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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2506590

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2506590

mardi 10 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2506590
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantGRENAILLE QUENTIN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car l'affaire sera jugée au fond dans un délai rapproché (audience collégiale prévue le 16 mars 2026). La décision est fondée sur les dispositions du code de justice administrative, notamment l'article L. 522-3.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 7 novembre 2025, Mme A... B..., représentée par Me Grenaille, demande au juge des référés, statuant en application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a refusé le renouvellement de son titre de séjour, jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;

2°) d’enjoindre au préfet de lui réexaminer, dans un délai d’un mois à compter de la décision à intervenir, la demande de renouvellement de titre de séjour, sous astreinte de 200 euros par jour de retard et de la munir, dans un délai de 5 jours à compter de la décision à intervenir, d’une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler, valable jusqu’à la notification de la nouvelle décision adoptée, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’État une somme de 1 500 euros en application de l’article L. 761 1 du code de justice administrative.


Vu :
- la requête enregistrée sous le n° 2506064 par laquelle la personne requérante demande l’annulation de la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Thobaty, vice-président, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.



Considérant ce qui suit :


Sur les conclusions tendant à la suspension du refus de renouvellement d’un titre de séjour :

Il appartient au juge des référés, saisi d’une demande de suspension d’une décision refusant la délivrance d’un titre de séjour, d’apprécier et de motiver l’urgence compte tenu de l’incidence immédiate du refus de titre de séjour sur la situation concrète de l’intéressé. Cette situation d’urgence sera, en principe, constatée dans le cas d’un refus de renouvellement du titre de séjour, comme dans le cas d’un retrait de celui-ci. Dans les autres cas parmi lesquels figurent les demandes de changement de fondement de titre de séjour, il appartient au requérant de justifier de circonstances particulières caractérisant la nécessité pour lui de bénéficier, à très bref délai, d’une mesure provisoire dans l’attente d’une décision juridictionnelle statuant sur la légalité de la décision litigieuse.

En l’espèce, dès lors que la requête au fond est appelée à une audience collégiale le
16 mars 2026, la condition d’urgence à statuer sur la requête en référé n’est pas remplie.

Il résulte de ce qui précède, qu’il y a lieu de rejeter la requête en toutes ses conclusions, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.


O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....


Fait à Nice, le 10 mars 2026.


Le juge des référés,

Signé

G. Thobaty

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme
Pour le greffier en chef,
La greffière



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