Jurisprudence administrative

581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 862

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602537

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un étranger contre un arrêté préfectoral fixant son pays de destination dans le cadre d'une procédure de reconduite à la frontière. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, écartant les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, l'incompétence du signataire et la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la Convention EDH.

Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS

27 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602542

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. G... visant à annuler son arrêté de transfert vers la Suisse et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence, au défaut d'information et à la méconnaissance des garanties procédurales du règlement Dublin III, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GAUDRON

27 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602561

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté le recours en excès de pouvoir formé contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une assignation à résidence. La juridiction a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'administration avait correctement examiné la situation personnelle de la requérante au regard des stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a toutefois admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire en raison de l'urgence.

Avocat : SCHWEITZER

27 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602562

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... G... visant à annuler un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière et une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet de la Moselle était compétent et que les décisions contestées étaient légalement motivées, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction a également estimé que les mesures prises ne méconnaissaient pas les droits garantis par la Convention européenne des droits de l'homme ou la Convention internationale des droits de l'enfant.

Avocat : HALIL

27 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602573

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler son arrêté de transfert vers la Roumanie. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la requérante n'apportait pas la preuve de défaillances systémiques dans le système d'asile roumain au sens de l'article 3 du règlement Dublin III (règlement (UE) n° 604/2013). La demande d'annulation de l'assignation à résidence et l'injonction de délivrer une attestation de demandeur d'asile ont également été rejetées, tandis que l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été accordée.

Avocat : SELARL AXIO AVOCATS

27 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602574

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté de transfert vers la Roumanie et un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté de transfert était suffisamment motivé et que le requérant n'avait pas apporté la preuve de l'existence en Roumanie de défaillances systémiques dans la procédure d'asile créant un risque de traitement inhumain ou dégradant, au sens de l'article 3 du règlement Dublin III (règlement (UE) n° 604/2013). En revanche, le tribunal a admis M. B... au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : SELARL AXIO AVOCATS

27 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400930

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté municipal interdisant la circulation des poids lourds sur un chemin communal. La juridiction a jugé que l'arrêté du maire, pris en application des articles L. 2213-1 et suivants du code général des collectivités territoriales et de l'article R. 141-3 du code de la voirie routière, était suffisamment motivé par des impératifs de sécurité et de préservation de la voirie. Elle a également estimé que la mesure était proportionnée aux objectifs poursuivis et que les moyens soulevés par le requérant, notamment concernant la recevabilité de la défense communale, n'étaient pas fondés.

Avocat : SELAS CABINET CHAMPAUZAC

27 mars 2026• 7ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2406097

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté la maintenant en congé sans traitement pour raison de santé. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, relevant l'existence d'une délégation de signature régulière, et a jugé inopérante l'exception d'illégalité soulevée contre un arrêté antérieur, celui-ci ne constituant ni la base légale ni un acte d'application de la décision contestée. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et les principes généraux du droit administratif relatifs à la légalité des actes.

Avocat : LE CAB AVOCATS

27 mars 2026• 7ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407506

Le Tribunal administratif de Lyon a jugé une demande d'indemnisation d'un agent territorial suite à l'annulation d'un avertissement disciplinaire. Le tribunal a reconnu la responsabilité de la commune de Saint-Etienne pour cette décision illégale, mais a estimé que le préjudice moral subi par l'agent était limité. Il a condamné la commune à verser 400 euros en réparation du préjudice et 1 000 euros au titre des frais irrépétibles (article L. 761-1 du code de justice administrative), rejetant la majeure partie des demandes financières de l'agent.

Avocat : SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES

27 mars 2026• 7ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507514

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande d'indemnisation d'un ressortissant bangladais pour le préjudice lié au rejet illégal de sa demande de regroupement familial. Le tribunal a reconnu une faute de l'État pour la période allant du refus (18 mars 2022) à l'acceptation de la demande (19 juillet 2023), mais a jugé que les préjudices financiers et moraux allégués n'étaient pas établis ou n'étaient pas directement causés par cette faute. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : FRERY

27 mars 2026• 7ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2600233

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de l'OFII refusant le rétablissement des conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que le refus, fondé sur le départ du demandeur de son lieu d'hébergement, était entaché d'une erreur de droit car il ne prenait pas en compte sa vulnérabilité et le caractère exceptionnel de la mesure, comme l'exigent les articles L. 551-15 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'administration a été enjoint de réexaminer la demande dans un délai de huit jours.

Avocat : VRAY

27 mars 2026• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602182

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en annulation d'un arrêté d'assignation à résidence de 45 jours pris par la préfète du Rhône. Le tribunal a jugé que l'arrêté était régulier, suffisamment motivé et ne révélait pas d'erreur manifeste d'appréciation au regard de la situation personnelle du requérant, ressortissant congolais faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 731-1, L. 732-3 et R. 733-1). Le requérant a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire en raison de l'urgence procédurale.

Avocat : GOMA MACKOUNDI

27 mars 2026• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603689

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le recours au fond formé par le requérant contre cette OQTF faisait, en vertu de l'article L. 722-7 du CESEDA, obstacle légal à son éloignement effectif, privant ainsi sa demande de suspension de tout objet. La requête a donc été jugée irrecevable et rejetée par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

27 mars 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603750

**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision implicite de rejet d'une demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande de suspension et d'injonction, car l'administration a pris une décision favorable entre-temps. Les conclusions demandant la condamnation de l'État aux frais sont rejetées, la requérante n'ayant pas justifié de dépenses. **Textes appliqués** : Articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.

27 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2315697

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. B... visant à annuler sa déclaration d'élimination au concours externe du CAPES d'anglais 2023. La juridiction juge irrecevable le recours, considérant que la délibération du jury sur l'admissibilité n'est pas détachable de sa décision finale. Elle refuse également la condamnation de l'État aux frais de procédure, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : PERRAUDIN

27 mars 2026• 5e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2328454

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de sa nomination comme greffier stagiaire. Le tribunal a jugé que le ministre de la justice, en situation de compétence liée, était fondé à refuser la nomination car le requérant ne justifiait pas de la nationalité française, condition exigée par les articles L. 321-1 et L. 325-25 du code général de la fonction publique. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la violation des droits fondamentaux, ont été écartés.

Avocat : MALABRE

27 mars 2026• 5e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2411295

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté préfectoral du 1er juillet 2025 refusant un titre de séjour à un ressortissant malien et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de l'insertion professionnelle ancienne, continue et stable du requérant, justifiant près de six ans de présence en France. Le tribunal a enjoint à l'administration de délivrer à l'intéressé une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.

Avocat : HAIK

27 mars 2026• 5e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2411510

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande d'indemnisation du fils d'un tirailleur sénégalais décédé lors du massacre de Thiaroye en 1944. Le tribunal a jugé que l'action en responsabilité était prescrite, le délai de cinq ans prévu par la loi du 31 décembre 1945 étant écoulé depuis la connaissance du décès. La juridiction a ainsi fait primer les règles de prescription sur la reconnaissance historique des faits par les autorités françaises.

Avocat : CABINET FABIANI (SCP)

27 mars 2026• 6e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2225944

Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur une demande d'un syndicat de copropriétaires concernant des désordres (humidité) dans une cave, imputés à des travaux de construction adjacents réalisés pour des bailleurs sociaux. Le tribunal a rejeté la requête du syndicat, la jugeant irrecevable pour défaut de réclamation préalable obligatoire, et a également déclaré irrecevable l'intervention volontaire de particuliers. Les textes de procédure administrative relatifs aux conditions de recevabilité des recours ont été appliqués.

Avocat : BOCCARA

27 mars 2026• 5e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510350

Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour carence dans le relogement d'une personne reconnue prioritaire par une commission de médiation. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence d'offre de relogement dans le délai de six mois imparti. Il a condamné l'État à verser 2 500 euros à la requérante en réparation de son préjudice, mais a rejeté sa demande initiale plus élevée ainsi que sa demande de frais irrépétibles.

Avocat : BAGUET

27 mars 2026• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13