Jurisprudence administrative
384 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
384 075
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604375
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français. Le juge constate que le recours, formé le 13 mars 2026 contre un arrêté notifié le 3 mars, est manifestement irrecevable pour tardiveté, ayant été introduit après l'expiration du délai contentieux spécial de sept jours prévu par l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête est donc rejetée en application de l'article R. 922-17 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604854
Sujet principal : Demande d'injonction de délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction pour une demande de renouvellement de carte de résident. Juridiction : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête. Le juge estime que la demande ne relève pas de sa compétence en référé car elle ferait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet déjà née du silence de l'administration. Textes appliqués : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative (CJA), et articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le délai de quatre mois pour une décision implicite de rejet était écoulé.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605087
Le Tribunal administratif de Marseille rejette par ordonnance la requête de M. Rasuli visant à obtenir un titre de voyage. La juridiction estime la demande manifestement irrecevable, car elle ne constitue pas un recours contre une décision administrative, mais une injonction à agir. Elle fonde sa décision sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, qui définissent les conditions de saisine du juge administratif.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601223
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a renvoyé le dossier à la juridiction territorialement compétente. Le litige principal concernait une demande de restitution de taxe sur les salaires. La solution retenue est un renvoi au tribunal administratif de Marseille, car c'est dans son ressort que siège l'autorité ayant pris la décision fiscale contestée. Cette décision d'incompétence territoriale est fondée sur les articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, appliqués via la procédure de l'article R. 351-3 du même code.
Avocat : SELARL PARC - MONNET BOURGOGNE
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601236
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... contestant la régularité des opérations électorales du premier tour des élections municipales et communautaires à Migennes. La juridiction a jugé la protestation irrecevable car, dirigée contre un premier tour n'ayant abouti à la proclamation d'aucun candidat et ne concluant pas à une telle proclamation, elle était sans objet. Cette décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502550
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., dans le cadre d'une opposition à une contrainte pour trop-perçu d'allocation de logement sociale. La procédure est devenue sans objet suite au paiement intégral de la dette par l'intéressé et à son désistement. Le tribunal fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui l'autorise à constater un tel désistement.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603066
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la requête de M. B... visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé ou de statuer sur le renouvellement de son titre de séjour étudiant. Le juge estime que le silence gardé par l'administration pendant plus de trois mois a fait naître une décision implicite de rejet, rendant la demande irrecevable car elle ferait obstacle à l'exécution de cette décision, ce qui est prohibé par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers (articles R. 422-5 et R. 432-2) relatives aux délais de décision implicite pour les titres de séjour étudiant.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2401025
Le Tribunal administratif de Nice, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... A... contestant le recouvrement de la redevance spéciale pour l'enlèvement des ordures ménagères (REOM) pour ses locaux commerciaux. Le juge a estimé que le litige, portant sur la légalité d'un acte de recouvrement (titre de perception) émis par un comptable public, relevait manifestement de la compétence exclusive de la juridiction financière (chambre régionale des comptes) et non du tribunal administratif. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 2333-76 et suivants du code général des collectivités territoriales.
Avocat : BLAIS
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600643
Sujet principal : Demande d'injonction pour exécution d'un jugement annulant un rejet implicite de demande de séjour et ordonnant un réexamen. Juridiction : Tribunal administratif de Nice (formation de jugement). Solution retenue : Constatation de l'inexistence d'objet à statuer, car l'administration a pris une décision postérieure (refus de séjour avec obligation de quitter le territoire), exécutant ainsi le jugement initial. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative (constatation de l'absence de lieu à statuer).
Avocat : ROSSLER
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601022
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à annuler le refus d'attribution d'une carte mobilité inclusion. La juridiction constate que la requête est manifestement irrecevable, car la requérante n'a pas joint, malgré une mise en demeure, le recours administratif préalable obligatoire ou la décision y afférente, en méconnaissance des articles R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles et R. 412-1 du code de justice administrative. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2600130
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant par ordonnance, rejette la requête d'un fonctionnaire contestant partiellement son évaluation professionnelle de 2025. Le juge estime que le compte rendu d'entretien professionnel constitue un acte indivisible, au sens du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010. Par conséquent, une demande d'annulation partielle de cet acte est jugée manifestement irrecevable, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601066
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la requête d'un fonctionnaire demandant la suspension et le versement de son traitement non payé. Le juge a estimé que la demande était manifestement irrecevable car elle mélangeait indistinctement les régimes du référé-suspension et du référé-provision, empêchant d'identifier clairement la procédure invoquée. La décision s'appuie sur les articles L. 511-1, L. 521-1, R. 541-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601089
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, a examiné une demande enregistrée comme un recours mais constituant en réalité une demande d'aide juridictionnelle. Le tribunal a ordonné la radiation de cette requête des registres du greffe, considérant qu'elle ne constituait pas un recours contentieux valable. La décision s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601140
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'éloignement. Le juge a estimé que le requérant, ressortissant malgache, n'établissait pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale ou à l'intérêt supérieur de son enfant. La requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : DEDRY
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604606
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a rejeté une requête en excès de pouvoir visant à obtenir la rectification d'une date erronée sur un arrêté municipal publié en ligne. Le juge a estimé que cette demande, qualifiée de demande de rectification d'un acte antidaté, relevait d'une mission d'administration active et non du contrôle juridictionnel. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable au titre de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le juge rappelant qu'il ne peut se substituer à l'administration pour modifier ses actes.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604969
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'un étudiant étranger visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge a considéré que la demande n'était pas urgente et était mal fondée, car un rejet implicite de sa demande de renouvellement était né du silence de la préfecture au terme du délai légal de 90 jours. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur les articles R. 432-1 et R. 422-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604972
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension du déréférencement de la société Efia de la plateforme "mon Compte Formation". Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée et que l'urgence n'est pas établie. La demande est donc rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : BARNIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605056
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'autorisation de licenciement. Le juge estime que le salarié n'a pas démontré le caractère d'urgence de sa situation, condition nécessaire pour obtenir une suspension en vertu de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée selon la procédure de l'article L. 522-3 du même code, sans examen du sérieux des moyens au fond.
Avocat : POINSO-POURTAL - VILLATTE DE PEUFEILHOUX
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605062
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête en référé d'un ressortissant syrien demandant l'injonction au préfet de statuer sur son renouvellement de titre de séjour et de délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge constate qu'un silence de quatre mois de l'administration sur la demande initiale a fait naître une décision implicite de rejet le 15 novembre 2025. La requête est jugée irrecevable, le juge des référés ne pouvant faire obstacle à cette décision implicite, conformément aux articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative et aux articles R. 431-15-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601219
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme C... comme manifestement irrecevable. Le sujet principal était une demande d'avertissement ou de sanction contre le maire pour des irrégularités électorales, sans conclure à l'annulation du scrutin. La juridiction a jugé que le juge administratif n'a pas le pouvoir de prononcer de telles sanctions et que la requête ne constituait pas une protestation électorale recevable. La solution s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet le rejet des requêtes manifestement irrecevables.