Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2514397
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et son interdiction de retour. Le tribunal a jugé que les arrêtés préfectoraux, fondés sur l'article L. 611-1 du CESEDA suite à une interpellation pour vol avec violence, n'étaient entachés ni d'incompétence ni d'insuffisance de motivation. Il a également estimé que ces mesures, proportionnées, ne méconnaissaient pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2521070
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... visant à annuler les arrêtés préfectoraux du 19 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de renvoi et prononçant une interdiction de circulation. Le tribunal a jugé que les décisions étaient régulières, suffisamment motivées et fondées sur un examen individuel de la situation, en application des articles pertinents du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les moyens tirés de la méconnaissance de la Convention européenne des droits de l'homme ont également été écartés.
Avocat : GRIOLET
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524884
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'indemnisation de la Ville de Paris pour des dommages survenus à son scooter lors d'une mise en fourrière. La juridiction a jugé que le requérant ne démontrait pas le caractère anormal et spécial de son préjudice nécessaire pour engager la responsabilité sans faute, et que les dommages allégués étaient préexistants ou sans lien direct avec l'intervention de la fourrière, excluant ainsi une faute. Les textes appliqués relèvent du code de justice administrative, notamment en ce qui concerne les conditions de la réclamation préalable indemnitaire.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2534433
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet de police n'avait commis ni incompétence, ni erreur de fait, ni méconnaissance des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision était suffisamment motivée. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire (OQTF) ont également été écartés.
Avocat : BAHIC
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607462
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi d'une demande de référé-suspension visant l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour étudiant de la requérante et lui enjoignant de quitter le territoire. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a ordonné la suspension de l'exécution de cet arrêté. Il a estimé que l'urgence était caractérisée et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'examen insuffisant de la situation personnelle de l'intéressée et du sérieux de son parcours étudiant.
Avocat : GRIOLET
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400869
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler la décision de la commission de recours amiable de la CAF de la Seine-Maritime du 14 décembre 2023, qui avait confirmé un indu de prime d'activité. Le tribunal a jugé que la décision de la commission, qui se substitue à la décision initiale, était suffisamment motivée et que l'indu était légalement justifié. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale relatives au recours amiable préalable obligatoire.
Avocat : DELAUNAY
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401194
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté l'opposition formée par Mme A... contre une contrainte de France Travail Normandie visant le recouvrement d'un indu d'allocation spécifique de solidarité (ASS). Le juge a écarté l'exception de prescription, en jugeant que l'action en recouvrement était régie par la prescription quinquennale de droit commun (article 2224 du code civil) et que la notification de l'indu avait interrompu ce délai. Il a également considéré que le recours gracieux préalable, prévu à l'article R. 5426-19 du code du travail, était une condition de recevabilité non respectée, rendant la requête irrecevable.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402757
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus de la CNRACL de réviser sa pension de retraite. Le tribunal a jugé que la demande de révision, fondée sur l'oubli d'une bonification pour enfant, était irrecevable car formulée hors du délai d'un an prévu pour les erreurs de droit, et que les conditions légales d'interruption d'activité pour bénéficier de cette bonification n'étaient pas établies. La décision s'appuie sur les articles 62 et 15 du décret n°2003-1306 du 26 décembre 2003 relatif au régime de retraite des agents des collectivités locales.
Avocat : CAPITAINE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2405055
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête d'un enseignant demandant la prise en compte de son année préparatoire et de la totalité de sa première année d'IUFM en tant qu'allocataire pour le calcul de sa pension de retraite. La juridiction a jugé que la décision de la rectrice de l'académie de Normandie était conforme aux textes applicables, notamment l'article 14 de la loi n°91-715 du 26 juillet 1991 et le décret n°91-586 du 24 juin 1991. Elle a ainsi estimé que les périodes litigieuses ne pouvaient être intégrées dans la constitution et la liquidation du droit à pension dans les circonstances de l'espèce.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2405057
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté le recours d'un fonctionnaire territorial contre une sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de trois jours. Le juge a estimé que la procédure respectait les garanties légales, notamment le droit à la communication du dossier et à la défense, et que les faits reprochés (comportements inappropriés envers des collègues) étaient suffisamment établis. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique et le décret du 18 septembre 1989 relatif à la procédure disciplinaire.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500287
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour retard dans l'envoi d'un chèque énergie par l'Agence de services et de paiement (ASP). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (formation de juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de M. A... Il considère que le retard dans l'envoi du chèque énergie 2023 est principalement imputable au requérant pour n'avoir pas fourni à temps les justificatifs requis (notamment sa taxe d'habitation), et que l'ASP n'a pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité. Les demandes indemnitaires sont donc infondées. **Textes appliqués** : Le jugement s'appuie sur les dispositions du code de l'énergie (notamment l'article L. 124-1) relatives à l'attribution du chèque énergie et sur les principes généraux de la responsabilité administrative.
Avocat : RENOULT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601530
**Sujet principal** : Demande en référé-suspension d'un refus de renouvellement de carte de résident opposé à une ressortissante congolaise au titre d'une menace grave à l'ordre public. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés prononce l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle et **ordonne la suspension de l'exécution de la décision préfectorale** de refus. Il estime que la condition d'urgence est remplie, la décision portant une atteinte grave et immédiate à la situation de la requérante, et qu'un doute sérieux existe sur la légalité de la décision au regard du droit au respect de la vie privée et familiale. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
Avocat : EDEN AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601725
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime ordonnant l'éloignement de M. B... du territoire français, ainsi que l'interdiction de retour et l'assignation à résidence qui l'accompagnaient. La juridiction a jugé que la décision d'éloignement était entachée d'une erreur de droit, notamment en raison d'une méconnaissance des dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié. Les mesures attaquées sont donc annulées, et l'État est condamné à verser une somme à M. B... au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : NEJAT GAMZE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2107354
**Sujet principal** : Recours en décharge de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour les années 2019 et 2020, fondé sur la disproportion alléguée du taux par rapport aux dépenses du service. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (9ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de décharge totale. Il estime que les excédents de recettes (11,45% en 2019 et 14,75% en 2020) ne caractérisent pas, en l'espèce, une disproportion manifeste du produit de la taxe par rapport aux besoins de financement du service, au sens de l'article 1520 du code général des impôts. **Textes appliqués** : Article 1520 du code général des impôts (régime de la TEOM et conditions du dégrèvement pour disproportion).
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE NEUILLY
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2508260
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant malien qui ne parvenait pas à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que l'administration, bien que n'étant pas soumise à un délai légal précis, devait permettre à l'étranger de présenter sa demande dans un délai raisonnable, compte tenu des conséquences de cette impossibilité sur sa situation. En conséquence, il a enjoint au préfet du Val-de-Marne de convoquer le requérant pour un rendez-vous dans un délai de deux mois, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : MHK AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2516233
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant tunisien demandant l'enjointe au préfet d'enregistrer sa demande de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire. Le juge constate que l'administration a, postérieurement à la requête, convoqué le demandeur pour le dépôt de son dossier. Par conséquent, il estime qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande principale fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il rejette également la demande d'allocation d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : MHK AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601980
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande d'annulation de la société Bat Environnement visant le rejet de son offre pour un marché public de travaux. Le juge estime que l'absence de production des bilans ou extraits de bilans des trois derniers exercices, exigée par le règlement de la consultation, rendait régulièrement son offre irrégulière et justifiait son rejet. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique relatives aux obligations des candidats.
Avocat : SEGHIRI
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602028
**Sujet principal** : Demande d'un étranger en procédure de renouvellement de titre de séjour visant à obtenir une injonction pour avancer la date de son rendez-vous en préfecture et se voir délivrer un récépissé. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la requête. Il estime que la convocation à un rendez-vous fixé par la préfecture ne constitue pas une décision faisant grief et qu'aucun texte n'impose à l'administration un délai déterminé pour recevoir le demandeur, dès lors qu'un rendez-vous a été fixé dans un délai raisonnable. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé "mesures utiles") et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la procédure de délivrance des titres de séjour.
Avocat : MHK AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602366
Sujet principal : Demande d'injonction pour la remise d'une carte de séjour déjà fabriquée mais refusée par l'administration. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête, car le juge des référés saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative ne peut s'opposer à une décision administrative explicite de refus. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative, relatif aux mesures d'urgence. Le requérant est invité à contester la légalité de la décision de refus devant le tribunal administratif compétent, éventuellement par une procédure de référé-suspension.
Avocat : GOZLAN
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602369
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête du préfet de Seine-et-Marne visant à l'expulsion d'un demandeur d'asile d'un centre d'hébergement. Le juge des référés a considéré que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas établie, car l'intéressé avait formé un recours devant la Cour nationale du droit d'asile, ce qui prolongeait son droit de séjour et d'hébergement. La décision s'appuie sur les articles L. 542-1, L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SOLTANI