'une partie de son régime indemnitaire (indemnité de fonctions, sujétions et expertise). **Juridiction** : Tribunal administratif de Lyon (8ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette l'ensemble de la requête. Il estime que la requérante n'apporte pas la preuve que les fonctions qu'elle a personnellement exercées correspondaient au groupe indemnitaire le plus élevé (groupe 5) qu'elle invoque, et que l'administration n'a ainsi commis aucune faute. **Textes appliqués** : Le jugement s'appuie sur le droit de la fonction publique territoriale, notamment le Code général de la fonction publique et la loi du 26 janvier 1984, pour examiner le régime indemnitaire litigieux.

Avocat : SCP CARNOT AVOCATS

13 février 2026• 8ème chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2410845

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande d'indemnisation formée par une requérante contre l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). Le tribunal a jugé que le simple fait que la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) ait ultérieurement reconnu la qualité de réfugiée à la requérante, après un rejet initial par l'OFPRA, n'implique pas automatiquement une faute de ce dernier engageant sa responsabilité. Pour obtenir réparation, il aurait fallu démontrer que la décision de l'OFPRA était fautive au regard des éléments dont il disposait, et établir un préjudice certain et un lien de causalité direct, ce qui n'a pas été fait.

Avocat : MARTIN HAMIDI

13 février 2026• 2e Section - 3e Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400450

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d'indemnisation d'une ancienne agent technique territorial licenciée pour inaptitude physique. Le tribunal a reconnu que le licenciement était entaché d'illégalités procédurales (absence de communication du dossier administratif et convocation irrégulière devant le comité médical), constituant une faute de la part du SIVOS de l'Oison. Cependant, il a estimé que la requérante n'apportait pas la preuve de son aptitude à reprendre son poste à la date du licenciement, rompant ainsi le lien de causalité direct entre les fautes commises et les préjudices financier, moral et de retraite allégués.

Avocat : LANGUIL

13 février 2026• 4 ème Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401570

La SAS Stragen conteste devant le Tribunal Administratif de Rouen un titre de recettes émis par le CHU de Rouen suite à une rupture d'approvisionnement de médicaments. Le tribunal, se déclarant incompétent, renvoie l'affaire au juge de l'exécution. Cette solution s'appuie sur les articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales, qui attribuent la compétence pour les contestations relatives au recouvrement des créances non fiscales des établissements publics de santé.

Avocat : KOS AVOCATS

13 février 2026• 4 ème Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502240

**Sujet principal** : Demande de provision en référé par une entreprise contre une commune pour le paiement du solde d'un marché public de travaux. **Juridiction** : Tribunal administratif de Rouen (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande de provision, estimant que l'obligation de payer n'est pas suffisamment établie pour être considérée comme "non sérieusement contestable", notamment en raison d'un désaccord sur la régularité de la procédure de décompte final. **Textes appliqués** : Article R. 541-1 du code de justice administrative (conditions pour accorder une provision) et les articles 13.3.1 et suivants du cahier des clauses administratives générales (CCAG) applicables aux marchés publics de travaux, régissant l'établissement et la notification du décompte final.

Avocat : MALET

13 février 2026
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2503039

Le Tribunal Administratif de Rouen, saisi en plein contentieux, a ordonné une expertise sur l'origine des désordres affectant une habitation et la route départementale RD 313 aux Andelys. Le juge a estimé cette mesure utile pour déterminer les causes des désordres et les responsabilités, en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La demande de la commune des Andelys d'être mise hors de cause a été rejetée, l'expertise devant également examiner son éventuelle implication.

Avocat : INTER-BARREAUX EMO AVOCATS

13 février 2026
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505454

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, rejette la demande d'indemnisation de Mme B... dirigée contre le département de l'Eure à la suite du retrait de son agrément d'assistante familiale et du refus d'un agrément d'accueillant familial. La juridiction estime que les décisions litigieuses, dont l'une a été annulée puis légalement reprise, ne sont pas constitutives d'une faute de nature à engager la responsabilité du département, et que le préjudice allégué ne présente pas le caractère anormal et spécial requis pour une responsabilité sans faute. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives à l'agrément.

Avocat : CACCIAPAGLIA MARIE

13 février 2026• 4 ème Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505455

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, rejette la demande d'indemnisation de Mme B... dirigée contre le département de l'Eure. La juridiction estime que le retrait d'agrément d'assistant familial et le refus d'agrément d'accueillant familial, bien qu'annulés dans un premier temps, ont été légalement rétablis par une décision ultérieure, ce qui exclut l'existence d'une faute ou d'un préjudice anormal et spécial de nature à engager la responsabilité du département. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives à l'agrément.

Avocat : CACCIAPAGLIA MARIE

13 février 2026• 4 ème Chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2304460

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de Mme C... visant à obtenir la décharge de son imposition sur le revenu 2021, contestant l'application du barème progressif au lieu du taux forfaitaire de 7,5 % annoncé par l'administration. La juridiction a jugé que la garantie contre les rehaussements (articles L. 80 A et L. 80 B du Livre des Procédures Fiscales) n'était pas applicable, car il s'agissait d'une imposition primitive et non d'un rehaussement. Elle a également estimé que les courriers électroniques de l'administration, se bornant à rappeler des informations générales, ne constituaient pas une prise de position formelle et non équivoque sur la situation particulière de la requérante.

13 février 2026• 10ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2304684

Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur une demande de décharge d'impôts sur le revenu et de pénalités au titre des années 2018 à 2020, présentée par des époux actionnaires d'une SCI locataire de leur propre bien. Le tribunal a jugé qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur une partie de la requête, devenue sans objet suite à un dégrèvement administratif ultérieur. Sur le fond, l'administration fiscale a légalement appliqué l'article L. 64 du Livre des Procédures Fiscales (abus de droit) et l'article 15 du Code Général des Impôts (jouissance personnelle d'un logement) pour rejeter la déduction des déficits fonciers, estimant que l'opération avait principalement un motif d'élusion fiscale.

13 février 2026• 10ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2307673

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C... D... visant à obtenir la décharge de cotisations d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2014 et 2015. Le tribunal a jugé que le contribuable était forclos, sa réclamation du 6 avril 2022 étant tardive au regard du délai de trois ans prévu par l'article R. 196-3 du Livre des Procédures Fiscales. Par conséquent, les autres moyens soulevés, notamment concernant la qualification des versements à sa compagne et la régularité de la procédure de contrôle, n'ont pas eu à être examinés.

Avocat : ZRARI

13 février 2026• 10ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2307743

Le Tribunal Administratif de Melun rejette la demande de décharge d'imposition d'un contribuable concernant ses revenus de 2016 et 2017. Le tribunal considère que le requérant, malgré ses allégations de résidence fiscale au Luxembourg, était en réalité fiscalement domicilié en France durant cette période, le centre de ses intérêts vitaux y étant situé. La juridiction applique les articles 4 B et 197 A du code général des impôts pour déterminer ce domicile fiscal et rejette l'application des conventions fiscales invoquées, estimant les rectifications et pénalités légitimes.

Avocat : ZRARI

13 février 2026• 10ème chambre