Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 134

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401695

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de Mme B... visant à obtenir la remise totale d'un indu de prime d'activité de 536 euros. Le tribunal a constaté que l'indu résultait de l'absence de déclaration par la requérante des revenus perçus d'une seconde entreprise, conformément aux obligations de l'article R. 846-5 du code de la sécurité sociale. Concernant la demande de remise gracieuse, le juge de plein contentieux, statuant sur le fond en application de l'article L. 845-3 du même code, a implicitement considéré que les conditions de bonne foi ou de précarité n'étaient pas établies pour justifier une telle remise.

12 février 2026• POLE URGENCES
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2307447

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté les requêtes de Mme B... visant à annuler deux titres exécutoires émis par le département du Val-de-Marne pour recouvrer des indus de RSA. Le tribunal a jugé les requêtes irrecevables car Mme B... n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article 118 du décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012. Par conséquent, il n'a pas examiné le fond des moyens soulevés concernant la régularité des titres ou la demande de remise de dette.

Avocat : DESFARGES

12 février 2026• 8ème chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2401266

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir une réduction de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023. Le requérant invoquait l'article 1389 du code général des impôts, prévoyant un dégrèvement en cas de vacance involontaire du logement, due à un dégât des eaux. Le tribunal a jugé que M. B... n'apportait pas la preuve des désordres, de leur caractère rendant le bien inhabitable, ni des démarches entreprises pour y remédier, conditions essentielles pour bénéficier du dégrèvement.

12 février 2026• 5ème Chambre (JU)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2401367

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de décharge de la taxe d'habitation pour 2023 formulée par un propriétaire louant son logement meublé via des plateformes de courte durée (Booking et Airbnb). La juridiction a jugé que le propriétaire, pouvant accepter ou refuser des réservations et ayant laissé le bien inoccupé 114 jours dans l'année, avait entendu en conserver la jouissance au 1er janvier, le rendant ainsi redevable de l'impôt. Cette solution s'appuie sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, qui définissent les règles d'assujettissement.

12 février 2026• 5ème Chambre (JU)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2411498

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur une demande de décharge de taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2023. Il a fait droit à la requête de la propriétaire, considérant que son logement, bien que situé dans un ensemble dont les travaux de gros-œuvre étaient achevés fin 2022, n'était pas habitable au 1er janvier 2023 en raison d'une absence d'alimentation électrique spécifique jusqu'au 15 février 2023. La décision s'appuie sur les articles 1380 et 1415 du code général des impôts, qui conditionnent l'assujettissement à la taxe à l'achèvement et à l'habitabilité de l'immeuble au 1er janvier de l'année d'imposition. La demande d'allocation de frais au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.

12 février 2026• 5ème Chambre (JU)
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2402788

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D... qui contestait le refus partiel de remise de sa dette d'aide personnalisée au logement (APL) d'un montant de 1 431,83 euros. La requérante étant décédée en cours d'instance, le tribunal a statué au fond. Il a estimé, en application des articles L. 825-3 et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, que la situation de précarité de Mme D... ne justifiait pas une remise supplémentaire, les héritiers pouvant solliciter un échelonnement du paiement.

12 février 2026• Juge unique 4
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2310375

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le classement sans suite de sa demande de naturalisation. Le juge a estimé que le préfet de l'Essonne n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en classant la demande, car le requérant n'avait pas produit dans les délais le certificat de concordance sollicité, conformément à l'article 40 du décret du 30 décembre 1993. La demande d'injonction de réexamen est par conséquent également rejetée.

12 février 2026• 7ème chambre - Juge unique
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601219

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer à M. A..., ressortissant gambien, une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La juridiction a constaté l'urgence, le dossier de demande étant complet et non contesté par l'administration, et a ordonné cette mesure sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La décision s'appuie sur les articles R. 431-2 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ANT

12 février 2026
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2401308

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A..., technicien principal, qui demandait la condamnation de la communauté d’agglomération Nîmes Métropole pour ne pas l’avoir promu au grade d’ingénieur territorial en 2021. Le tribunal a jugé que l’administration n’avait commis aucune faute dans l’attribution des points de promotion interne, celle-ci ayant été effectuée sur la base des seules informations disponibles à la date des opérations. En conséquence, les conclusions indemnitaires de M. A... ont été rejetées, de même que ses demandes d’injonction et celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s’appuie notamment sur les articles 35-5 et 39 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984.

Avocat : SELARL BLANC-TARDIVEL-BOCOGNANO

12 février 2026• 2ème chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2006059

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par la SARL Roudié, puis par la SAS Roudié Peinture qui lui a succédé, d’une demande de condamnation de l’université Toulouse I Capitole à verser une somme de 593 209 euros HT en rémunération complémentaire pour des surcoûts liés aux perturbations du chantier de l’école d’économie de Toulouse (TSE). La requête a été rejetée comme irrecevable, faute pour la société requérante d’avoir présenté un mémoire en réclamation préalable conforme à l’article 50.1.1 du cahier des clauses administratives générales (CCAG) Travaux 2009, le courrier du 20 avril 2020 ne constituant pas une telle réclamation. Par conséquent, les conclusions de la SAS Roudié Peinture, présentées en intervention, ont également été rejetées.

Avocat : SCP BOUYSSOU ET ASSOCIES

12 février 2026• 4ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2402729

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de M. et Mme D... contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA) et de primes exceptionnelles, notifiés par la CAF de l’Isère et le département de l’Isère. Les requérants contestaient le bien-fondé de ces indus, notamment en raison d’une absence du territoire français entre juillet 2021 et avril 2022. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, tirés de l’incompétence, du défaut de motivation et de l’absence de preuve, n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : DBKM AVOCATS

12 février 2026• Juge unique 4
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2402734

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de M. D... contestant deux indus notifiés par la caisse d’allocations familiales de l’Isère, l’un de 5 572,43 euros pour l’aide personnalisée au logement et l’autre de 200 euros pour des primes exceptionnelles de solidarité. Le tribunal a jugé que les décisions de rejet des réclamations étaient suffisamment motivées et que la caisse avait respecté le contradictoire. Il a appliqué les articles L. 821-2 et R. 822-3 du code de la construction et de l’habitation, considérant que M. D..., en raison de ses nombreux séjours à l’étranger, n’occupait plus son logement comme résidence principale au sens de la réglementation.

Avocat : AHDJILA

12 février 2026• Juge unique 4
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2402986

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... formée contre une contrainte de la MSA Alpes du Nord pour le recouvrement d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 4 441,55 euros. Le juge a estimé que le requérant ne contestait pas son changement de situation familiale (pacs) mais n’apportait aucun élément démontrant que le montant de l’indu était erroné. Il a rappelé que la bonne foi et la modestie des revenus sont sans incidence sur le bien-fondé de la récupération de l’indu. La décision est fondée sur le code de l’action sociale et des familles.

12 février 2026• Juge unique 4
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2402989

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... contestant le refus de remise gracieuse d’un indu d’aide personnalisée au logement de 944,72 euros. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas de sa situation de précarité, malgré un quotient familial retenu de 934 euros, et n’a pas démontré son incapacité à rembourser la dette. La décision s’appuie sur les articles L. 821-1, L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation, et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, qui conditionnent la remise à la précarité et à la bonne foi du débiteur.

12 février 2026• Juge unique 4
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2303015

Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur deux requêtes concernant le recouvrement d'indus de prestations sociales (RSA et prime de fin d'année) et une pénalité administrative. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation de l'avis de paiement pour tardiveté et incompétent pour connaître de la pénalité, relevant que seul le juge judiciaire est compétent pour les sanctions pécuniaires prononcées par les organismes de sécurité sociale. Il a rejeté les autres moyens, considérant notamment que les décisions de recouvrement étaient régulières et suffisamment motivées.

12 février 2026• 8ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2304643

**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudice matériel et trouble de jouissance suite à des travaux publics d'assainissement ayant, selon les requérants, endommagé le portail de leur propriété. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande des propriétaires. Il estime que le **lien de causalité** entre les dommages constatés (basculement d'un pilier de portail) et les travaux publics réalisés par la communauté d’agglomération n'est pas établi, les requérants n'ayant pas apporté d'éléments suffisants pour le démontrer. **Textes appliqués** : Le tribunal se réfère au régime de **responsabilité sans faute du maître d'ouvrage public** (théorie des risques), mais son rejet est fondé sur l'absence de preuve du lien causal, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur l'application stricte de ce régime.

Avocat : PONTAULT LEGALIS

12 février 2026• 2ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2307603

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande principale de Mme C... visant à obtenir une indemnisation de 159 222 euros pour préjudice lié aux travaux de la ligne 15 Sud du Grand Paris Express. La juridiction a retenu que la requérante n'apportait pas la preuve du caractère anormal et spécial de son préjudice, condition nécessaire pour engager la responsabilité sans faute du maître d'ouvrage. Elle a toutefois condamné la Société des grands projets à lui verser la somme de 10 875 euros, correspondant à l'offre de règlement amiable, pour réparer les nuisances sonores et vibratoires.

Avocat : JBR AVOCATS

12 février 2026• 2ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2307606

**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudice anormal et spécial causé par les nuisances (sonores et vibratoires) des travaux de la ligne 15 Sud du Grand Paris express. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté la demande principale de la requérante (95 024 €) et l'a partiellement indemnisée en retenant le montant de 10 875 euros proposé par la Société des Grands Projets pour les nuisances sonores et vibratoires. Il a rejeté ses autres demandes (trouble de jouissance de l'appartement et du parking, remboursement de taxes). **Textes appliqués** : Le tribunal a appliqué les principes de la responsabilité sans faute du fait des travaux publics, exigeant la preuve d'un préjudice anormal et spécial (jurisprudence classique). L'article L. 761-1 du code de justice administrative a été utilisé pour statuer sur les frais irrépétibles.

Avocat : ADDEN AVOCATS PARIS

12 février 2026• 2ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2307608

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la majeure partie des demandes indemnitaires de deux syndicats de copropriétaires, estimant que le préjudice anormal et spécial lié aux travaux du Grand Paris Express n'était pas établi. La juridiction a toutefois condamné la Société des Grands Projets à verser la somme de 5 489 euros, correspondant aux travaux de sécurisation que l'établissement public avait accepté de prendre en charge à l'amiable. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité sans faute pour travaux publics, en exigeant la preuve d'un lien de causalité et d'un préjudice anormal et spécial.

Avocat : ADDEN AVOCATS PARIS

12 février 2026• 2ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308363

**Sujet principal** : Demande d'annulation d'un titre exécutoire émis pour le recouvrement de rémunérations versées à une infirmière après sa mise à la retraite. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (9ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule le titre exécutoire car il ne respecte pas les exigences formelles de liquidation. Le titre ne mentionne pas les bases de calcul précises de la créance (montants bruts/nets des rémunérations versées), ce qui constitue une irrégularité de forme au regard du décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique. **Textes appliqués** : Article 24 du décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012 (gestion budgétaire et comptable publique).

Avocat : DELACHARLERIE

12 février 2026• 9ème chambre