Jurisprudence administrative
384 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
384 075
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531945
**Sujet principal** : Recours contre le refus d'attribution de la carte mobilité inclusion mention « stationnement » par la MDPH de Paris. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal, saisi d'une demande d'annulation, procède à un examen de plein contentieux. Il ne se limite pas à contrôler la légalité de la décision de refus mais apprécie directement si la requérante remplit, au vu des pièces du dossier, les conditions légales pour obtenir la carte. **Textes appliqués** : L'examen est conduit sur le fondement des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que des critères définis par l'arrêté du 3 janvier 2017, pour déterminer si l'intéressée présente une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied ou un besoin d'accompagnement. La procédure est régie par l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2532359
Le Tribunal administratif de Paris a annulé la décision implicite du préfet de police refusant la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour à un ressortissant algérien. Le juge a estimé que ce refus méconnaissait l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le requérant ayant déposé un dossier complet. En revanche, les conclusions demandant une injonction de délivrer le récépissé ont été rejetées, une décision implicite de rejet sur le fond de la demande de titre de séjour étant intervenue entre-temps. L'État a été condamné à verser 500 euros au requérant au titre des frais exposés.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2533566
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir une injonction de logement. La juridiction a jugé la demande manifestement irrecevable car introduite hors délai, après l'expiration du délai de recours contentieux de quatre mois prévu par les articles R. 778-1 et suivants du code de justice administrative. La requérante, pourtant reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par une commission de médiation, n'a pas saisi le tribunal dans le délai imparti à compter de la notification de cette décision.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600103
Le Tribunal administratif de Paris donne acte du désistement de la requérante concernant ses conclusions en annulation et en injonction contre le rejet implicite de sa demande de regroupement familial. Il condamne néanmoins l'État à lui verser 700 euros au titre des frais irrépétibles, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision implicite de rejet n'est donc pas jugée sur le fond.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2536571
Le Tribunal administratif de Paris constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête d'un demandeur contestant le refus implicite de son admission au séjour, car le préfet de police a délivré le titre de séjour sollicité avant le jugement. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer ce non-lieu à statuer. Elle condamne néanmoins l'État à verser au requérant 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code pour les frais exposés durant l'instance.
Avocat : HAIK
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600780
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante dans son litige contre l'Assistance publique-hôpitaux de Paris concernant la déclaration de ses services pour le calcul de sa retraite. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. L'instance est ainsi éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de la demande d'annulation et d'injonction.
Avocat : CABINET CADRAJURIS (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2603264
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de Mme A... par ordonnance. Le sujet principal est l'irrecevabilité d'un recours contre un avis du comité médical de l'AP-HP, qui est qualifié d'acte préparatoire et non d'une décision faisant grief. La juridiction applique l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative pour rejeter une requête manifestement irrecevable.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608680
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction de proposer un hébergement d’urgence à une requérante et ses cinq enfants mineurs. Le juge a considéré que l’État, en proposant une nouvelle solution d’hébergement adaptée dans un autre département, ne caractérisait pas une carence portant une atteinte grave et manifestement illégale au droit à l’hébergement d’urgence, liberté fondamentale invoquée sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative. En revanche, l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle a été accordée en application de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : CABINET ARTEMONT (AARPI)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608701
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a rejeté la requête de M. B... qui sollicitait des injonctions contre la Défenseure des droits et une caisse d'allocations familiales. Le juge a estimé que le requérant ne caractérisait pas l'urgence nécessaire pour ce type de procédure et que sa demande était manifestement mal fondée, justifiant son rejet par ordonnance sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608716
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B... qui demandait une injonction à l'encontre de la Défenseure des droits. Le juge estime que le requérant ne justifie pas de l'urgence requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative et que sa demande est manifestement mal fondée. La décision est prise en application des articles L. 521-2 et L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608795
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à obtenir la restitution du passeport d'un enfant mineur et l'injonction de lui délivrer un document de voyage pour rejoindre ses parents en France. Le juge a décliné sa compétence au profit du tribunal administratif de Nantes, seul compétent pour connaître des litiges relatifs aux visas, en application de l'article R. 522-8-1 du code de justice administrative. La demande de mesures d'urgence fondée sur l'article L. 521-2 du même code et sur l'atteinte aux libertés fondamentales n'a donc pas été examinée sur le fond.
Avocat : CABINET PHUSIS AVOCATS (SEL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608852
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), rejette la requête de M. B... qui demandait des injonctions contre plusieurs autorités pour sauvegarde d'une liberté fondamentale. Le juge estime que le requérant ne justifie pas de l'urgence requise et que sa demande est manifestement mal fondée, ce qui permet un rejet sans instruction (article L. 522-3 du CJA). Les demandes accessoires (renvoi au Conseil d'État, attraction de partie, désignation d'un avocat) sont également écartées.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608938
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté de mutation d'une fonctionnaire. La juge a estimé que la requérante, qui invoquait des difficultés familiales et un déménagement contraint, ne démontrait pas une urgence suffisamment grave et immédiate au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code, faute de justifier de la condition d'urgence.
Avocat : RABBE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609174
Le Tribunal administratif de Paris rejette la demande de suspension en référé-liberté de la fermeture administrative d'un supermarché. Le juge estime que la société requérante ne démontre pas l'urgence caractérisée d'une mesure à prendre dans les 48 heures ni l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'entreprendre. La décision s'appuie sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative et considère que la mesure de fermeture, prise pour des manquements aux règles d'hygiène, est justifiée par l'intérêt général de sécurité sanitaire.
Avocat : SALEN
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601564
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance de renvoi, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français notifiés à un ressortissant tunisien. La juridiction a constaté que le requérant résidait dans le département de la Meurthe-et-Moselle à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, elle a déclaré incompétente et a transmis le dossier au Tribunal administratif de Nancy, juridiction du lieu de résidence de l'intéressé.
Avocat : RIVIERE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2408785
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, a rejeté la requête d'un conducteur contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul et les retraits de points associés. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le retrait d'un point restitué après l'introduction du recours. Pour les autres infractions, les moyens soulevés (défaut d'imputabilité et contestation des circonstances) ont été écartés comme inopérants, car relevant de la compétence exclusive des juridictions pénales (tribunaux de police) en vertu des articles L. 121-5 du code de la route et 521 du code de procédure pénale. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604811
Sujet principal : Recours contre les opérations électorales municipales et communautaires de la commune de Dhuisy. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (ordonnance du président). Solution retenue : La requête est rejetée comme manifestement irrecevable pour défaut de respect du délai de dépôt. Textes appliqués : Article R. 119 du code électoral (délai de protestation) et 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative (rejet des requêtes manifestement irrecevables).
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2507710
Le Tribunal administratif de Versailles donne acte du désistement pur et simple des requérants concernant leur recours contre le refus d'affectation scolaire de leur fille. La juridiction met ainsi fin à la procédure sans examen du fond, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. L'ordonnance est notifiée aux parties.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2510335
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant à enjoindre à la préfète de l'Essonne de proposer un logement adapté au requérant. La juridiction a rendu une ordonnance donnant acte du désistement pur et simple de la requête, intervenu avant jugement. Cette décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président de la formation de jugement à constater un tel désistement.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2513000
Le Tribunal administratif de Versailles donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., de sa demande d'annulation du refus de délivrance d'un reçu par AgroParisTech. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater un tel désistement par ordonnance. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de l'affaire.