Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2110151
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de M. et Mme B... qui contestaient trois mises en demeure de payer valant commandement de payer, émises le 29 avril 2021 pour le recouvrement de sommes totalisant 213 969,89 euros au titre d’impôts sur le revenu et de prélèvements sociaux des années 2007 et 2008. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’absence de justification du montant de la dette, d’une double imposition, de l’imputation de paiements antérieurs et de la prescription des créances. Il a également jugé que la contestation relative à la réception des mises en demeure de 2018 relevait de la compétence du juge judiciaire. La décision s’appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Avocat : BAZIN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2110181
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de M. et Mme B... visant à obtenir la réduction de leurs cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour l'année 2016. Le litige portait sur la déduction d'une facture de 25 383,87 euros pour des travaux réalisés dans un local commercial donné en location, que les requérants qualifiaient de dépenses de réparation et d'entretien au sens de l'article 31 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que ces travaux, consistant notamment en la création d'un mur coupe-feu et d'une séparation en parpaing, constituaient des travaux d'amélioration et non d'entretien ou de réparation, car ils modifiaient la consistance du local. En conséquence, la solution retenue est le rejet de la requête, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : MORICE-CHAUVEAU
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2110186
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de M. et Mme B... tendant à la réduction de leurs cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016. Le litige portait sur la déduction d'une facture de 25 383,87 euros pour des travaux de maçonnerie (mur coupe-feu, démolition, cloisons) réalisés dans un local commercial donné en location. Le tribunal a jugé que ces travaux, visant à mettre le local aux normes ERP, constituaient des dépenses d'amélioration et non de réparation ou d'entretien, et n'étaient donc pas déductibles en application de l'article 31 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la requête.
Avocat : MORICE-CHAUVEAU
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2111637
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B..., médecin anesthésiste, qui contestait une mise en demeure de payer un montant de 84 519 euros correspondant à des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2015 et 2016. La requérante invoquait des moyens relatifs au bien-fondé des impositions, notamment la déduction de cotisations d'assurances privées et la non-assujettissement à la CSG et à la CRDS. Le tribunal a jugé ces moyens inopérants dans le cadre d'un contentieux du recouvrement, rappelant que seuls peuvent être contestés la régularité de l'acte, l'obligation au paiement, le montant de la dette ou son exigibilité. La solution retenue est fondée sur les articles L. 281 et R. 281-5 du livre des procédures fiscales.
Avocat : COIMBRA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2112517
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la demande de M. D... et Mme E... visant à obtenir un crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) pour des travaux d’installation de parois vitrées et d’un poêle à bois dans leur résidence principale. L’administration fiscale a partiellement fait droit à leur demande en accordant un dégrèvement de 127 euros et une restitution de 74 euros pour les parois vitrées, rendant cette partie du litige sans objet. Pour le surplus, concernant le poêle à bois, le tribunal a rejeté la requête au motif que le revenu fiscal de référence des requérants (38 809 euros en 2019) était inférieur au seuil de 39 192 euros exigé par l’article 200 quater du code général des impôts pour un ménage de quatre personnes. La solution retenue est donc un rejet partiel, fondé sur les conditions de ressources prévues par le code général des impôts.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2112984
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme B... demandant la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux (22 794 euros) pour l'année 2014, suite à un redressement lié à la cession de titres d'une SCI. Le tribunal a jugé que l'irrégularité alléguée de la notification de la décision de rejet de leur réclamation préalable n'affectait pas la régularité de la procédure d'imposition, mais seulement le délai de recours. Sur le fond, les requérants contestaient l'évaluation des titres et la méthode de l'administration, mais le tribunal a estimé que leurs moyens n'étaient pas fondés, sans se prononcer explicitement sur les textes appliqués. La solution retenue est le rejet de la requête.
Avocat : CABINET JURISTES-CONSEILS-SABLIERE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2301441
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 17 janvier 2023 par laquelle la CAF de la Loire-Atlantique a refusé la remise gracieuse totale d’un indu de RSA de 2 457,48 euros, laissant 737,24 euros à la charge de Mme A... C.... Le tribunal accorde la remise totale de la dette restante, estimant que la requérante, dont la bonne foi n’est pas contestée, se trouve dans une situation de précarité telle qu’elle ne peut rembourser sans affecter significativement ses conditions de vie. L’indu résultait d’une erreur de saisie de la CAF. La décision est fondée sur l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506627
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la requête de M. B... demandant la liquidation d'une astreinte de 10 euros par jour de retard, assortissant une précédente injonction faite au préfet des Alpes-Maritimes de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés constate que le préfet a pris une décision implicite de refus, contestée par le requérant, ce qui rend impossible de se prévaloir d'une absence de réexamen pour demander la liquidation de l'astreinte. La solution retenue est le rejet de toutes les conclusions de la requête, y compris celles fondées sur l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600337
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à Mme A..., ressortissante algérienne. La requérante justifiait d’une demande de renouvellement complète déposée depuis octobre 2025, sans obtenir de récépissé, ce qui compromettait son activité professionnelle et caractérisait une situation d’urgence. Le juge a retenu que l’administration n’avait pas contesté la complétude du dossier et que la délivrance du récépissé, prévue par les articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, constituait une mesure utile ne faisant obstacle à aucune décision administrative. L’injonction a été assortie d’un délai d’exécution de huit jours.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600462
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de M. et Mme A..., ressortissants ukrainiens, qui sollicitaient une injonction de délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour les autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, les requérants n'ayant pas produit de pièces probantes démontrant les conséquences de la carence de l'administration sur leur situation professionnelle. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles R. 431-12 et R. 431-15.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600665
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de la famille A... du logement d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile qu'elle occupait sans droit ni titre. La solution retenue est motivée par le fait que les demandes d'asile de la famille ont été acceptées au titre de la protection subsidiaire, mettant fin à leur droit au maintien dans le lieu d'hébergement, et que leur refus d'un logement de sortie fait obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile, caractérisant une situation d'urgence et d'utilité. Le juge a appliqué les articles L.551-11, L.552-14 et L.552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article L.521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600666
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet des Alpes-Maritimes pour ordonner l'expulsion de la famille F..., qui se maintient sans droit ni titre dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile après le rejet définitif de leurs demandes d'asile. La famille a opposé une contestation sérieuse en invoquant la situation de leur enfant mineur, toujours demandeur d'asile, et des raisons humanitaires. Le juge a rejeté la requête préfectorale, estimant que la condition d'urgence n'était pas suffisamment établie et que l'expulsion se heurtait à une contestation sérieuse tenant à la situation de l'enfant. Les textes appliqués sont les articles L.521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à l'hébergement des demandeurs d'asile.
Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600667
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur la demande du préfet des Alpes-Maritimes fondée sur l'article L.521-3 du code de justice administrative, ordonne l'expulsion sans délai de Mme A... du logement d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile qu'elle occupe sans droit ni titre. La requête est motivée par le maintien indu de l'intéressée, dont la demande d'asile a été définitivement rejetée, ce qui fait obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile et constitue une situation d'urgence et d'utilité publique. Le juge applique les articles L.551-11, L.552-14 et L.552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant l'absence de contestation sérieuse et autorisant le recours à la force publique pour l'évacuation.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600668
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet des Alpes-Maritimes pour ordonner l'expulsion de la famille E... d'un centre d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile. La solution retenue est que le juge des référés doit rechercher si, au jour où il statue, la demande d'expulsion ne se heurte à aucune contestation sérieuse et si la libération des lieux présente un caractère d'urgence et d'utilité. Les textes appliqués sont les articles L.551-11, L.552-14 et L.552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article L.521-3 du code de justice administrative.
Avocat : CHITORAGA ALISA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600669
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par le préfet des Alpes-Maritimes, sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, d'une demande d'expulsion de M. A... d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). Le juge des référés a fait droit à cette demande, constatant que M. A..., dont la demande d'asile a été acceptée, occupait le logement sans droit ni titre depuis le refus d'un logement de sortie à Grasse. La condition d'urgence était remplie, son maintien faisant obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile. La solution retenue s'appuie sur les articles L.551-11, L.552-14 et L.552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2400074
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme C... A..., qui contestait le montant de 280 euros qui lui avait été alloué au titre du complément indemnitaire annuel (CIA) pour 2022. La requérante invoquait une incompétence de l’auteur de l’acte et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a jugé que la décision était légale, car le montant du CIA, fixé par le supérieur hiérarchique en fonction de l’évaluation professionnelle, était cohérent avec le compte rendu d’entretien professionnel de l’agent, conformément aux articles L. 521-1 du code général de la fonction publique et 4 du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014.
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2400112
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de M. B... contestant les cotisations de taxe d'habitation et de contribution à l'audiovisuel public pour les années 2018 à 2022, ainsi qu'une demande indemnitaire. La juridiction a jugé irrecevable la réclamation pour les années 2019 à 2022 en raison de sa tardiveté, le requérant ayant reçu les avis d'imposition sans contester dans les délais prévus par l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées comme irrecevables, faute de décision préalable de l'administration sur une demande indemnitaire. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2400271
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme C..., infirmière, qui demandait la condamnation du recteur de l'académie de la Guyane à lui verser 17 499 euros pour des préjudices financier et moral. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions indemnitaires relatives au préjudice financier, car elles se heurtaient à l'autorité de la chose jugée d'un précédent jugement du 15 décembre 2022, confirmé en appel. Concernant le préjudice moral, le tribunal a estimé que l'administration n'avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité, en application des dispositions de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 et du décret n° 86-442 du 14 mars 1986.
Avocat : GALY & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2400878
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné le département de Mayotte à verser à la société GTA Mayotte une provision de 89 716,42 euros TTC. Cette somme correspond au solde du décompte général du lot n°2 du marché de construction du PMI de Combani, devenu tacitement définitif faute de contestation par le département dans les délais. La solution retenue se fonde sur les articles L. 2192-12 et L. 2192-13 du code de la commande publique, ainsi que sur l'acquiescement aux faits du département, qui n'a pas produit de mémoire. La provision est assortie des intérêts moratoires au taux légal, calculé conformément à l'article R. 2192-31 du même code.
Avocat : CERVEAUX
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2401373
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné la commune de Mamoudzou à verser à la SAS Bioclimatik une provision de 125 167,74 euros. Cette somme correspond au solde du décompte général et définitif tacite du marché de travaux de réhabilitation de plateaux sportifs, né de l'absence de réponse de la commune au projet de décompte final de la société. La commune, n'ayant pas produit de mémoire malgré une mise en demeure, est réputée avoir acquiescé aux faits, et l'obligation de paiement a été jugée non sérieusement contestable. La décision s'appuie sur les règles de la commande publique et la loi relative à la sous-traitance.
Avocat : CERVEAUX