Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310432
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... contestant le refus implicite d'échange de son permis de conduire tunisien. La magistrate désignée a requalifié les conclusions comme dirigées contre la décision initiale du 4 mai 2022, écartant le moyen de défaut de motivation comme inopérant. Sur le fond, le tribunal a appliqué l'article R. 222-3 du code de la route et l'arrêté du 12 janvier 2012, constatant que la demande d'échange n'avait pas été présentée dans le délai d'un an suivant l'acquisition de la résidence normale en France. La requête a donc été rejetée comme non fondée.
Avocat : CABINET TRAINEAU & ABDALLAH
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2308577
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... contestant une décision de retrait de huit points sur son permis de conduire. Le requérant soutenait que seuls sept points auraient dû être retirés pour des infractions commises le 31 janvier 2022. Le tribunal a jugé, sur la base des articles L. 223-2 et R. 223-2 du code de la route, que le cumul des infractions justifiait un retrait supérieur à huit points, réduit à huit en raison d’une composition pénale. La demande d’annulation a donc été rejetée.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2309539
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme C... A... contestant le rejet implicite de son recours gracieux contre le refus d'échange de son permis de conduire tchadien. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par le préfet, jugeant la requête recevable car introduite dans le délai raisonnable d'un an, le recours gracieux ayant été formé le 1er mars 2023 et la requête enregistrée le 3 juillet 2023, lendemain d'un dimanche. La solution retenue est fondée sur le principe de sécurité juridique et les dispositions du code de justice administrative.
Avocat : LAPLANE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2303231
Suspension de permis de conduire pour accident mortel. Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête indemnitaire de M. A..., qui contestait l'arrêté préfectoral du 1er décembre 2021. Le tribunal juge que la relaxe pénale de l'intéressé, prononcée sans motif précis, ne remet pas en cause la légalité de la suspension administrative, les conditions de l'article L. 224-2 du code de la route étant réunies au moment de la décision. Aucune faute de l'État n'étant établie, la responsabilité de l'administration n'est pas engagée.
Avocat : SELARL AVOCATLANTIC
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2303335
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... contestant la décision du ministre de l'intérieur du 13 décembre 2022 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé que l'absence de notification préalable des retraits de points pour les infractions de 2019 et 2020 n'affectait pas la légalité de la décision d'invalidation, dès lors que cette décision récapitulait les retraits antérieurs et les rendait opposables. Il a également constaté que les infractions commises (absence de ceinture, non-respect d'un stop, usage du téléphone) étaient établies et justifiaient les retraits de points conformément aux articles R. 412-1, R. 412-6 et R. 412-6-1 du code de la route.
Avocat : FOUCHER
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2311068
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... contestant la suspension de son permis de conduire pour quatre mois, prononcée par le préfet de la Loire-Atlantique. Le juge a estimé que le préfet était compétent pour prendre cette mesure de police administrative sur le fondement des articles L. 224-1 et L. 224-2 du code de la route, et que l'absence de notification du procès-verbal d'infraction était sans incidence sur la légalité de la décision. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme a également été écarté, la suspension relevant d'une procédure administrative distincte des poursuites pénales. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Avocat : SCP ATLANTIQUE AVOCATS ASSOCIES (SAINT-HERBLAIN)
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502497
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en juge unique des référés, a rejeté la requête de M. C... A... visant à annuler la décision de perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul et les retraits de points associés. Le tribunal a jugé que l'absence de notification régulière des retraits de points, prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, n'affectait pas la légalité de ces retraits mais concernait seulement leur opposabilité et le point de départ du délai de recours. Il a également estimé que la réalité des infractions était établie par le paiement des amendes forfaitaires, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route, rendant inopérants les moyens soulevés par le requérant.
Avocat : COHEN
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2301788
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande d'indemnisation de Mme E... pour carence de l'État dans la prise en charge médico-sociale de sa fille handicapée. La juridiction a estimé que la requérante n'avait pas démontré l'existence d'une faute de l'administration, notamment en ne prouvant pas avoir effectué les démarches nécessaires auprès des établissements désignés par la CDAPH. La décision s'appuie sur les articles L. 111-1, L. 111-2 et L. 112-1 du code de l'éducation relatifs au droit à l'éducation et à la scolarisation des enfants en situation de handicap.
Avocat : TARON
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2301944
Le Tribunal Administratif de Lille a statué sur une demande en responsabilité médicale contre le CHRU de Lille, introduite par une patiente et sa caisse d'assurance maladie. La juridiction a retenu une faute de l'établissement dans la prise en charge, ayant entraîné une perte de chance de 50% d'éviter les complications post-opératoires. En application des articles L. 1142-1 et suivants du code de la santé publique, le tribunal a condamné le CHRU à indemniser partiellement les préjudices de la patiente et à rembourser une partie des débours de la CPAM, en proportion de ce taux de perte de chance.
Avocat : DE BERNY
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2305849
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du préfet du Nord déclarant irrecevable la demande de carte de séjour « recherche d’emploi ou création d’entreprise » de M. A... Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en considérant que le demandeur, titulaire d'un master et d'un ancien titre étudiant, n'était plus en recherche d'emploi du fait d'un contrat de travail conclu sous condition suspensive d'obtention d'un titre de séjour. La décision est fondée sur les articles L. 422-8 et L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PERINAUD
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2307571
Le Tribunal Administratif de Lille a jugé une demande en responsabilité de la commune d’Estevelles pour défaut d’entretien du chemin d’accès à une propriété. Le tribunal a retenu la responsabilité de la commune, la condamnant à indemniser les requérants pour leur préjudice et à réaliser les travaux nécessaires sous astreinte. La décision s’appuie sur les obligations d’entretien des voies communales prévues par le code de la voirie routière et le code général des collectivités territoriales.
Avocat : COLSON
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2308769
Le Tribunal Administratif de Lille a statué sur une demande d'indemnisation suite à une chute sur un trottoir public. La juridiction a rejeté la requête de la victime contre la commune de Bully-les-Mines, estimant que le lien de causalité entre le dommage et un défaut de l'ouvrage public n'était pas établi. La décision s'appuie sur les principes de responsabilité pour dommages de travaux publics et les règles de preuve applicables en la matière.
Avocat : SELARL BLONDEL ROBILLART PAMBO
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2309826
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la demande de la société CMR Construction visant à annuler ou réformer une sanction administrative de 21 000 euros prononcée par la DREETS des Hauts-de-France. La juridiction estime que la société a bien eu connaissance de l'arrêt de chantier prescrit le 12 mai 2022 en raison d'un danger grave et imminent lié à un échafaudage non conforme, et qu'elle a méconnu cette injonction en poursuivant les travaux. La décision s'appuie sur les articles L. 4731-1 et R. 4731-1 à R. 4731-3 du code du travail, et considère le montant de l'amende comme légal et proportionné.
Avocat : DELATTRE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2401270
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande d'indemnisation de M. A... pour préjudice lié à l'absence de renouvellement de son titre de séjour. La juridiction a estimé que l'administration n'avait pas commis de faute, car elle avait finalement délivré un nouveau titre de séjour, et que le lien de causalité entre les agissements administratifs et les préjudices allégués (perte d'emploi, préjudice moral) n'était pas établi. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 423-23, et sur les principes généraux de la responsabilité administrative.
Avocat : MARSEILLE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600808
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé précontractuel, a rejeté la requête de la société Bois et Loisirs comme irrecevable. Le juge a constaté que le marché public contesté avait été conclu par la signature des actes d'engagement le 5 janvier 2026, avant l'introduction du recours le 6 février 2026. En application des articles L. 551-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, le juge des référés précontractuels ne peut plus être saisi après la conclusion du contrat.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509834
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A... visant à obtenir une injonction pour que le préfet de la Moselle lui délivre un accusé d'enregistrement et un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressé s'étant maintenu en situation irrégulière pendant plusieurs années sans chercher à régulariser sa situation. Il a également considéré que la mesure sollicitée n'était pas utile, aucun texte n'imposant à l'administration un délai pour recevoir un étranger en vue du dépôt d'une telle demande. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit fait droit aux conclusions présentées au titre des frais de justice.
Avocat : HADDAD
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600174
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A..., ressortissant ivoirien, qui sollicitait une injonction afin d’obtenir un rendez-vous pour l’enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la demande étant une première demande et le requérant ne justifiant d’aucune circonstance particulière. De plus, l’existence d’une décision de classement sans suite du 9 janvier 2024 faisait obstacle à la mesure sollicitée pour la demande initiale. La requête a donc été rejetée.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510856
Le **Tribunal Administratif de Lyon** a statué sur une demande de provision en référé présentée par un patient contre l'**ONIAM** pour l'indemnisation d'une infection nosocomiale. Le juge a rejeté la demande de provision de 475 244,40 euros, estimant que **l'obligation de l'ONIAM était sérieusement contestable**, notamment sur le taux d'atteinte permanente et l'existence de fautes imputables à l'établissement de santé. La décision s'appuie sur les articles **R. 541-1 du code de justice administrative** et **L. 1142-1 du code de la santé publique** concernant la responsabilité sans faute pour infection nosocomiale.
Avocat : SEHIER
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2403149
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté les requêtes de contribuables contestant leur imposition en France sur des rémunérations perçues d'une société française. La juridiction a jugé que ces revenus, tirés de l'activité de gérance majoritaire, relevaient de l'article 14 de la convention franco-israélienne et étaient donc imposables en France, et non de la catégorie des "autres revenus". La décision s'appuie sur la convention fiscale franco-israélienne du 31 juillet 1995 et le code général des impôts.
Avocat : CABINET ZAMOUR AVOCATS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406172
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande d'une société civile de construction vente (SCCV) sollicitant le remboursement d'un crédit de TVA. La juridiction a estimé que la société, n'ayant pas démontré avoir réalisé d'opérations taxables ou initié son activité économique, ne pouvait être considérée comme un assujetti à la TVA. En conséquence, elle n'avait pas droit à la déduction, application étant faite des articles 256, 256 A et 271 du code général des impôts.
Avocat : PONSART