Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506590
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car l'affaire sera jugée au fond dans un délai rapproché (audience collégiale prévue le 16 mars 2026). La décision est fondée sur les dispositions du code de justice administrative, notamment l'article L. 522-3.
Avocat : GRENAILLE QUENTIN
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2506485
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a ordonné une expertise concernant des malfaçons sur un logement de fonction rénové dans le cadre d'un marché public. La commune de Villenave d'Ornon, attributaire du marché, sollicitait cette mesure pour caractériser les désordres et évaluer les travaux nécessaires après l'échec des démarches amiable auprès de l'entreprise, placée en liquidation judiciaire. Le juge a fondé sa décision sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant l'expertise utile en vue d'un futur litige sur l'exécution du marché ou d'une action indemnitaire.
Avocat : SCP LE BAIL
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600867
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté d'éloignement, la requérante ayant déjà été reconduite aux Comores. Il rejette également la demande de réexamen de sa demande de titre de séjour et l'injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour, considérant que les conditions d'urgence ne sont plus réunies. La juridiction applique les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension (article L. 521-2) et se fonde sur l'absence de lien suffisant avec le territoire français au regard du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH).
Avocat : KOURAVY MOUSSA-BE
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600874
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté d'éloignement sans délai. Le juge estime que l'urgence est caractérisée mais que le requérant, en dépit de son parcours de vie à Mayotte, ne justifie pas d'une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), au regard notamment de son casier judiciaire défavorable. La demande d'aide juridictionnelle provisoire est également rejetée.
Avocat : EKEU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602508
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé autorisant le travail à un ressortissant étranger, dans le cadre de l'exécution d'un jugement antérieur annulant un refus de titre de séjour. Le juge a considéré que l'urgence était caractérisée par le risque de perte d'emploi du requérant et par la nécessité d'assurer l'exécution complète de la décision de justice. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CHARTIER
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600832
Sujet principal : Demande de référé-liberté d'un détenu pour obtenir des soins dentaires urgents. Juridiction : Tribunal administratif de Caen (formation de référé). Solution retenue : Le juge des référés rejette la demande, estimant que le requérant n'a pas caractérisé l'urgence requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une mesure de sauvegarde d'une liberté fondamentale. Textes appliqués : Article L. 521-2 du code de justice administrative (conditions du référé-liberté), articles 2 et 3 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie et interdiction des traitements inhumains ou dégradants).
Avocat : SALKAZANOV
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2402293
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant (l'institut interprofessionnel de retraite des salariés) dans un litige relatif à une cotisation de taxe d'habitation. Le tribunal constate que le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions après un dégrèvement partiel de l'impôt, n'a pas répondu dans le délai imparti. La solution est fondée sur les articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative, entraînant une fin de l'instance sans examen du fond.
Avocat : TZA AVOCATS ASSOCIES TOULEMONT ZAPF
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500442
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement des requérants (M. B... et la société Drapo) de leur demande d'annulation du rejet implicite de leur recours concernant la prime « MaPrimeRénov’ » par l'ANAH. La juridiction a constaté que les requérants, invités à confirmer le maintien de leurs conclusions, ne l'ont pas fait dans le délai imparti. Elle a appliqué les articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative pour acter ce désistement réputé, mettant ainsi fin à l'instance.
Avocat : PITCHER AVOCAT
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500557
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office des requérants (un particulier et une société) de leur demande d'annulation du rejet implicite de leur recours concernant la prime « MaPrimeRénov’ » par l'ANAH. La juridiction constate que les requérants, invités à confirmer le maintien de leurs conclusions via l'application « télérecours », ne l'ont pas fait dans le délai d'un mois imparti, ce qui entraîne un désistement d'office en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. La production tardive d'un mémoire après l'expiration de ce délai est jugée sans effet sur ce désistement déjà acquis.
Avocat : PITCHER AVOCAT
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500565
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la demande de condamnation de l'ANAH aux frais irrépétibles et a, au contraire, sanctionné les requérants pour recours abusif. Le juge a constaté qu'au moment de l'introduction de la requête, le litige sur l'attribution de la prime de transition énergétique était déjà résolu depuis novembre 2024, privant la demande d'objet. En application de l'article R. 741-12 du code de justice administrative, le tribunal a infligé aux requérants une amende de 1 000 euros pour avoir engagé une procédure manifestement irrecevable.
Avocat : PITCHER AVOCAT
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600285
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, rejette la requête de la SAS Coiffeur Gambetta qui contestait une amende fiscale et une sanction pour défaut d'affichage des prix. La juridiction estime la demande manifestement irrecevable, car la société n'a pas produit la décision de l'administration fiscale sur sa réclamation préalable obligatoire, ni justifié son impossibilité, comme l'exigent les articles R. 412-1 du code de justice administrative et R. 190-1 du livre des procédures fiscales. Les conclusions relatives à la sanction distincte pour défaut d'affichage sont également jugées irrecevables, étant présentées dans un litige séparé non régularisé.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2500480
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête de M. A... Imam, qui contestait le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». La juridiction estime que la requête est irrecevable car le requérant, bien qu'invité à régulariser sa demande, n'a exposé aucun moyen juridique démontrant l'illégalité de la décision attaquée. Cette ordonnance de rejet est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, relatifs au rejet des requêtes insuffisamment motivées et non régularisées.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2506733
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance du président de la première chambre, donne acte du désistement pur et simple de la société Aquitaine Médical Distribution. Ce désistement est constaté à la suite de l'absence de réponse de la société à une demande de confirmation du maintien de ses conclusions, notifiée par voie électronique via l'application Télérecours citoyen. La juridiction applique les dispositions des articles R. 222-1, R. 612-5-1 et R. 611-8-2 du code de justice administrative relatives à la procédure de désistement et à la notification électronique.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2305488
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par un détenu demandant réparation pour la détérioration de ses effets personnels lors d'un transfert entre deux établissements pénitentiaires. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État, considérant que l'administration pénitentiaire avait commis une faute en ne protégeant pas les biens du requérant et en omettant d'établir un inventaire contradictoire de ses objets, comme l'exige l'article D. 340 du code de procédure pénale. En conséquence, l'État a été condamné à indemniser le préjudice subi.
Avocat : TELES
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507042
Le Tribunal administratif de Rennes constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête en décharge de taxe d'habitation. Le juge relève que l'administration a dégrevé l'intégralité des droits contestés après l'introduction du recours, rendant la demande sans objet. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer dans une telle situation.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2206428
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de la société Somal Centre, qui demandait l'annulation d'un refus d'indemnisation et des dommages-intérêts pour préjudice lié à des travaux de tramway. Le juge estime que les conclusions visant à annuler la décision de rejet sont irrecevables dans le cadre de ce recours de plein contentieux. Sur le fond, il considère que la société n'a pas rapporté la preuve d'un préjudice grave et spécial, condition nécessaire pour engager la responsabilité sans faute du maître d'ouvrage public, en application des principes de la responsabilité des travaux publics.
Avocat : AVOCATS CONSEILS REUNIS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600317
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné à l'État (représenté par la préfète de la Haute-Savoie) de loger la requérante. Le juge a constaté que Mme C..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par une commission de médiation, n'avait reçu aucune offre de logement adapté à ses besoins. Il a donc prononcé une injonction assortie d'une astreinte, en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601213
**Sujet principal** : Demande d'injonction de logement d'urgence par un demandeur reconnu prioritaire par une commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (statuant par ordonnance en référé). **Solution retenue** : Le tribunal fait droit à la requête. Il enjoint à la préfète de la Haute-Savoie d'assurer le logement du demandeur avant le 30 avril 2026 et assortit cette injonction d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er mai 2026. **Textes appliqués** : L'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui permet au juge d'ordonner le logement d'un demandeur prioritaire n'ayant pas reçu d'offre adaptée.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506687
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... visant à contester le refus de remise gracieuse d'une somme par la caisse d'allocations familiales du Loiret. Le tribunal a constaté que la requête était manifestement irrecevable, car la requérante n'a pas produit la décision contestée malgré une demande de régularisation. Cette décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, relatifs aux conditions de recevabilité des recours.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2408909
Le Tribunal administratif de Lille a donné acte du désistement d'office du requérant, M. B..., dans le cadre d'un recours en plein contentieux visant à contester le montant d'une indemnité allouée par la commission nationale des harkis. Le requérant, ayant été invité à confirmer le maintien de ses conclusions par voie électronique sans répondre dans le délai imparti, est réputé s'être désisté en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. La juridiction a donc ordonné la clôture de l'instance sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 611-8-6 du même code.