Jurisprudence administrative

187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

187 182

Décisions totales

384 134

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2404546

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de l'association de canoë-kayak visant à annuler la résiliation de sa convention d'occupation du domaine public. La juridiction a estimé que la commune d'Agonès était fondée à résilier la convention pour manquement grave aux obligations contractuelles, notamment l'installation d'équipements sans autorisation d'urbanisme préalable et en méconnaissance des règles de sécurité et d'environnement. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques, du code de l'urbanisme et du code du sport.

Avocat : IBERALP

12 mars 2026• 4ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2501630

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler la décision du Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) et à obtenir une indemnisation. Le tribunal a jugé que le requérant ne rapportait pas la preuve que la dose de rayonnements ionisants reçue dépassait le seuil de 1 mSv par an, condition nécessaire pour bénéficier de la présomption de causalité établie par la loi du 5 janvier 2010. La juridiction a ainsi confirmé la décision du CIVEN et a rejeté les demandes d'indemnisation et de provision.

Avocat : CABINET TEISSONNIERE - TOPALOFF - LAFFORGUE - ANDREU ASSOCIES

12 mars 2026• 4ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505878

Le Tribunal Administratif de Montpellier a statué sur un litige contractuel et une demande reconventionnelle entre la société Astech et le SICTom de Pézenas-Agde, suite à une escroquerie par un tiers ayant détourné le paiement de factures. Le tribunal a rejeté la demande principale d'Astech visant à obtenir le paiement d'une somme déjà réglée par l'acheteur public, considérant que ce paiement de bonne foi à un créancier apparent libérait le SICTom de son obligation. Il a également rejeté la demande reconventionnelle du SICTom, estimant que la faute alléguée de la société Astech n'était pas établie. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit des obligations et du paiement.

Avocat : ADVEN AVOCATS

12 mars 2026• 4ème chambre
TA34Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601205

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait le refus de remise de dette d'une aide personnalisée au logement. Le juge estime que le requérant, bien qu'invité à régulariser sa demande, n'a pas fourni une argumentation suffisamment étayée pour établir que la décision de la caisse d'allocations familiales avait méconnu ses droits. La requête est donc rejetée en application de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, pour défaut de précisions permettant d'apprécier le bien-fondé des moyens invoqués.

12 mars 2026
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2300571

Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B... visant à obtenir le bénéfice du droit d'option à la pension ouvrière. Le tribunal a jugé que le requérant, un ancien technicien supérieur d’études et de fabrications, ne remplissait pas la condition prévue par la loi n° 59-1479 du 28 décembre 1959 de percevoir, lors de sa mise à la retraite, une indemnité différentielle basée sur les rémunérations ouvrières. La décision administrative de refus est ainsi confirmée comme étant légale.

Avocat : BUORS

12 mars 2026• MSS 6ème chambre M. LE BONNIEC
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2305759

Sujet principal : Une contractuelle de la justice conteste des décisions relatives à son congé maladie ordinaire, le refus de reconnaissance d'une maladie imputable au service, et le rejet de sa demande de protection fonctionnelle, invoquant un harcèlement subi dans le cadre de ses fonctions. Juridiction : Le Tribunal Administratif de Rennes (6ème Chambre) statue en plein contentieux. Solution retenue : La décision n'est pas fournie dans l'extrait. Le résumé doit se fonder sur les moyens soulevés par la requérante, qui invoque notamment l'incompétence des signataires des arrêtés, l'erreur de droit dans l'application d'une circulaire aux contractuels, et une erreur d'appréciation pour refuser la qualification de maladie imputable au service. Textes appliqués (invoqués par la requérante) : La requérante invoque l'article L. 134-5 du code général de la fonction publique concernant la protection fonctionnelle et l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour une somme à mettre à la charge de l'État. Elle conteste également l'application de la circulaire du 30 janvier 1989 à son cas.

12 mars 2026• 6ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2200453

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, rejette la demande d'indemnisation de la requérante suite au décès de sa mère d'une infection COVID-19 contractée à l'hôpital. La juridiction estime que la preuve d'une faute de l'établissement de santé n'est pas rapportée, et que le lien de causalité entre l'infection nosocomiale et le décès n'est pas établi. Par conséquent, ni la responsabilité de l'hôpital (article L. 1142-1 du code de la santé publique) ni l'indemnisation par la solidarité nationale via l'ONIAM (article L. 1142-1-1 du même code) ne peuvent être engagées.

Avocat : ACLH AVOCAT - ME CHIFFERT

12 mars 2026• 5ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2304633

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé un titre exécutoire émis par un lycée pour le recouvrement d'un indu de rémunération d'une AESH. L'annulation est fondée sur un vice de forme, à savoir l'absence de production du bordereau de titres de recettes signé, méconnaissant ainsi l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal n'a pas eu à statuer sur le bien-fondé de la créance, l'annulation pour irrégularité formelle n'éteignant pas nécessairement la dette.

Avocat : SELARL AMPLITUDE AVOCATS

12 mars 2026• 3ème Chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405641

Le Tribunal Administratif de Nice rejette la demande de la société Rodriguez Yachts visant à obtenir la communication d'un contrat de concession portuaire sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge des référés estime que sa compétence ne peut s'exercer pour faire obstacle à une décision administrative de refus, implicite en l'espèce, intervenue avant l'enregistrement de la requête. La demande est donc jugée irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les conditions d'urgence et d'utilité.

Avocat : SELARL FAYOL ET ASSOCIES

12 mars 2026
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507576

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a condamné l'OFII à verser une provision à une ressortissante ukrainienne au titre de l'allocation pour demandeur d'asile (ADA). Le juge a estimé que l'existence de l'obligation de l'OFII n'était pas sérieusement contestable, notamment au vu des faits non contredits par l'administration, qui n'avait pas produit d'observations malgré une mise en demeure. La décision s'appuie sur les articles R.541-1, R.612-3 et R.612-6 du code de justice administrative.

Avocat : ALMAIRAC

12 mars 2026
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600255

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi par une requérante reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite dans le délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation, le tribunal a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de procéder à son relogement, sous astreinte. Cette injonction est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat en la matière.

Avocat : BESSIS-OSTY

12 mars 2026
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601426

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande d’un ressortissant algérien visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que, plus de quatre mois après sa demande, une décision implicite de rejet était intervenue en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Ordonner les mesures sollicitées aurait fait obstacle à l’exécution de cette décision implicite, ce qui est prohibé par l’article L. 521-3 du code de justice administrative.

12 mars 2026
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601471

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande d’une ressortissante russe visant à enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un récépissé de demande de changement de titre de séjour. Le juge constate que sa demande, déposée en octobre 2025, a fait l’objet d’une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Ordonner la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution de cette décision, ce qui est interdit par l’article L. 521-3 du code de justice administrative.

Avocat : AVALLONE

12 mars 2026
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601495

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande d’injonction adressée au préfet des Alpes-Maritimes pour statuer sur une demande de titre de séjour et délivrer une attestation de prolongation d’instruction. Le juge estime que la demande, déposée en juillet 2025, a fait l’objet d’une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA. Dès lors, la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution de cette décision implicite et est rejetée par application de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.

12 mars 2026
TA105Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2500455

Sujet principal : Demande de décharge de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) par une société pour les années 2019 à 2021, invoquant l'absence de service public de collecte sur sa parcelle. Juridiction : Tribunal Administratif de la Guadeloupe (saisi après renvoi par le Conseil d'État). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête de la société SOFIJAR. Il considère que la TEOM, en tant qu'imposition de toute nature, est due dès lors que la commune assure le service sur son territoire, et que le recours à un prestataire privé par le contribuable ne constitue pas un motif d'exonération. Textes appliqués : Articles 1520 et 1521 du code général des impôts (régime de la TEOM et exonération pour absence de service) et article L. 2333-76 du code général des collectivités territoriales (distinction avec la redevance).

Avocat : NEXA Avocats

12 mars 2026• 2ème Chambre
TA105Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2500966

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en plein contentieux, a été saisi par le préfet pour une contravention de grande voirie concernant l'installation et l'exploitation d'un ponton flottant sans titre sur le domaine public maritime à Port-Louis. Le tribunal a jugé recevable l'action publique, estimant que la SASU NAYSS JET I, en tant qu'exploitante, pouvait être considérée comme la gardienne de l'ouvrage litigieux, au sens des articles L. 2111-4, L. 5111-1 et L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. La décision sur le fond, notamment la demande de remise en état et l'amende, n'est pas rapportée dans cet extrait.

Avocat : DEMOCRITE

12 mars 2026• 2ème Chambre
TA106Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2400355

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... en raison de son irrecevabilité. Les conclusions visant à annuler le refus implicite de communication de documents administratifs sont irrecevables, car le requérant n'a pas préalablement saisi la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA) comme l'exige l'article L. 342-1 du code des relations entre le public et l'administration. Par ailleurs, les conclusions indemnitaires sont également irrecevables, M. A... n'ayant pas adressé de demande préalable à la collectivité territoriale de Guyane, en méconnaissance de l'article R. 421-1 du code de justice administrative.

12 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600920

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, rejette la requête d'un individu contestant un arrêté préfectoral d'éloignement. Le juge constate que le requérant ne démontre pas être personnellement la cible de la mesure d'éloignement qu'il attaque, celle-ci visant une autre personne. Par conséquent, sa demande de suspension pour atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, fondée sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative, est manifestement mal fondée et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle est également rejetée, l'action n'étant pas considérée comme sérieuse.

Avocat : EKEU

12 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2508098

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande du ministre des armées visant à faire reconnaître une créance de 81 322,23 € sur la société Muzeum en liquidation judiciaire. La juridiction a écarté les fins de non-recevoir soulevées par la défense, notamment concernant l'incompétence du signataire de la requête et l'absence de tentative de règlement amiable préalable. Elle a jugé que la demande de l'État n'était pas fondée, sans que le résumé fourni ne permette d'en préciser le motif principal, en application des dispositions du code de la justice administrative et du cahier des clauses administratives générales (CCAG).

Avocat : BIVER

12 mars 2026• 3ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2508528

Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande d'annulation du marché d'infogérance et l'indemnisation sollicitée par la société Arte Systèmes. La juridiction estime que les irrégularités alléguées dans la procédure de passation, notamment les incohérences entre les documents de consultation et les sollicitations de la commune, ne sont pas d'une gravité telle qu'elles auraient pu dissuader le candidat, titulaire sortant bien informé, de soumissionner. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit de la commande publique, notamment les exigences de transparence et de publicité.

Avocat : SELARL ANDREANI-HUMBERT

12 mars 2026• 3ème Chambre