Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 134

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2312192

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... qui contestait son obligation de payer la taxe d’habitation. Le juge a estimé que le contentieux du recouvrement, régi par l'article L. 281 du livre des procédures fiscales, ne permettait pas de remettre en cause le bien-fondé de l'imposition. Le requérant est invité à présenter une réclamation administrative distincte s'il conteste sa qualité d'unique redevable.

12 février 2026• 5ème Chambre (JU)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2400654

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de décharge de la taxe d'habitation pour 2023 présentée par une propriétaire. Le sujet principal était l'assujettissement à cet impôt pour un logement que la requérante soutenait être inoccupé et non meublé au 1er janvier de l'année d'imposition. La juridiction a retenu que la contribuable n'apportait pas la preuve que le bien était dépourvu de meubles ou que son ameublement ne permettait pas l'habitation, et que des travaux de peinture et d'ameublement ne rendaient pas le logement inhabitable. La solution s'appuie sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, qui conditionnent l'imposition à l'existence, au 1er janvier, de locaux meublés permettant l'habitation.

12 février 2026• 5ème Chambre (JU)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2404306

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de décharge de la taxe d’habitation sur une résidence secondaire. Le requérant, qui résidait principalement chez sa mère dépendante pour s’en occuper, ne pouvait pas considérer son propre appartement comme sa résidence principale au 1er janvier 2023. La juridiction a appliqué les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts pour confirmer l’assujettissement à la taxe.

12 février 2026• 5ème Chambre (JU)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2405298

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a jugé une demande de décharge de taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2023. Il a fait droit à la requête des propriétaires, considérant que leur logement, bien que physiquement avancé, n'était pas habitable au 1er janvier 2023 en raison d'un raccordement électrique intervenu ultérieurement. La juridiction a appliqué les articles 1380 et 1415 du code général des impôts, qui conditionnent l'imposition à l'achèvement et à l'habitabilité du bien au premier jour de l'année d'imposition.

12 février 2026• 5ème Chambre (JU)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2405840

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... visant à réduire sa taxe d’habitation de 2021. Le tribunal a jugé la demande irrecevable car la réclamation préalable, présentée le 9 avril 2024, était hors délai, ayant été déposée après l'échéance du 31 décembre 2023 fixée par l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. L'administration ayant correctement notifié l'avis d'imposition à la dernière adresse connue du requérant, le délai de recours était dépassé, rendant inutile l'examen du fond concernant la qualification du logement.

12 février 2026• 5ème Chambre (JU)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2405984

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C... visant à obtenir la décharge de sa taxe d’habitation pour les années 2020 à 2022. La juridiction a jugé la demande irrecevable car la réclamation préalable, présentée le 28 mars 2024, était tardive. Elle a appliqué l’article R. 196-2 du Livre des procédures fiscales, qui impose un délai de réclamation jusqu’au 31 décembre de l’année suivant la mise en recouvrement de l’impôt.

12 février 2026• 5ème Chambre (JU)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2406352

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de décharge de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023. Le sujet principal est le refus d'une exonération temporaire pour construction nouvelle, les requérants n'ayant pas prouvé avoir déclaré leur acquisition dans le délai légal de 90 jours. La juridiction a appliqué les articles 1383 et 1406 du code général des impôts, ainsi que l'article L. 286 du livre des procédures fiscales, pour constater la déchéance du droit à exonération faute de preuve de déclaration dans les délais.

12 février 2026• 5ème Chambre (JU)
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2303022

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'indemnisation de préjudices liés à une réduction du montant de sa prime MaPrimeRénov' par l'Agence nationale de l'habitat (ANAH). La juridiction a jugé la requête irrecevable au motif que le requérant n'avait pas préalablement formé une demande indemnitaire explicite auprès de l'administration, comme l'exige l'article R. 421-1 du code de justice administratif. En conséquence, le tribunal n'a pas examiné le fond des arguments sur la responsabilité de l'État.

Avocat : SCPA SEBAN & ASSOCIES

12 février 2026• 2ème chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304359

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) du 31 mai 2023 retirant la prime « MaPrimeRénov » accordée à la requérante. Le juge a retenu que ce retrait était entaché d'une erreur de fait, l'ANAH n'ayant pas contesté l'affirmation de la requérante selon laquelle elle n'avait jamais sollicité ce retrait. La juridiction a appliqué les dispositions du code des relations entre le public et l'administration et du décret du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique.

Avocat : SELAFA CABINET CASSEL

12 février 2026• 2ème chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2400610

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'une demande d'indemnisation d'une ancienne militaire pour préjudices liés à un accident de service et à une éventuelle faute médicale. La juridiction a ordonné une expertise médicale pour établir un lien de causalité entre les préjudices allégués et l'accident, ainsi que pour rechercher une éventuelle faute. L'instruction se poursuit sur la base du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre, en particulier son article L. 121-1.

Avocat : SELARL MDMH

12 février 2026• 1ère chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2400909

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande d'indemnisation de la requérante et de son assureur contre la commune de Briare. Le tribunal a jugé que la responsabilité de la commune pour le dysfonctionnement d'une borne escamotable n'était pas engagée, car la requérante n'a pas démontré l'existence d'un lien de causalité direct et certain entre l'ouvrage public et son accident. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité du fait des ouvrages publics.

Avocat : CABINET CASADEI-JUNG

12 février 2026• 2ème chambre
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2402841

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B... visant à obtenir la restitution du crédit d'impôt pour la transition énergétique au titre de 2021. Le tribunal a jugé que l'administration avait légalement refusé ce crédit car les revenus fiscaux de référence du requérant pour 2019 et 2020 étaient inférieurs au seuil légal de 44 860 euros, condition prévue par l'article 200 quater du code général des impôts. Les autres arguments avancés par le requérant, tels que sa situation financière personnelle ou une estimation d'éligibilité, n'ont pas été retenus comme pouvant écarter l'application de ce critère de ressources.

12 février 2026• 1ère chambre
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2301531

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la demande du bureau d'études Eveha, qui contestait son éviction d'un marché public de fouilles archéologiques attribué à l'INRAP par la commune de Joinville. Le tribunal a estimé que le requérant ne démontrait pas l'existence d'une offre anormalement basse de la part de l'INRAP, ni une rupture d'égalité dans la procédure de mise en concurrence. Il a également jugé que le bureau d'études Eveha n'établissait pas que les irrégularités alléguées lui avaient fait perdre une chance sérieuse de remporter le marché, condition nécessaire à l'indemnisation d'un préjudice.

Avocat : CABINET ADAES AVOCATS (SARL)

12 février 2026• 2ème chambre
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2301950

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a statué sur une demande d'un avocat visant à faire condamner le département des Ardennes au paiement de plusieurs factures d'honoraires émises dans le cadre de la protection fonctionnelle accordée à des agents. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'absence de convention d'honoraires entre les parties et le caractère excessif des sommes réclamées ne permettaient pas d'imputer directement ces frais à la collectivité. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit administratif et les règles régissant la protection fonctionnelle des agents publics.

Avocat : SELARL D4 AVOCATS ASSOCIES

12 février 2026• 2ème chambre
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2401216

**Sujet principal** : Demande d'indemnisation d'une fonctionnaire pour préjudice financier et moral, alléguant une faute de l'administration (préfecture de la Marne) pour n'avoir pas organisé une visite médicale nécessaire au versement d'un complément de traitement par son assureur. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme D... Il considère que l'administration n'a commis aucune faute, car la réglementation (article 36 du décret n°86-442 du 14 mars 1986) impose la demande de renouvellement de congé et l'examen médical annuel à l'initiative du fonctionnaire, et non à la charge automatique du comité médical départemental. **Textes appliqués** : L'article 36 du décret n°86-442 du 14 mars 1986 relatif aux congés de maladie des fonctionnaires, qui définit les procédures de renouvellement et les obligations respectives de l'agent et de l'administration.

Avocat : MMD

12 février 2026• 2ème chambre
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2401594

La société Lacoste Opérations contestait devant le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne l'assiette de la taxe foncière sur les propriétés bâties et de la cotisation foncière des entreprises, arguant de l'inclusion erronée de certains équipements et travaux dans la valeur locative. Le tribunal a rejeté la plupart des demandes de la société, considérant que les travaux de réfection et les équipements de sécurité et surveillance litigieux étaient imposables. Il a toutefois partiellement fait droit à ses prétentions en reconnaissant, conformément à l'article 1382, 11°, du code général des impôts, l'exonération pour certains équipements de détection incendie, l'administration ayant déjà prononcé un dégrèvement sur ce point.

Avocat : C.M.S. BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

12 février 2026• 1ère chambre
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2401856

**Sujet principal** : Recours contre des pénalités fiscales pour manquement délibéré, suite à l'absence de déclaration de plus-values immobilières. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de décharge des pénalités. Il estime que l'administration a apporté la preuve du caractère intentionnel du manquement, en démontrant que le requérant, malgré des éléments disponibles (ventilation du prix d'acquisition dans l'acte notarié), n'a pas déclaré les plus-values et n'a pas justifié ses affirmations d'absence de plus-value par des calculs. **Textes appliqués** : Article 1729 du code général des impôts (majoration pour manquement délibéré) et article L. 195 A du livre des procédures fiscales (charge de la preuve de la mauvaise foi incombant à l'administration).

12 février 2026• 1ère chambre
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2401911

**Sujet principal** : Recours contre une saisie administrative à tiers détenteur pour recouvrement d'arriérés de taxe foncière, assorti d'une demande de moratoire et d'arrêt des poursuites. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête du contribuable. Il estime que la demande de décharge de l'obligation de payer, fondée uniquement sur une situation de surendettement, est irrecevable dans le cadre d'un contentieux du recouvrement. De même, la demande de sursis de paiement est rejetée car le contribuable ne conteste pas le bien-fondé ou le montant de l'imposition. **Textes appliqués** : Les articles L. 281 et L. 277 du livre des procédures fiscales, qui encadrent les contestations relatives au recouvrement et les conditions d'octroi d'un sursis de paiement.

12 février 2026• 1ère chambre
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2303610

La société Cafag contestait devant le Tribunal Administratif de Nancy la majoration de 40% appliquée à des rappels de TVA pour défaut de déclaration dans les délais. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que les échanges avec le vérificateur ne l'autorisaient pas à s'abstenir de déposer ses déclarations dans le délai légal imparti par les mises en demeure. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 1728 du code général des impôts.

Avocat : KRETZ

12 février 2026• Chambre 2
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2400096

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A... visant à obtenir une provision sur des arriérés de salaire et un préjudice moral liés à son travail en détention. Le juge a estimé que l'existence de l'obligation de paiement de l'État n'était pas suffisamment établie et n'était donc pas "sérieusement contestable" au sens de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire relatives à la rémunération minimale des détenus (articles L. 412-20 et D. 412-64) et à la gestion des cotisations sociales (article D. 412-67).

Avocat : DORMIEU

12 février 2026