Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500498
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté les requêtes de Mme E... G... visant à contester le recouvrement d'allocations (RSA et prime de fin d'année) indûment perçues. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la régularité formelle des décisions et au respect des droits de la défense, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code des relations entre le public et l'administration invoquées par les parties.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2214436
La SCI Le France conteste devant le **Tribunal Administratif de Paris** l'assiette de la taxe sur les bureaux et la taxe additionnelle sur les surfaces de stationnement pour les années 2019 et 2020. Le tribunal **rejette ses demandes**, considérant que la requérante n'a pas apporté la preuve que les locaux loués à We Work relevaient de la catégorie "commerce" et que ses justificatifs pour réduire les surfaces taxables de stationnement sont insuffisants. La décision s'appuie sur les dispositions du **code général des impôts** relatives à la détermination des surfaces imposables.
Avocat : SCHIANO-GENTILETTI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603889
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'une demande en référé-liberté (article L. 521-3 du CJA) par un bénéficiaire de la protection subsidiaire, M. A..., qui ne parvenait pas à déposer sa demande de carte de séjour via le téléservice ANEF. Le juge a rejeté la requête, estimant que le requérant n'avait pas démontré avoir préalablement sollicité et épuisé le dispositif d'accompagnement et la solution de substitution prévus par l'article R. 431-2 du CESEDA et ses arrêtés d'application, conditions nécessaires pour caractériser l'urgence et justifier une injonction à l'encontre du préfet.
Avocat : MICHEL-BECHET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604302
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer à un ressortissant comorien une attestation de prolongation d'instruction pour sa demande de renouvellement de titre de séjour, sous astreinte. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, et que l'administration n'avait pas justifié le refus de délivrer ce document prévu par les articles R. 431-2 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le requérant a également été admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : CLERC
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604621
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre un titre de séjour à une ressortissante algérienne. Le juge a constaté un délai anormalement long dans la délivrance matérielle du titre, pourtant accordé, ce qui empêchait la requérante de solliciter son renouvellement et justifiait l'urgence. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605181
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a prononcé une astreinte contre le préfet des Bouches-du-Rhône pour inexécution d'une précédente injonction. Le sujet principal est l'obligation pour l'administration de délivrer une attestation de prolongation d'instruction dans le cadre d'une demande de titre de séjour. La juridiction, s'appuyant sur l'article L. 911-4 du code de justice administrative, a assorti l'injonction initiale d'une astreinte de 100 euros par jour de retard.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605292
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant marocain visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé pour le renouvellement de sa carte de séjour. Le juge estime que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande, présentée le 5 septembre 2025, a fait naître une décision implicite de rejet le 5 janvier 2026. La requête est donc jugée irrecevable, le juge des référés ne pouvant faire obstacle à cette décision implicite de rejet, conformément aux articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative et aux articles R. 431-3, R. 431-12 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605320
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant algérien demandant l'injonction au préfet de lui délivrer un document provisoire de séjour ou de réexaminer rapidement sa demande de renouvellement. Le juge a considéré qu'un silence de l'administration pendant quatre mois sur une demande de titre de séjour faisait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Dès lors, ordonner les mesures sollicitées aurait fait obstacle à cette décision implicite, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605438
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant sénégalais demandant l'injonction au préfet de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge a considéré qu'un silence de quatre mois de l'administration sur une telle demande, déposée le 16 janvier 2025, avait fait naître une décision implicite de rejet le 16 mai 2025. Par conséquent, l'ordonnance a été rendue sur le fondement des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans qu'une mesure d'injonction puisse faire obstacle à cette décision implicite.
Avocat : GILLET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605471
**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente pour la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : Rejet de la requête pour absence d'urgence avérée. **Textes appliqués** : Article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant le rejet sans audience lorsque la demande ne présente pas de caractère urgent. Le juge estime que la requérante, qui a saisi la justice bien avant l'expiration de son titre, ne démontre pas une situation d'urgence immédiate justifiant une mesure conservatoire.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503415
**Sujet principal** : Demande d'expertise médicale préalable à une action en responsabilité contre un établissement hospitalier public. **Juridiction** : Tribunal administratif de Caen (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés fait droit à la demande et ordonne une expertise. Il estime que cette mesure est utile pour éclairer un éventuel litige principal sur la responsabilité des Hôpitaux du Sud Manche, l'absence de lien de causalité entre les soins et le préjudice allégué n'étant pas manifeste. **Textes appliqués** : L'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure utile d'expertise.
Avocat : CABINET ARES
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600449
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge d'un patient pour une hernie hiatale, estimant cette mesure utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La juridiction a rejeté les demandes de soumission d'un pré-rapport aux parties et de prise en charge immédiate des frais d'expertise, relevant qu'aucune disposition ne l'impose et que cette charge sera déterminée ultérieurement. Elle a également rejeté la demande d'allocation d'une provision au titre de l'article L. 761-1 du même code, considérant que les défendeurs ne pouvaient être regardés comme parties perdantes à ce stade.
Avocat : BOUYRIE MICHAËL
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510137
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'expertise concernant des désordres affectant une propriété à Pont-en-Royans, suite à un éboulement. Le juge a ordonné la mesure d'instruction, considérant son utilité pour éclairer un futur litige sur la responsabilité des travaux de purge réalisés, et a mis hors de cause plusieurs parties (dont une communauté de communes et un courtier) non concernées. La décision s'appuie sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure utile d'expertise.
Avocat : LCA & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511768
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise sur la base de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. L'expertise vise à déterminer les causes des désordres affectant un mur de propriété bordant une route départementale et à évaluer les responsabilités potentielles, notamment celle du Département de l'Isère. La commune de Jardin a été mise hors de cause, et la demande d'allocation de frais de procès des requérants a été rejetée.
Avocat : CABINET URBAN CONSEIL
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512995
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise médicale présentée par une éducatrice de la protection judiciaire de la jeunesse. La juridiction a considéré que l'expertise, sollicitée pour évaluer les préjudices liés à une maladie reconnue imputable au service, était prématurée et frustratoire, l'intéressée n'ayant formulé aucune demande indemnitaire préalable et n'apportant pas d'éléments probants sur l'existence de ses préjudices. La décision s'appuie sur les articles R. 621-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : ALLALA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2411140
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'expertise médicale concernant la prise en charge d'une patiente au centre hospitalier de Saint-Nazaire. Le juge a ordonné une expertise judiciaire pour déterminer les conditions de cette prise en charge, à la suite de complications médicales survenues lors du traitement d'une néphrite lupique. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique et du code de justice administrative.
Avocat : SELARL AVOCATLANTIC
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602382
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction d'une demande de titre de séjour. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur la demande principale, celle-ci étant devenue sans objet après que le préfet a délivré le document sollicité. Toutefois, il a mis à la charge de l'État le versement de 800 euros à l'avocat de la requérante au titre des frais irrépétibles, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : BALDE
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2404459
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande d'indemnisation d'un détenu suite à deux fouilles intégrales subies en juin 2023. Le tribunal a estimé que ces fouilles, ordonnées par le chef d'établissement, étaient justifiées par les nécessités de sécurité et de bon ordre au sein du centre de détention, conformément aux articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire. Il a jugé qu'elles ne constituaient ni une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, ni un traitement dégradant au sens de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2404762
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande d'indemnisation d'un détenu estimant avoir subi un préjudice du fait de cinq fouilles intégrales. Le juge a considéré que ces fouilles, ordonnées dans le cadre d'un régime dérogatoire justifié par le profil pénal et pénitentiaire du requérant, respectaient les conditions légales de nécessité et de proportionnalité. La décision s'appuie sur les articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire et sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, sans constater de faute de nature à engager la responsabilité de l'État.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501544
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d'annulation du rejet d'une aide du Fonds de Solidarité pour le Logement (FSL). Le requérant contestait le refus d'une aide de 819,56 euros pour un impayé de loyer. Le tribunal a jugé que les conditions d'octroi, définies par le règlement intérieur départemental du Cher, n'étaient pas remplies, en application de la loi du 31 mai 1990 et du décret du 2 mars 2005 relatifs au droit au logement.