Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400359
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A..., agente médico-sociale du département de la Gironde, contestant le montant insuffisant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) attribuée suite aux délibérations des 13 décembre 2021 et 26 juin 2023. La requérante invoquait l'illégalité de ces délibérations, notamment une méconnaissance de la loi du 14 décembre 2020 et une violation du principe d'égalité. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que le département avait légalement exercé son pouvoir réglementaire en fixant le régime indemnitaire dans les limites prévues par les articles L. 714-4 et L. 714-5 du code général de la fonction publique. La solution retenue est le rejet de la requête, sans faire droit aux demandes d'annulation, d'injonction ou de frais de justice.
Avocat : SELARL CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400360
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a examiné la requête de Mme B... contestant le montant de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) qui lui a été attribuée par le département de la Gironde. La requérante soutenait que la délibération du 13 décembre 2021 et la décision individuelle étaient entachées d'illégalité, notamment en raison d'un détournement de pouvoir et d'une méconnaissance du principe d'égalité, et que le département avait illégalement réduit l'IFSE pour compenser le complément de traitement indiciaire (CTI) prévu par la loi du 14 décembre 2020. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la requête, considérant que le département avait légalement exercé son pouvoir réglementaire en fixant le régime indemnitaire dans les limites prévues par les articles L. 714-4 et suivants du code général de la fonction publique et la loi n° 2020-1576 du 14 décembre 2020. En conséquence, la requête a été rejetée.
Avocat : SELARL CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400366
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B..., agente du département de la Gironde, contestant le montant insuffisant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) attribuée suite à une délibération du 26 juin 2023. La requérante invoquait une méconnaissance de la loi du 14 décembre 2020, une erreur de droit liée à une baisse compensatrice du complément de traitement indiciaire (CTI), et une violation du principe d'égalité. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Cette solution s'appuie sur les dispositions des articles L. 714-4 et L. 714-5 du code général de la fonction publique, ainsi que sur la loi n° 2020-1576 du 14 décembre 2020.
Avocat : SELARL CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400368
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B..., agente du département de la Gironde, contestant le montant insuffisant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) attribuée en application des délibérations du 13 décembre 2021 et du 26 juin 2023. La requérante invoquait notamment l'illégalité de ces délibérations, une méconnaissance du principe d'égalité et une erreur de droit concernant le complément de traitement indiciaire. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et de la loi n° 2020-1576 du 14 décembre 2020.
Avocat : SELARL CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400369
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B..., agent du département de la Gironde, contestant le montant insuffisant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). La requérante soutenait que la délibération du 13 décembre 2021 et la décision individuelle étaient illégales, notamment en raison d'un détournement de pouvoir, d'une erreur de droit concernant le complément de traitement indiciaire (CTI), et d'une méconnaissance du principe d'égalité. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant qu'aucun des moyens invoqués n'était fondé. La solution retenue confirme la légalité de la délibération et de la décision attaquée, en application des articles 72 de la Constitution, L. 714-4, L. 714-5 et L. 714-10 du code général de la fonction publique, ainsi que de la loi n° 2020-1576 du 14 décembre 2020.
Avocat : SELARL CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601094
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par la commune de Rivesaltes sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune demandait la désignation d'un expert pour examiner un immeuble menaçant de s'effondrer sur la voie publique. Le juge a fait droit à cette demande en désignant un expert avec pour mission de constater l'état du bâtiment, d'évaluer l'existence d'un péril grave et imminent, et de proposer des mesures pour y remédier. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de justice administrative relatives à la procédure de référé.
Avocat : AARPI MCH AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601099
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par la commune de Loupian sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune demandait la désignation d'un expert pour examiner une falaise menaçant la sécurité publique. Le juge a fait droit à cette demande en désignant un expert chargé de constater l'état des lieux, d'évaluer l'existence d'un péril grave et imminent, et de proposer des mesures de nature à y mettre fin.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2305493
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par la SCEA A... et M. B... A... d’une demande de condamnation de la commune de Maël-Carhaix au paiement d’un solde d’indemnité pour apports complémentaires minéraux azotés, en exécution d’une convention d’épandage de boues d’épuration signée le 23 décembre 2006. La commune a opposé plusieurs fins de non-recevoir, notamment le défaut d’intérêt à agir des requérants et l’absence de conciliation préalable prévue par la convention. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour les parties d’avoir respecté la procédure de conciliation obligatoire stipulée à l’article 8 de la convention, sans examiner le fond du litige. Cette solution est fondée sur les principes généraux du droit des contrats administratifs et les stipulations contractuelles.
Avocat : SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2402897
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté l'opposition formée par M. D... contre une contrainte émise par la caisse d’allocations familiales de l’Isère pour le recouvrement d’un indu d’allocation de logement sociale de 200 euros. M. D... contestait le bien-fondé de l’indu en soutenant ne jamais avoir résidé dans le logement concerné. Le tribunal a jugé que cette contestation était irrecevable, faute pour le requérant d’avoir exercé un recours administratif préalable obligatoire contre la décision initiale de l’indu. La décision s’appuie sur les articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2406373
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, était saisi par M. C... d'un recours en plein contentieux contre une décision du département de l'Isère ayant réduit puis suspendu ses droits au revenu de solidarité active (RSA) pour non-respect de ses obligations de recherche d'emploi. Le tribunal a rappelé qu'il lui appartient, en tant que juge de plein contentieux, d'examiner les droits de l'intéressé en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait. Il a appliqué les articles L. 262-28 et L. 262-29 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que l'article L. 5411-5-1 du code du travail, pour vérifier la légalité de la sanction. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné le bien-fondé de la décision de suspension et de radiation.
Avocat : VIAL-GRELIER
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2403196
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de Mme E... contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA), d’allocation logement sociale, de prime d’activité et de primes de fin d’année. La requérante invoquait notamment des vices de procédure, l’incompétence de l’agent contrôleur et une erreur d’appréciation. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, confirmant ainsi les décisions du département de l’Isère et de la caisse d’allocations familiales de l’Isère. Les textes appliqués incluent le code de l’action sociale et des familles et le code des relations entre le public et l’administration.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2403331
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E... contestant le refus du département de l’Isère de lui rouvrir ses droits au revenu de solidarité active (RSA). Le juge a rappelé le caractère subsidiaire du RSA, subordonné à la condition que le demandeur fasse valoir ses droits aux autres prestations sociales, notamment les pensions de retraite. Constatant que M. E... pouvait liquider sa retraite depuis l’âge de 62 ans mais refusait de le faire, le tribunal a estimé que la suspension de ses droits était légalement fondée sur l’article L. 262-10 du code de l’action sociale et des familles. La demande d’annulation de la décision du 21 février 2024 et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
Avocat : SCP NICOLAU AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2405159
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme E... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 4 222,44 euros, résultant d’absences non déclarées du territoire et d’omissions de ressources. La décision du département de l’Isère confirmant l’indu a été jugée suffisamment motivée et fondée sur un rapport d’enquête faisant foi. La demande de remise gracieuse a été refusée en raison de l’intention frauduleuse reconnue par la commission des fraudes, conformément à l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2309130
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... contestant le refus partiel de remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 554,01 euros, dont 280 euros restaient à sa charge. Le juge a estimé que, malgré une remise partielle déjà accordée de 30 %, l’intéressé ne justifiait pas d’une situation de précarité suffisante pour justifier une remise totale à la date du jugement. La décision s’appuie sur l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, qui conditionne la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2101745
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de la société Diaverum contestant des titres exécutoires émis par le trésorier du CHU d’Angers pour le recouvrement de frais d’hospitalisation. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour la société requérante d’avoir produit les titres exécutoires attaqués, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. Il a également considéré que les mises en demeure de payer ne constituent pas des actes faisant grief susceptibles de recours. La demande de la société Diaverum a donc été rejetée, et celle du CHU d’Angers au titre des frais de justice a été accueillie.
Avocat : SELARL LEXCAP ANGERS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2101855
Le Tribunal Administratif de Nantes statue sur la contestation par la SAS Airbus opérations d’une cotisation supplémentaire de taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) pour 2017 concernant son établissement industriel à Bouguenais. La société invoque une irrégularité de procédure pour défaut de délai de réponse de trente jours et conteste l’intégration dans l’assiette de biens d’équipement spécialisés exonérés et de travaux de réfection. Le tribunal constate un non-lieu partiel à statuer à hauteur d’un dégrèvement de 98 255 euros accordé en cours d’instance. Sur le fond, il rejette le moyen tiré de l’irrégularité de la procédure, rappelant que la procédure de rectification contradictoire n’est pas applicable aux impositions directes locales comme la TFPB.
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2101856
Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur la demande de la SAS Airbus Opérations contestant une cotisation supplémentaire de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2017 concernant son établissement industriel à Montoir de Bretagne. Le tribunal a constaté un non-lieu partiel à statuer à hauteur de 44 599 euros en raison d'un dégrèvement accordé par l'administration. Sur le fond, il a rejeté le moyen de procédure tiré de la méconnaissance de l'article L. 11 du livre des procédures fiscales, celui-ci n'étant pas applicable aux impositions directes locales. Il a également rejeté les moyens relatifs à l'assiette, jugeant que les biens d'équipement spécialisés n'étaient pas exonérés sur le fondement du 11° de l'article 1382 du code général des impôts et que les travaux de réfection avaient bien entraîné un changement au sens de l'article 1517 du même code.
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2104890
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme C... d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis à la suite d’une intervention chirurgicale de recentrage de la rotule gauche réalisée le 4 juillet 2014 au centre hospitalier du Mans. La responsabilité de l’établissement a été retenue sur le fondement du I de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique en raison de fautes commises lors de la prise en charge. Le tribunal a condamné le centre hospitalier du Mans et son assureur, la société Relyens Mutual Insurance, à verser à Mme C... une somme totale de 1 554 870,66 euros en réparation de ses préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux, assortie des intérêts au taux légal à compter du 29 avril 2021. Par ailleurs, le centre hospitalier a été condamné à rembourser à la caisse de mutualité sociale agricole Mayenne-Orne-Sarthe la somme de 43 454,91 euros au titre de ses débours, ainsi qu’une indemnité forfaitaire de gestion de 1 162 euros.
Avocat : SELARL LEXCAP ANGERS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2107113
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête des consorts C... visant à engager la responsabilité du centre hospitalier Côte de Lumière des Sables d’Olonne pour le décès de Mme D... survenu le 31 décembre 2017, après une prise en charge jugée tardive et insuffisante aux urgences. Le tribunal a retenu une faute dans l'organisation et le fonctionnement du service, sur le fondement du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, mais a estimé que cette faute n'avait entraîné qu'une perte de chance de 10 % d'éviter le décès, compte tenu de l'état antérieur grave de la patiente. En conséquence, il a condamné l'hôpital à verser 150 € au titre des souffrances endurées par la victime, 2 000 € à son époux et 500 € à sa fille pour leurs préjudices moraux et d'affection, le tout avec intérêts au taux légal à compter du 29 mars 2021.
Avocat : ALEXA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2107545
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... contestant une mise en demeure de payer la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2018 à 2020. Le tribunal a d'abord jugé irrecevable le moyen tiré de l'insuffisante motivation des avis d'imposition, relevant de la compétence exclusive du juge de l'exécution. Sur le fond, il a rappelé qu'en application des articles 1380 et 1400 du code général des impôts, la taxe foncière est due par le propriétaire actuel. En l'absence de mutation cadastrale, les héritiers sont tenus au paiement à hauteur de leurs droits dans l'indivision, et M. C... n'a pas démontré que son obligation excédait sa part.