Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2404143
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, s'est déclaré incompétent pour connaître d'un litige relatif au refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion (CMI) portant les mentions "invalidité" ou "priorité". Le juge administratif a estimé que ce contentieux, relevant de l'appréciation du taux d'incapacité par la commission des droits et de l'autonomie, était de la compétence exclusive de l'ordre judiciaire, conformément aux articles L. 241-3 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, le tribunal a renvoyé les parties à saisir la juridiction judiciaire compétente.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2404380
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le juge a estimé que l'intéressée, bien que présentant des pathologies limitant ses déplacements, ne rapportait pas la preuve que son périmètre de marche était inférieur à 200 mètres ou qu'elle nécessitait systématiquement une aide technique ou humaine pour ses déplacements extérieurs, comme l'exigent les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles ainsi que l'arrêté du 3 janvier 2017. Par conséquent, le refus du département de Lot-et-Garonne ne comportait pas d'erreur d'appréciation.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2404539
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en matière sociale, a rejeté la demande de M. B... A... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion avec la mention "stationnement". Le juge a estimé que l'état de santé du requérant, bien qu'impliquant le recours à des aides techniques, ne démontrait pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied au sens des critères stricts fixés par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. En conséquence, le refus du président du conseil départemental de la Gironde était légal.
Avocat : BATAIL
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2404683
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de Mme B... C... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion avec la mention « stationnement ». Le juge a estimé que l'état de santé de la requérante, atteinte d'arthrogrypose, ne remplissait pas les critères légaux d'une réduction importante et durable de l'autonomie de déplacement à pied, tels que définis par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. La décision administrative de refus a donc été jugée légale.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2405191
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». Le juge a estimé que l'état de santé du requérant, bien que caractérisé par des douleurs lombaires et aux membres inférieurs, ne démontrait pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied au sens des critères stricts fixés par la réglementation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles (articles L. 241-3 et R. 241-12-1) et de l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les modalités d'appréciation de la perte d'autonomie.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2509051
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... visant à annuler le refus de la carte mobilité inclusion mention « stationnement ». La juridiction estime que la requérante, qui invoque uniquement une pathologie douloureuse rendant ses déplacements difficiles, ne démontre pas que son handicap réduit de manière importante et durable sa capacité de déplacement à pied, au sens des critères définis par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. En l'absence de moyens sérieux et de pièces justificatives établissant le respect des conditions légales, la requête est rejetée comme manifestement infondée, conformément aux articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2600656
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de Mme A... visant à contester le refus d'une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car la requérante n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, comme l'exige l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. Le rejet est prononcé par ordonnance en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2305603
Le Tribunal Administratif de Montpellier a statué sur une demande en responsabilité décennale et contractuelle formulée par l'établissement public Port Sud de France contre plusieurs sociétés (Eurocrane, Arcen, Aquass) et leurs assureurs, concernant des grues portuaires impropres à leur destination. La juridiction a jugé que le litige, portant sur des équipements mobiles et non sur un ouvrage immobilier, relevait du droit privé et non du droit administratif. En conséquence, elle s'est déclarée incompétente pour connaître de l'affaire, qui doit être portée devant la juridiction judiciaire.
Avocat : SELARL HORUS AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306277
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en plein contentieux, a condamné la commune de Fraissé-des-Corbières à payer à la société A... la somme de 18 228 euros TTC pour une facture impayée relative à des prestations de services. Le tribunal a rejeté la défense de la commune, qui invoquait un paiement de bonne foi à un tiers fraudeur, en estimant que ce paiement ne la libérait pas de son obligation envers le véritable créancier. La commune est également condamnée au paiement d'intérêts moratoires et d'une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement, conformément aux dispositions du code de la commande publique et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : SCP VIAL-PECH DE LACLAUSE-ESCALE-KNOEPFFLER
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2210814
La requérante, agent hospitalier, demandait l'annulation du rejet de sa demande indemnitaire et la réparation de préjudices liés à un accident de service et à des maladies professionnelles. Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en plein contentieux, a rejeté sa requête. Il a jugé que les régimes légaux (loi du 9 janvier 1986 et décret du 26 décembre 2003) prévoyaient une réparation forfaitaire pour ce type de préjudice, excluant ainsi une indemnisation complémentaire sur le fondement de la responsabilité.
Avocat : CABINET CASSEL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2321252
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Educapia, un organisme de formation, qui contestait les décisions de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) prononçant son déréférencement, le blocage des paiements et la demande de remboursement de fonds. Le tribunal a jugé que la CDC, agissant en tant que gestionnaire du compte personnel de formation, était compétente pour prononcer ces sanctions et que la procédure contradictoire avait été respectée. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail, notamment les articles R. 6333-6 et R. 6333-8, régissant le contrôle et les sanctions des organismes de formation.
Avocat : MORANT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2309991
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d'indemnisation de la requérante. Le juge a estimé que l'illégalité de la décision initiale de refus d'agrément (annulée en 2019) ne constituait pas, en l'espèce, une faute de nature à engager la responsabilité de l'administration préfectorale. La décision s'appuie sur les articles L. 114-1 et R. 114-2 du code de la sécurité intérieure, qui confèrent à l'autorité administrative un pouvoir d'appréciation pour vérifier la compatibilité du comportement d'un candidat avec les fonctions de police.
Avocat : LAURENT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2309120
La requête concerne l'exécution d'une décision administrative relative à la revalorisation de l'IFSE d'une attachée d'administration de l'État. Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande d'annulation, estimant que le courrier invoqué du 4 février 2021 ne constituait pas une décision créatrice de droits mais indiquait seulement un examen favorable en cours. Les conclusions indemnitaires sont également rejetées, le tribunal ne retenant pas de faute de nature à engager la responsabilité de l'État dans la gestion de la situation de l'agent.
Avocat : CABINET OFFICIO AVOCATS (SELARL)
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2514465
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de M. B... visant à enjoindre au préfet d'assurer son relogement. Le tribunal constate que le recours, introduit le 17 novembre 2025, est manifestement tardif, car il a été déposé après l'expiration du délai de quatre mois suivant le délai de six mois accordé à l'administration pour faire une offre de logement après la décision de la commission de médiation du 26 novembre 2024. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative, L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que R. 778-2 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513040
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de reloger Mme B... avant le 1er avril 2026. Le juge a constaté que l'État n'avait pas proposé de logement à la requérante, pourtant reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation, malgré l'expiration du délai légal de six mois. L'injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, en application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2512754
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de reloger M. C... avant le 1er avril 2026. Le juge a constaté que l'État n'avait pas proposé de logement adapté au requérant, pourtant reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation, et ce malgré l'expiration du délai légal de six mois. L'injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, en application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506333
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... qui contestait le refus d'une remise de dette d'aide personnalisée au logement. Le juge a constaté que le requérant, bien qu'invité à régulariser sa demande, n'avait pas fourni les éléments nécessaires (pièces justificatives, précisions sur sa situation) permettant d'apprécier le bien-fondé de sa demande de remise gracieuse. La requête a donc été jugée irrecevable en application de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, faute de motivation suffisante.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411789
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté les requêtes de M. C... visant à annuler des décisions de répétition d'indu concernant une prime exceptionnelle de fin d'année, le revenu de solidarité active (RSA) et des allocations de logement. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés (incompétence, défaut de signature, vice de procédure, défaut de motivation) n'étaient pas fondés et que l'administration avait apporté la preuve des paiements indus. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : SELARL DBKM AVOCATS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602148
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de Mme A... visant à suspendre sa radiation des cadres d'un hôpital local pour inaptitude. Le juge a estimé, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, qu'aucun des moyens soulevés (vice de procédure, motivation, appréciation excessive) ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La demande de prise en charge des frais d'avocat a également été rejetée.
Avocat : SELARL CHAVKHALOV & MILCENT
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509740
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler la décision de la Collectivité européenne d'Alsace accordant une aide financière au transport (0,55€/km) plutôt qu'un transport spécialisé pour son enfant handicapé. Le juge a estimé que le mode de prise en charge est déterminé uniquement par la gravité médicalement établie du handicap, et non par les contraintes horaires des parents. La décision s'appuie sur les articles R. 3111-24 à R. 3111-26 du code des transports et le règlement local de la collectivité.