Jurisprudence administrative

187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

187 182

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2404498

**Sujet principal** : Demande de décharge ou de réduction de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2023, fondée sur l'inexploitation d'un centre commercial. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande. La société requérante ne remplit pas les conditions strictes de l'article 1389 du code général des impôts pour bénéficier d'un dégrèvement, car l'inexploitation du bien (acquis en vue d'une démolition/reconstruction) n'est pas considérée comme indépendante de sa volonté. **Textes appliqués** : Articles 1380, 1381 et principalement 1389 du code général des impôts, interprétés strictement par le juge de l'impôt.

Avocat : SCP LACHAT MOURONVALLE

12 mars 2026• Juge unique 7
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602694

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Ferrassière en désignant un expert pour évaluer un mur menaçant ruine. La juridiction a appliqué les articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 556-1 du code de justice administrative, qui encadrent cette procédure d'urgence. L'expert devra constater l'état du mur, vérifier l'existence d'un péril imminent et proposer les mesures de sécurité nécessaires dans un délai contraint.

Avocat : SELARL RETEX AVOCATS

12 mars 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2112780

Sujet principal : Demande de décharge de rappels de TVA et de pénalités par une infirmière exerçant des activités de relaxation et d'hypnose. Juridiction : Tribunal Administratif de Nantes (4ème Chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête. Il considère que les activités de relaxation et d'hypnose exercées par Mme B..., bien que relevant de son rôle propre d'infirmière, ne poursuivent pas une finalité thérapeutique ou préventive au sens strict du droit de l'Union européenne et du code général des impôts. Par conséquent, elles ne peuvent bénéficier de l'exonération de TVA. Textes appliqués : Article 261 du code général des impôts (notamment le 1° du 4), interprété à la lumière de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne (arrêts C-212/01 et C-307/01), et l'article L. 4311-1 du code de la santé publique.

Avocat : SOFIGES

12 mars 2026• 4ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2113908

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande d'un contribuable visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des pénalités associées, au titre des années 2017 et 2018. Le litige portait sur la remise en cause par l'administration fiscale du bénéfice de la réduction d'impôt pour investissement locatif (dispositif Pinel), au motif que le plafond de loyer, calculé en appliquant un coefficient multiplicateur à la surface habitable, n'était pas respecté. Le tribunal a jugé que les impositions contestées étaient légales, fondées sur les dispositions de l'article 199 novovicies du code général des impôts et ses textes d'application, et a rejeté les moyens soulevés par le requérant, notamment celui tiré du droit à l'erreur.

Avocat : SCP ATLANTIQUE AVOCATS ASSOCIES (SAINT-HERBLAIN)

12 mars 2026• 4ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2114114

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de la SAS Siale, qui contestait l'assiette de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2020. La société soutenait que certains équipements (panneaux d'isolation, ventilation, pont bascule, etc.) devaient être exonérés en tant qu'outillages industriels au sens du 11° de l'article 1382 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que ces éléments, faisant corps avec le bâtiment et n'étant pas spécifiquement adaptés à une activité industrielle au sens de la jurisprudence, étaient imposables en application des articles 1380, 1381 et 1495 du même code.

Avocat : CABINET AODEN

12 mars 2026• 4ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2114376

**Sujet principal** : Recours en décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, contestant la requalification par l'administration fiscale de travaux déduits comme charges foncières. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête des contribuables. Il estime que les travaux réalisés (rénovation complète d'un atelier) constituent des dépenses d'amélioration non déductibles pour des locaux professionnels, et non de simples réparations ou entretien. Les contribuables n'ont pas rapporté la preuve du caractère déductible de ces charges. **Textes appliqués** : Articles 28 et 31 du code général des impôts (CGI), définissant le revenu net foncier et limitant la déductibilité des charges pour les locaux professionnels aux dépenses de réparation, d'entretien et, sous conditions strictes, à certaines dépenses d'amélioration (amiante, accessibilité).

Avocat : MORICE-CHAUVEAU

12 mars 2026• 4ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2108196

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'une demande en responsabilité médicale contre le centre hospitalier du Mans. Le requérant demandait réparation pour un préjudice corporel résultant d'une prise en charge aux urgences jugée fautive, concernant une plaie de la main. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'établissement sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, en constatant une faute dans le diagnostic et le traitement initial. Il a condamné l'hôpital à indemniser le patient, en fixant le montant des préjudices et en ordonnant le versement d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : ROUILLON

12 mars 2026• 7ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2112217

Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur une demande d'indemnisation pour faute médicale. Le requérant, puis ses ayants droit après son décès, reprochaient au centre hospitalier du Mans de ne pas avoir détecté sur des radiographies le déchaussement d'une plaque d'ostéosynthèse, entraînant une perte de chance d'éviter des complications. La juridiction a retenu la responsabilité de l'établissement sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique et a ordonné l'indemnisation des préjudices après expertise.

Avocat : SCP HAUTEMAINE AVOCATS

12 mars 2026• 7ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310361

La décision concerne un litige fiscal portant sur des rappels de TVA assignés à une SCI pour les exercices 2016 à 2020. Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la société. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale était fondée à procéder à une régularisation annuelle de la TVA déduite, en application des articles 271 et 207 de l'annexe II du code général des impôts, et a considéré que le délai de reprise n'était pas prescrit.

Avocat : SCP TEN FRANCE

12 mars 2026• 4ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2413436

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale judiciaire à la demande d'une patiente estimant avoir subi un préjudice suite à des opérations dans deux centres hospitaliers. Le juge a retenu l'utilité de cette mesure d'instruction pour éclairer le litige, en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La mission de l'expert consistera à déterminer si les soins étaient conformes aux règles de l'art et à évaluer les préjudices allégués.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS CADRAJURIS

12 mars 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602808

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par un Office Public de l’Habitat d’une demande d’expertise préventive en référé, concernant des travaux de démolition et de construction. La juridiction a fait droit à cette demande en désignant un expert, estimant que la mesure était utile pour constater l'état d'un immeuble voisin avant des travaux susceptibles de lui causer des dommages. Cette décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, qui permet ce type d'expertise en cas de travaux publics.

Avocat : SELARL CORNET VINCENT SEGUREL

12 mars 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602809

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a fait droit à la demande d'expertise préventive formulée par un Office Public de l'Habitat. Le juge a ordonné une mesure d'expertise destinée à constater l'état d'un immeuble voisin avant, pendant et après des travaux publics de démolition, afin d'établir d'éventuels dommages. Cette décision s'appuie sur l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, qui permet ce type de constatation préventive lors de l'exécution de travaux publics.

Avocat : SELARL CORNET VINCENT SEGUREL

12 mars 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602982

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi par un ancien agent demandant le versement urgent d'une indemnité compensatrice de congés payés par son ex-employeur, le centre communal d'action sociale. Le juge a constaté que la somme due avait été versée après l'introduction de la requête, rendant la demande principale sans objet (article L. 521-3 du code de justice administrative). Il a en conséquence déclaré qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur cette demande et a rejeté les conclusions indemnitaires, estimant qu'elles excédaient la compétence provisoire du juge des référés.

12 mars 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603042

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la requête du préfet de la Sarthe visant à expulser une famille du centre d'accueil pour demandeurs d'asile (PRAHDA). Le juge estime que l'administration n'a pas démontré l'urgence, notamment en ne justifiant pas de manière probante la saturation du dispositif d'accueil départemental. Il considère également que le préfet n'a pas procédé à un examen suffisant de la situation particulière et vulnérable de la famille, qui comprend trois enfants mineurs dont l'un présente des problèmes de santé.

Avocat : GUERIN

12 mars 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603055

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande du préfet de la Sarthe visant à expulser Mme B... d'un hébergement pour demandeurs d'asile. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas établie, malgré l'application des articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision souligne que l'occupation des lieux après le rejet définitif de la demande d'asile ne constituait pas, en l'espèce, une situation d'urgence justifiant une mesure de référé.

12 mars 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603113

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande d'un requérant sollicitant l'injonction au préfet de rouvrir son dossier de titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge constate que l'administration a déjà délivré une attestation de prolongation valide et que les deux demandes de titre de séjour du requérant sont en cours d'instruction, privant ainsi la demande de son objet. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, relatif au référé-mesures.

Avocat : BRETON

12 mars 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603609

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a donné acte du désistement du requérant concernant sa demande d'injonction de délivrer un récépissé (article L. 521-3 du CJA). Il a constaté l'absence d'objet de sa demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, celle-ci lui ayant été accordée. Le juge a condamné l'État à verser 550 € à l'avocat du requérant au titre des frais d'instance (articles L. 761-1 du CJA et 37 de la loi du 10 juillet 1991).

Avocat : GONULTAS

12 mars 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603743

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un occupant d'une aire d'accueil des gens du voyage pour manquement grave au règlement intérieur et trouble à l'ordre public. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, en raison de menaces et d'agressions répétées de l'occupant envers des agents de la collectivité. La demande de condamnation aux dépens de l'occupant a été rejetée.

Avocat : LEX PUBLICA

12 mars 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603776

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné l'expulsion de personnes de la communauté des gens du voyage occupant sans titre le parc de stationnement d'un domaine public communal à Ecouflant. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure au regard des troubles à l'ordre public et de la nécessité d'utiliser le parking pour des manifestations prévues, malgré l'absence de solution alternative d'accueil pour les occupants. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les règles relatives à la protection du domaine public.

Avocat : LEX PUBLICA

12 mars 2026
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2516637

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête principale de la société Monamiligo. Cette décision fait suite au retrait par la région des Pays de la Loire du titre exécutoire contesté, rendant la demande d'annulation et de décharge sans objet. Le tribunal rejette également la demande d'indemnité au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en application de l'article R. 222-1 du même code.

Avocat : FRECHE & ASSOCIES

12 mars 2026