Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308763
**Sujet principal** : Recours contre des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des pénalités, suite à une vérification de comptabilité d'une société. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (10ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la contribuable. Il écarte les moyens soulevés, considérant que le principe d'indépendance des procédures rend inopérantes les critiques sur la vérification de la société, et que la proposition de rectification adressée à la contribuable respectait ses droits de la défense. **Textes appliqués** : Article L. 57 du Livre des Procédures Fiscales (motivation et délai de réponse) et article 109 du Code Général des Impôts (définition des revenus distribués).
Avocat : GUIDET EMMANUEL
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606618
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre l'exécution de la décision invalidant son permis de conduire. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas établi le caractère d'urgence, en ne produisant pas d'éléments concrets démontrant une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés contre la légalité de l'invalidation du permis.
Avocat : REZAIE YAZDI
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2511721
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus d'attribution de l'Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées (ASPA). Le tribunal a estimé que ce litige, relevant du contentieux de la sécurité sociale, était de la compétence exclusive du juge judiciaire. La décision s'appuie sur les articles L. 815-15, L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502132
Le Tribunal Administratif de Rouen a statué sur une demande d'indemnisation d'un agent municipal du Havre pour une maladie professionnelle (épisode dépressif). Le tribunal a rejeté la demande principale fondée sur la responsabilité sans faute de la commune, considérant que l'agent n'avait pas démontré l'existence d'un préjudice distinct de celui déjà indemnisé ou en cours d'instruction. Il a toutefois condamné la commune à verser une somme complémentaire pour préjudice moral lié au retard dans le traitement de sa demande, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et des principes généraux de la responsabilité administrative.
Avocat : LERAT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524593
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. La demande indemnitaire dirigée contre deux établissements hospitaliers est irrecevable car la requérante n'a pas préalablement formé de demande auprès de l'administration, méconnaissant ainsi l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le juge statue par ordonnance sur ce défaut de recevabilité en application de l'article R. 222-1 du même code.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2404479
Le Tribunal administratif de Lille constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de l'association ADAE 62, agissant en tant que tuteur, qui contestait le refus du département du Pas-de-Calais de prendre en charge les frais d'hébergement en EHPAD de M. B... En effet, le département a accordé l'aide sociale sollicitée en cours d'instance, rendant le recours sans objet. Le tribunal condamne néanmoins le département à verser 1 000 euros à l'association au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : WILLOT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606584
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 CJA), a rejeté la demande de suspension d'un refus de visa et d'injonction à délivrance. Le juge a estimé que la situation décrite (séparation familiale, délai de recours, santé d'un proche) ne caractérisait pas l'urgence particulière requise pour une intervention dans les 48 heures. Il a également considéré que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2419318
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requête de la SAS Thalatta. Cette requête contestait initialement la fixation par l'ARS de Normandie de sa dotation AC pour 2023. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement, mettant ainsi fin à l'instance sans examen du fond.
Avocat : MUSSET & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2318572
Le Tribunal administratif de Nantes donne acte du désistement des requérants concernant le refus d'une remise de dette sur un indu d'aide personnalisée au logement. M. A... s'est explicitement désisté par mémoire, tandis que Mme B... est réputée s'être désistée à défaut d'avoir confirmé le maintien de sa requête après mise en demeure. La juridiction applique les articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative relatifs à la confirmation du maintien des conclusions et à la notification électronique.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2314261
Le Tribunal Administratif de Nantes statue sur cinq requêtes de la société Orchidées maisons de vin demandant le dégrèvement de taxes foncières et de la cotisation foncière des entreprises pour plusieurs établissements. La société s'étant désistée de ses demandes, le tribunal prononce des non-lieux à statuer sur ces requêtes. La décision s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administratif relatives au désistement.
Avocat : SCP RGM
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601733
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a admis Mme B... au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire en raison de l'urgence. Sur le fond, le tribunal a ordonné à la préfète de l'Isère d'assurer l'accueil de la requérante dans une structure d'hébergement adaptée, assortissant cette injonction d'une astreinte, au motif qu'une décision de la commission de médiation l'avait reconnue prioritaire sans qu'une offre conforme ne lui ait été proposée. Cette solution est fondée sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : DIOUF-GARIN
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600005
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement des requérants qui avaient contesté leur taxe d'habitation. La juridiction a constaté que les requérants, invités à confirmer le maintien de leur recours après un dégrèvement total accordé par l'administration, n'ont pas répondu dans le délai imparti. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, qui prévoient qu'un défaut de réponse à une telle invitation vaut désistement.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503945
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de M. B... visant à enjoindre au préfet et à la DRAC Normandie d'intervenir pour la sauvegarde de l'Abbaye Blanche, monument historique. Le juge estime que l'administration a, par courriers des 31 octobre et 2 décembre 2025, répondu au requérant en l'invitant à constituer un dossier d'avant-projet complet avec son architecte, et que l'absence de mesures immédiates ne caractérise pas une carence fautive justifiant une injonction en urgence. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge considérant que les conditions d'urgence et d'utilité d'une mesure provisoire ne sont pas réunies.
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301222
Le Tribunal Administratif de Bastia rejette la requête de Mme A... visant à annuler des ordres de recouvrer émis par l'Agence de services et de paiement pour le remboursement d'aides agricoles du premier pilier de la PAC indûment perçues. Le tribunal estime que les ordres de recouvrer sont suffisamment motivés et que la prescription n'est pas acquise, notamment en s'appuyant sur le règlement (CE, Euratom) n° 2988/95 du 18 décembre 1995. Il rejette également les conclusions de la requérante concernant la suppression de passages des mémoires de l'Agence et la condamnation de celle-ci à des dommages-intérêts.
Avocat : CHEVALIER
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300406
Le Tribunal Administratif de Bastia a statué sur des recours concernant le refus d'aides PAC (Politique Agricole Commune) et des ordres de recouvrement. Le tribunal a jugé que la lettre de fin d'instruction initiale pour la campagne 2021 était devenue sans objet suite à son retrait par l'administration, entraînant un non-lieu à statuer sur cette partie. Concernant les demandes pour 2022 et les ordres de recouvrement pour 2020, le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les décisions administratives étaient légales et suffisamment motivées, notamment au regard du règlement européen (UE) n° 1307/2013.
Avocat : ANTONIOTTI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605595
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour obtenir la délivrance d'un récépissé autorisant le travail dans le cadre d'une demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que le silence gardé par la préfecture pendant quatre mois sur la demande de renouvellement a fait naître une décision implicite de rejet avant même le dépôt de la requête. Or, le juge des référés ne peut, sur le fondement de l'article L. 521-3 du Code de justice administrative, ordonner une mesure qui ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 du Code de justice administrative (CJA), et R. 431-3, R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : NGOMA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507486
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi par une requérante reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée (T4 avec ascenseur) ne lui avait été faite dans le délai légal de six mois, le tribunal a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de procéder à son relogement. Cette injonction, assortie d'une astreinte, est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-1 du code de justice administrative, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable (DALO).
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2419305
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requête introduite par la société Serience soins de suite et de réadaptation. Cette requête contestait initialement la fixation par l'ARS de Normandie de sa dotation de financement pour 2023. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement, mettant ainsi un terme à l'instance sans examen du fond.
Avocat : MUSSET & ASSOCIES
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2201792
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a déclaré irrecevable la requête de la SMEREP. Le litige portait sur le recouvrement de créances hospitalières par voie de saisie administrative. Le juge a estimé que le contentieux du recouvrement des créances non fiscales d'un établissement public de santé relève de la compétence exclusive du juge de l'exécution (juge judiciaire), en application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales. Par conséquent, le tribunal administratif n'était pas compétent pour connaître de cette demande.
Avocat : CACHARD
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602635
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un référé précontractuel par la société E2SIT, contestant la décision de la commune de Jeumont de rejeter son offre et d'attribuer un marché de maintenance des systèmes de sécurité incendie à la société PROFLAM Solution Incendie. Le juge constate que le contrat a été signé le 12 mars 2026, avant l'enregistrement de la requête le 13 mars, ce qui rend irrecevable la procédure de référé précontractuel fondée sur l'article L. 551-1 du code de justice administrative. La juridiction donne acte du désistement pur et simple de la requête par la société E2SIT.
Avocat : HOLTERBACH